‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 128 sur 276 · WhiteL 581. Heath · texte numérisé non relu

WhiteL 581. Heath

9. Joum, 10, ^ man 1659^ 9 avrU, 14 mai, 15, 29 sept. S9 oct, S3 nor.

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commerce anglais. Vane, à ractivité duquel on avait confié le département de la marine, mit tout en (Piivre pour équiper un armement forrnidable, dont le commandement fut donne à trois officiers, Blake, Pean et Popham. Rupert se retira devant cette force supérieure ftubavre de Kinsale [mal] ; les batteries tenaient ses euoeiQis en respect, et les Irlandais lui fournissaient des homme? e% des Yivres» A la fin | les victoires de Cromwell sur terre PaTertirékit de ipâtter son avle, et, après avoir perd» trois vaisseaui, il se fraya un passage [oct.] à travers Fescadm du b)ocus, fit voile vers la e(yte d^Espagne, et durant les mois d'Jiiver chercha un abri dans les eaux du Tage. Au printemps [mars 1650], Blake parut avec dix-huit vaisseaux de guerre à l'embouchure de la rivière : ayant demandé la permission d'attaquer le pirate dans son mouillage , il l oçut du roi de Portugal un refus péremptoire, et ayant tenté de forcer rentrée de la rivière, il fut repoussé par le feu des batteries. Conformément à ses instructions il se vengea sur le commerce portugais, et don Jean, I»ar voies de représailles, fit arrêter les négociants anglais et a'empant de leurs eflèts. Akrmé toutefois des pertes de sei| sujets, il tot^ Rupert à quitter le Tage ^ [oct.] , et dépèd^ un envoyé, nommé Guimaraes, pour solliciter un accommodement [i7dëc.]. Toutes les notes ([ni s^écbangeaient entre ce ministre et les commissaires étaient soumises au parlement et approuvées, modiliees ou rejetées par lui. Guimaraes souscrivit aux [jréliminaires demandés par le conseil [22 avril 1651], que les négociants an^rlais arrêtés en Portugal seraient mis en hborté, qu'ils recevraient uwc indemnité {)our leurs pertes et que le roi de Portugal payerait une somme d'argent pour les dépenses de la flotte anglaise ; mais il prolongea la négociation par des disputes de 4ates et de détails, et on lui signifia avec hauteur Tordre de quitter le territoire de la république [16 mai]. Quelque humiliant quo ce lût pour don Jean, £1 n^avatt pas d'antre ressource : le comte de

1. Thurloe, i, 134, 143, 155. Heath, 251, -Tr,, 275. Whitel. 406, 429, 449, 463, 475' Clarend. m, :i'-dii. Rupert entra dans la Méditerranée; et, se soutint par ht literie, capturant noDHMmlement les yaisseaux anglais, mais les Taisseaux espapnoN et -/ônois. Tous conv qui ne le f^worisiiont pa.s étaient considérés oooime eimenai^. C/hassé de la Méditerranée par les Anglais, il païUt pour les udes-Oceidentales, où il ût éponyer de plas grandes pertes au commerce es* pa^înol qu'au coTiinK-n o angl iis. Là, son frère, le prince Maurice, périt dans une tempête; et Uui rrî, ne pouvant tenir téte à ses ennemis avec quelque espoir de succès, revint en F.uroiie, et jetaTancre dans le nort de Nantes, en mars 1659. Il vendit ses deux vaisseaux de guerre aa cardinal MacviB. Healh» 969. WbUcL 558. CUurnd. m» 013, 53U.

Di^tizediby Copgle

Cani(?ra fut envoyé nvor le titre ti'arnba'^s.uleur oitraordinaire [7 juîll. 1655! ; il coiiscnlit h toutes les demandes : niais le traité fut interrompu par Tusurpation de Oomwell^et il s'éconin une autre arrnée avan^quHl fût conclu [5 janv. 1658]. Il y était accordé des phTiléges importants aux marchands anglais ; quatre commissaires, deni An^is et deux Portagais, furent nonimAs pour régler toutes les réeUunalieiis contre le gouTemement portugais [10 juillet 1664], et il lût contenu [14] qu'un commissaire an"* glais reeetrait une moitlA de tous les droits payés par les commerçants anglais dans les (lorts dn Portugal , afin de former un fonds suflisant pour la lIttUidation de la dette *.

5" La cour d'Kspagne s'était toujours conduite avec froideur et réserve envei\s (Charles I" (et on n'en sera pas surpris si Ton se rappelle ses procédés à l'égard de rinfanltO. î/amhas^ad'Mir Cardenas continua de résider h Londres, même après rc^xeciition du roi, et fut le premier ministre étranger que le parleiiient honora d'une audience publique. Son principal objet fut de cimenter Famitié de la république et de son pays , il fomenta rhostilité de la première contre le Portugal et les Profinces-Unis, les anciens ennemis de TEspagne, et olitint le oonsentement de son sou?emin k ce qif un ministre accrédité du pailément fflt reçu à la eour d'&pagne. LUndirldu choisi pour cet emploi fût Aëcham [31 janvier 1050], homme qui par ses écrits s'était f^ildu particulièrement odieux aux royalistes. 11 débarqua près de Cadix [3 avril], se rendit, protégé par une escorte, h Madrid, et descendit dans ime auberge jusqu'à ce qu'on lui eilt [troeuré une résidence convenable [56 mai]. Le lendemain, connne il était à dîner avec Rilia, moine renégat, son interprète, six Anglais entrèrentdans la maison; quatre restèrent en bas en observation; les deux autres se précipitèrent dans la chàmbre , en s^écriant : « Soyes les bienvenus, mes braves, soyez les bienrenus; d et en an instant Tambassadeur et Tinterprète tombèrent sur le plmr eiier, liaignés dans leur sang* Un des assassins, t}ui était domestique de Cottington et de Hyde, enroyés de Charles, s^etifhit dans la maison de l^ambassadeur de Venise et s*échappa ; les cinq autres se réfugièrent dans une chapelle voisine, d où, paiordre du roi, ils furent conduits à la prison coïnmnne. La procédure criminelle terminée, ils furent tous condamnés à mort.

1. Joum, 17 déc. 1(ir)0 ; 1, 11, 23 ayril; 7, IS» 16 IDSJ 1651 ; 80 lept. 15 déc IB^i 6 janvier 1653. Wliit. 4S6. Domont, n, it, SS.

m HISTOIRE D'ANGLËT£ftK£.

Co crimo, on lo roooimaissaii, ne pouyait so justifier : cependant le public était favorable aux mminèb ; le peuple, le clergé, les ambassadeurs étrangers, tout le monde chercha k les dérober au châtiment, et quoique le droit de sanctuaire ne donnftt pas protection aux assassins, le roi se laissa persuader, mais non sans peine, de les renvoyer dans leur asile. Us seraient en sAreté tant qu'ils resteraient dans son enceinte; niais du uiornenl qu'ils sortiraient du saneluaire, leur vie appartiendrait h la loi. Le peuple leur fournit des vivres et leur ofTrit les moyens de s'échapper. Ils quittèrent Madrid; la police les poursuivit; Sparke, natif du Uampshire, fut pris à environ trois milles de la ville, et le parlement, ne poavant obtenir davantage, parut se contenter du sang d'une seule victime^.

6* Ces négociations se terminèrent paisiblement Celles entre la république et les Provinoes-Unies, quoique conmienoées amicalement, aboutirent à des hostilités. On devait s'attendre li ce que les Hollandais, pleins du souvenir de la lutte glorieuse que leurs pères avaient soutenue pour la liberté, et que le traité de Munster avait couronnée de succès [8 déc. l()/4(>], verraient avec lrans{»()rtle triomphe des républicains anglais. Mais Guillaume 11, prince d'Orange, avait épousé une fdle de ('liarles-l' '" ; Tarmée et le peuple favorisaient ses vues et ses intérêts, et ses adhérents avaient la prépondérance dans les états généraux et dans tous les états provinciaux, excepté dans ceux de la Hollande et de la Frise occidentale. Tant qu'il vécut, on ne put obtenir ni la réparation du meurtre de Dorislaus, ni môme une audience pour StricUand, Pambassadeur résident, quoique cette faveur eût été accordée plusieurs fois h Boswell, envoyé de Charles^. Ce pendant, en novembre [6], le prince mourut de la petite vérole h vingt-quatre ans, et, quelques jours après fl^ j, sa veuve accoucha d'un lils, (iuillaume III, le même qui monta plus tard sur le trône d'Angleterre. T.'enfance de son successeur enhardit le parti démocratique, qui aliolil la charge de slathouder, d reprit Tascendant dans le gouvernement. A la nouvelle de cette révolution, le conseil fut d'avis de nommer Saint-John premier président des plaids communs, et Strickland, l'ancien envoyé, ambassadeurs extraor«dinaires auprès des £tats-généraux. Saint-John, qui avait sous les yeux le sort d'Ascham, chercha à éviter cette dangereuse

1. Comparez ( Mr-rf-ndon. iir, nc9, avec le» Papien dam Thurloe, I, 148-163!»

202, elle Harlctan Misrclhtf,//^ iv, ^0.

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