CHAPITRE SlXIfiMS. 8tt
mission: il allégua le mauvais dal de sa sanlô ot riiisaluhrité du climat; mais lo parlement se moqua do sa timidité, et sa pétition fut rejetée après divisioa [28 jauv. IGoi] à ime majorité considérable.
Parmi les nombreux projets que les chefs de l'Angleterre nourrissaient dans renivrement du succès, était celui de former, par rineprporation des Provinces-Unies à la république anglaise, une grande et puissante république, capable de fn^per de terreur toutes les têtes couronnées de FEurope. Biais on prént tant de difficultés, on éleva tant d^objections, que' les ambassadeurs reçurent rinstruction de se borner à la proposition plus modérée « d^une alliance et d'une union étroites et intimes qui pussent » donner h chacun un intérêt mutuel et intrinsèque » dans la prospérité de Tautre. Ils liront leur entrée publique à la Haye, avec l'appareil el la suite qui convenaient aux représentants li'une puissante nation [10 mars]; mais cet éclat extérieur ne comprima pas les sentiments populaires, qui s'exprimèrent par des murmures et des siftlets. et n'intimida pas les royalistes, qui cherchèrent toutes les occasions d'insulter « ces choses appelées am- » bassadeurs^. » Les Etats n'avaient point oublié la lenteur offensante du parlement à répondre à leur ambassade d'intercession pour la Tie de Charles I*', et ils ne pouTaient digérer la supério* rité qu'il s'arrogeait aujourd'hui en prescrivant un terme dans lequel la négociation devrait être conclue. A cet orgueil on ap« posa un orpîueil égal ; les ambassadeurs furent forcés de solliciter line prolon^Mtiuii de leurs poHVoirs [17 avril], et le traité commenea à marcher avec plus de rapidité. Les Anglais proposaient [10 niai, une conf(Hlr'ialion i»our la défense des libertés de chaque nation contre les enfiemis de Tune et de l'aiitre par terre et par mer, et un renouvellement de tout le traité de 1495, avec les modifications nécessaires pour l'adapter à l'époque et aux circonstances présentes. Les Etats, ayant vainement demandé une