‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 139 sur 276 · CHAPITRE SEf^ilK.ME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEf^ilK.ME

langage ei TeitraTagance de leon idées les exposaient au hdioule ; leur aMe pour la réforme^ qui ae mêlail èi la loia dea intérêts de i^nsieiirB eorps dillérenta, multiplia lenra ennemii, et, arant la diisoltttion de la diamlire, ils s*étaient attiré, h tort ou k rai* son, la haine de Tarmée, des gens de loi , de la gentry el du clergé.

1° Co fut avec uno répiipnanro visible qu'ils votèrent la taxe mensuelle de 120,0(10 livres pour Teutrelien de T armée et de la marine. Ils eurent soin, h la vérité, de ne pas se plaindre du chifTre; leurs objections portaient sur la naliue de la taxe et Tinégalité de la répartition * ; mais ce prétexte ne p\it cacher leur but réel h leurs méfiants adversaires, et leurs chefs furent accu-* sés hautement de chercher k réduire Farmée, afin de diminner l^iBâiienee du général.

2^ De la eollection des taiea, Hé passerait h radminlstiatiofi de k justice. Dans [n esque toutes les pétitions présentées depuis ^elqne» années h Tantorité suprême de la natten, on s*élail plaint de la cour de chancellerie, de la lenteur de ses procédures, des frais énormes qu'elle imposait aux plaideurs, et de la nature suspecte do SCS (Iccisioiis' si sujettes à être influencées par la partialité et les inlerèts personnels des juges Le long [)arlement n'avait osé aborder ce sujet; mais le petit parlement alla dioil à la racine du mal et vota l abolition de tout le système. Mais alors s'ofTrit Feffrayante difficulté du parti h prendre sur les causes actuellement pendantes à cette cour, et de son remplacement par un trâmnal plus hrréproehable. Trois hills présentés à cet eflfel furent rejetéa eomme inapplicables ou insuffisants : le comité en prépara un quatrième; il flat lu deux Msenm joor et tmruyé à rezamen» et aurait probablement passé ei la disaolvlioii du

l««r d^ir, aoit dans VégliM, «près Vextrcice da tnatiii, trois dimanches de

suite, ou dans la place du marché trois jours de marclié do suite. Après avoir reçu de iui un certificat des publications, contenant toutes les objections ^u'on arait pu faire, ils deraient le présenter à un magistrat, et, derant lai, engager

leur foi l'un à l'autre « en présence «le Dieu, le serutalour des cœurs » La cérémonie relijiieuse était facultative; la civile, nécessaire pour les efXiats civils du mariage. Voyez les Journaux pour le mois d'ao\\t, et Scobell.

1. Eu quelques endroits, un ne payait que 2 shillings par livre; dans d'autres, 10 ou V2. Erart relaà. p. le. Ia laaa ptriail n» lii ptopriétilNs, tl Mtt

sur les tenanciers. Thurloe, 765.

2. «Des personnes bien instruites et dignes de considération ont assuré qu'il y avait pendantes à cette cour ^^000 (2 ou 3,000?j causes; que les unes y étident pendantes depuis cinq ans, d'autres depuis dit, d^atitres «^eptits vingt,

et d'autres depuis trente, et quo-ces causes avaient coûté b en di s centaines et même bien des milliers ae livres» et avaient entièrement ruine beaucoup de Isk" milles. » Exact relalioUf lâ.

IIIST()II;K n'ANGLETKIUU:.

parlement n eût pas coupé court à toutes mesures ultérieures^.

3° Mais les réConuateiurs ne se contentaient pas de la suppression d'une seule ooor : ils résolurent de nettoyer h fond les écuries d'Augias. De quoi, demandaient-ils, se composait la loi? IFone Tolumineuse collection de statuts dont beaucoup étaient inconnus et beaucoup inapplicables aux circonstances actuelles; de dictumde juges, peut-^tre ignorants, fréquemment partiaux et intéressés; de précédents, mais^si contradictoires, qu^ils étaient régulièrement opposés les uns contre les autres, et d'usages de districts particuliers qu'on ne pouvait constater qu'en recourant h la mémoire traîtresse des plus A^és des habitants. Les Anglais avaient le droit de connaître 1< s lois qui les régissaient : il était aisé de recueillir dans le système actuel tout ce qui était réellement utile, de l'améliorer par les additions nécessaireSy et de comprendre le tout dans les limites étroites d'un volume de poche. Dans cette vue on résolut de composer un Douveau code ; la tâche fut confiée à un comité, et on commença par la révision des statuts relatifs à la trahison et au meurtre Mais ces votes et ces mesures répandirent Talarme dans les cours de Westminster, et des centaines de voix, et presque autant de plumes, s^occupèrent h préserver de sa ruine le vénérable édifice de la jurisprudence anglaise. Elles tournèrent en ridicule la présomption de ces législateurs ignorants et fanatiques , leur attribuèrent le dessein de substituer la loi de Moïse h celle du pays, et conjurèrent le peuple de se réunir, afin de défendre son «droit de naissance et son héritage , » pour la conservation desquels tant de misères avaient été endurées et tant do sang répandu 3.

4° De la part d'hommes d'une sainteté reconnue, on avait beaucoup attendu en faveur de la religion. Ils donnèrent de la

1. Joum» 5 aoAt. 17, 39 oct. 3 nov. Bœ. ret, 19-15. L*année goirante, toutefois, CromweH prit l'afTaire en main, et en 16>.> il publia une ordonnance en (w articles. « pour mieux régler et limiter la juridiction de la haute cour de cliancelleric. » Widrinf?ton ctWhitclock, commissaires du grand sceau, et LenthalJ, maître des rôles, Tinformèrent par lettres qu'ils avaient invoqué le Seigneur, mais (ju'ils no se sentaient pas libres d'a^rir conformément h l'ordonnance. Le Drotecteur ûta les sceaux aux deux premiers et les donna à Fiennes et à Lisie ; LentUU gormonta wm ■cropolea et resta en place. Voyes rordmuiance dans SeobeU, et les obleelloiis contre dans Whitdlock, SSl.

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