JiMtV». IV» ai
9. Là convocatton devait être faite aa nom du roï pu le elianoélier oa le arde du grand sceau, et il y était tenu par serment : à son défaut, par douze es pairs assemblés à Westminster ; et, s il ne s'en était point assemblé, alors à un certain jour les sherifTs, maires» constables, etc., devaioit, sans autre aver^ ëiMM wt, fi»c4<ar à léleetioa dee rogPéewitMili um peînet trtiHiéyèrei.
n. Charles donna son assentiment à ce bill le jour même cju'il consentit à ll^ mort de Strafford, probablement afin d'adoucir les ennemis ae ce seigneur. .
il UISTOia£ D'Ar<GL£T£RRE.
éfifêq^ et aux personnes dans les ordres, de se mêler d'affaires séculières; Tantre [8 juin], pour pownroir k la sûreté de la Traie religiott. Les lords youlaient bien que les évôqnes ne siéf^eassenl
point au conseil privé, ni dans la chambre étoilée, ni dans les cours de justice, ni dans les commissions séculières, mais ils refusaient de les priver de leurs sièges dans la législature ; et quant au second bill , qui proposait de substituer au gouvernement épiscopal celui des presbytériens avec un surintendant, ils le rejetèrent à la seconde lecture ^.
Ces ^ymptAmes de mésintelligence entre les lords et les corn» mnnesprésentaientlaperspeetive la plus agréable au roi^qoimmrrissatt toujours Tespoir d*ètre en état de dicter la loi è ses ad- Tersaires, et, dans cette vue, il chercha de nouveau è Intéresser Tarméo h sa querelle. Avec son approbation et sa signature, un modèle de pétition ii faire signer par les officiers fut emoyé h sir Jacob Aslley, qui remplaçait le comte deHolland, commandant eu chef des forces du Yorksbire. Klle exposait les nombreuses et importantes concessions que le roi avait faites à son peuple, elle rappelait les rassemblements tumultueux qui avaient tenté récemment de dominer le souverain et les deux chambres, et elle demandait qu^on permit à Tarmée de mardier sur Londres» dans le but de protéger la personne du roi et le parlement. Ma» la vigilance des patriotes éventa le projet, et leur promptitude le déjoua ^. Toutefois il survint bientôt un nouveau motif d'inquiétude. Le roi annonra inopiiicmentrintention d'ouvrir en personne le parlement écossais le 1 5 juillet, mesure qui offrait une énigme difticile h résoudre pour ses amis comme pour ses ennemis des deux cbambres. La méfiance de ces derniers s'alarma de nouveau. Ils devinrent moins ardents à conclure le traité avec les
1. /otlffl. nr, 257, 259, 269, ?73, 981, 28G, 508, 311, 333, 319, 357. Pour solder les hritiées anplftise et écossaise, on vola une capilation dans laquelle les duc3 lurent taxés à 100 liv., les marquis à 80 liv., les comtes à 60 Uv., les Ticomtes et barons h 50 Ur., lei baronnets et les cheTalien du Bain à 30 Ut., Im èheraliers à -20 liv., les écuyers à 10 liv., les pentlemen ayant 100 liv. par an à 5 liv., et les réfractaires au double. L'échelie descendait dans tous les rangs et toutes lei profemions, jusqu'à chaque personiie aa-dessus de leiie ani et ne' recevant mus d'aumônes. Pour celles-ci. le taux le pins bas était six pence. Som/rs' TraciSy iv, 299. Cette taxe produisit 157,061 liv. 16 sh. 11 d. 3/4. ibid. p. 383. Le lecteur sait qu'anciennement les trois ordres se taxûent séparément, etron conserra de cette TieiUe coutume q^ue les lords continuèrent de nommer des receveurs pour eux et pour les douairières qui avaient le privilège de la pairie. $68, 297.
• S. Voyez les interrogatoires du Legge, d'Astley, de Couiers» de liunks, de
Lucas et d'O^NcO, dans la CoUection de Hniband et dans les Journaux. Jonm. dea Lorda, 441 ; des Coomiunea, 17 nov.
covenantaires ; ils opposèrent chaque jour do nouvelles diflicultés, ils niiriMit en avant d'autres sujets de discussion. Mais Charles no se laissa pas détourner de sa résolution : par égard pour eux, il retarda son départ de quinze jours, mais il refusa d'attendre un jour de plus; et, ayant donné son assentiment au bill de pacification des deux royaumes, il quitta Londres h la hâte ' [10 aoûtj; traversa sans s'arrêter les quartiers de Tarmée anglaise dans le Yorkshire; accepta^ avec une satisfaction apparente, une inviti^ tion k dtner avec L^lie , h Newcastle, et fut reçu avec hooneur par une députation des états ^ son entrée dans la capitale de FEcosse [14 août]. Les chambres continuèrent a siéger h Westminster après son départ ; mais leurs mesures se bornèrent a faire des préparatifs pour le licenciement de Tarniée; h élire un comité do chaque chambre pour siéger durant rajournenient, et il nommer des commissaires pour suivre le roi en Ecosse, sous prétexte de lui (iaire honneur, mais en réalité pour surveiller sa conduite et correspondre avec le comité de Londres. Puis elles s'iyoumèrent à la mi-octobre^ [30 août],
Charles savait qu'en Ecosse il se foisait depuis longtemps une réaction dans l*esprit des hommes modérés, qui, satisfaits des concessions précédentes du souverain, commençaient à regarder d'un œil soupçonneux TopiniAtreté et les prétentions des chefs populaires. 11 s'était formé en secret, depuis quelque temps, un parti sous les auspices du comte de Montrose, et dix- neuf seigneurs avaient été amenés h signer un engagement par lequel ils s'obli- . geaient à combattre « les menées particulières et indirectes d'un y> petit nombre d'hommes, et à étudier toutes les fins publiques » qui tendraient kja sûreté de la religion, des lois et des libertés. » Le ton de cette pièce» quelles que fussent les vues de ses auteurs, était évidemment d'accord avec celui du covenant; mais dès qu^elle vint è la connaissance du comité des états, ils la déda* rèrent une violation de la clause qui prohibait toute tentative pour diviser les vrais adorateurs de Dieu; et Montrose et ses amis, ayant désavoué a toute intention mauvaise et de division, »
1. Charles laissa une commissioT» pour donner rasscntiment royal à certains bills, quand ils auraient passé aux Lbaïubres. Les communes lirent uu bill pour étendre les pouToirs des commiHioiniaireB à tûuë ks biOs qui passeraient Les
lords, à leur requête, siégèrent à cet cfTet le dimanche; mais ils soulevèrent à dessein tant d'objections, qu'il ne fut pas prêt le lundi malin j et Charles, refusant d'attendre plus longtemps, se mit en route. Joum. iv, 294, 349-357.
2. Charles refusa de signer la commission, quoiqu'il consentit à recevoir les oomadsiairM. Jmim. des Lords, 88S-988.
HISTOIRE D ANGLETEKKE.
consenlirent à ce que rengagement fût brûlé ils espéraient par leur soumission désarmer le ressentiment de leurs ennemis; mais, penistant toujouirB dans ]mt dessein, ils entamèrent une corrcspendanoe «v«c le roi, et ra»ntmitde la vicMte sur les chefs in coTenant, s'il youkit seulement bonorer le pariemei^ de sa présence, cotifirmer tontes ses concessions antérieures, et remettre judicieusement la distribution des honneurs et des emplois à la fm de la session. Charles se laissa persuader; mais depuis longtemps son malheur était d'ôtre entouré d'hommes qui ^busaioîU do sa confiance. Le comité des états eut avis de ces échanges de messages; et, par son ordre, AYalter Stewart lut arrêté près de HaddingtoQ.[4 jum], porteur d'une leUire da toi à Monirose, cacliée dans le pommeau de sa selle. Correspondre avee Is sonrersin ne ponvalt ftlre xm délit devant la loi; mais aroir eacM la Mire donnait Uen aux soupçons. On ti^uya mt le messegier doives papien mystérieux, et quelques jouis après, Montrose, le lord Napier, sir George Sterling et sir Archibald Stewart, furent, après un court interrogatoire, conduits en grand appareil à travers la capitale, et emprisonnés au château ^ (11 juin].
Cette nouvelle, quoique très-mortifiante pour le roi, le confirma dans son dessein d'aller en Ecosse. D avait maiqtenant à murer, non««enlement Traipiaire, et les quatre autres qui, sous le nom ^Incendiaires, avaient été exceptés du piordon, miés • aussi Mtmtrose, et les «banders et plottets» conmieogi les appe» Mt, dont la vie courait en ce moment le mftme danger. SMl laissait sacrifier ceux-ci, comme Strafford, k la vengeance de ses ennemis, oh pourrait-il chercher des hommes qui voulussent, dans la suite, servir la cause de la royauté? Cette résolution ramena devant le parlement écossais, quoique la conduite précédente de la chambre ne fût guère de nature îi encourager ses espérances. La soumission présentée par Traquaire, et appuyée de la plus vive recommandation du roi en sa faveur, avait été rejetée avee mépris, et de nomlnreux interrogatoires préparaient Tinstruction du procès de Montrose et de ses compagnons d'infortones Chartes dierdia à se fisdre Men venir des cambres en fiattifit leurs préjugés rdigieux. 11 prit pour chapelain HenéiT-
1. Voyez rengagement et la dédaratloii nlMéqiieiile daoa cMontroae et les Covenantaires » de M* Napier, 885, 896»