‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 151 sur 276 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

torcé tes soldats (Je vivre à discrétion cliez les habitants. Ils le soupçoimaieqt ie vouloir readre le protectorat héréditaire dans sa famille. Cela n'était pa^ yrai; s'ils avaient inséré une telle disposition dans a rinstrumenli d cette raison seule le lui eût kit rejeter. Il parlait dftns la crainte du Seigneur, qui ne voulait pas qu'on se jouât de lui, et avec Fassurance que sa consdeuce ne démentait pas son assertion. Les différentes révolutions qui avaient eu lieu étaient attribuées a sa ruse. Quel aveuglement de ne pas voir la main de la IMovidence dans ses miséricordieuses dispensations, de ridiculiser, comme dcb v lisions de Fenthousiasme , les observaiions a faites par TKsprit vivifiant et enseignant ! » On supposait qu'il ne serait point en état de lever de Targent sans Taide du parlement, liais a il était endurci aux difficultés , et il n'avait jamais vu que Dieu lui eût manqué | quand il s'était fié à lui. » Le pays payerait volontiws à cause de la nécessité. Mais la nécessité n'était<elle point de son fût ? Non; elle était du fait de tHen , la conséquence de la providence de Dieu. Ce n^était pas merveille , A des hommes qui vivaient de leurs messes et de leurs bréviaires, de leur culto mort et charnel, étaient étrangers aux œuvres de Dieu ; mais que ceux qui avaient été instruits par Tesprit de Dieu adoptassent le mémo langage , et prétendissent que des hommes étaient cause de ces choses, quand Dieu les avait faites, c'était plus que le Seigneur ne pouvait souffrir. Mais pour ne pas les fatiguer plus longtemps, il était de son devoir de leur, dire qu'il n'était pas avantageux pour la nation qu'ils continuassent de siéger, et, en conséquence, il leur déclarait que le pigrlement était dissous K

C'était Ui un coup auquel ses adversaires n'étaient point pré-* parés. « L'instrument d portait que le parlement continuerait de siéger pendant cinq mois, et il s'en fallait encore de douze jours que ce terme lut expiré. Mais il plut h (Iromwell tren tendre par cette clause des mois lunaires et non de calendrier, et le cinquième, h son compte, était écoulé depuis la veille au soir. Il y avait beaucoup à dire contre cette interprétation ; mais une force niilitaire était pr^te à appuyer Topinion du protecteur, et la prudence décida les plus récalcitrants de ses ennemis à obéir.

Les conspirations auxquelles U avait fût allusiau d^s son dia* cours étaient le résultat de l'impatience des deux partis opposés,

1. Imprimée par Henry UUls, imprimeur de Son Alteue le Lord protecteuTi 1664. WUieL 6»M18. /«fini. 19, 20, ^ jai^y.

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m UISTOIHE D'ÂMGL£TËKRË.

les répablicains et les royalistes. Parmi les r^ablicains, les uns se soodaient pea de la religion» les aatres étaient des enthousiastes religieux ; mais touet étaient rattachés à la même cause iMor un intérêt commun. Les premiers ne pouvaient pardonner Tusurpation de Croinwoll, qui avait recueilli le fruit de leurs travaux et eu avait détruit Tobjet; les seconds se demandaient les uns aux autres comment ils pouvaient consciencieusement rester tranquilles, et souflrir que tant d(^ sau^^ eut été répandu, que tant de trésors eussent été dépensés, tant de larmes versées , et tant de vœux offerts en vain. « S'ils espéraient Toir avec conilance le roi des terreurs en face, s^ib roulaient se préserver de Tabime sans fond , il fallait qu'ils épousassent encore une fois la cause de celui qui les arait app^ dans leur génération à reyendiquer la liberté du peuple et les privilèges du parlement K y> Sous ces différentes impressions , on publia des pamphlets qui déyoilaient l'hypocrisie et les parjures du protecteur; des lettres et des agitateurs circulèrent de régiment en régiment, et on suggéra et nourrit des projets pour surprendre la personne de Cromwell, et s'emparer du chûteau d'Edimbourg, de llull, de Porlsmoulh et autres places fortes. Mais il n'était pas facile aux républicains de tromper la vigilance de leur adversaire, ou d'éviter ses coups. U êta à tous les officim de fidélité douteuse leurs commandements dans Farmée , et s'assura de Tobéissance des soldats en remplaçant ces chefe par d'autres plus dévoués à ses intérêts. Par son ordre, le colonel Wildman fut pris sur le fieut, dictant à son secrétaire une déclaration de la tendance la plus hostile et la plus incendiaire contre le gouvernement, et on arrêta lord Grey de Groby, les colonels Alured, Overton, etc. : les uns restèrent longtemps en prison ; les autres furent élargis en donnant caution de leur conduite paisible '^.

L'autre conspiration, quoique plus étendue dans ses ramifications, ne fut pas plus dangereuse dans ses résultats. Si beaucoup de royalistes avaient désespéré du succès , il en était encore dont l'enthousiasme découvrait dans chaque événement qui survenait un nouveau motif d'eqN>ir et de joie. Us écoutaient tous les contes qui flattaient leurs désirs, et se persuadaient qu'à la première tentative contre l'usurpateur, tous ceux qui condamnaient son hypocrisie et son ambition se joindraient à eux. C'é-

1. Voyez Thurloc, m, 'il», et Papiers d'état do Miltoii, 139.

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