Clar, Pop. III, 1S
9. EUe atait été auparavant la mattresse du eolonel Robert Sydney, et sota
fils ressemî)lait t;int à cet ofricicr, que lo duc d'Yorl: rcu'nrda tmijours Sydney comme le pore. Vie de Jacques, i, 4'Jl. Jac(][ues, dans ses instructions à son âUl, dit « Tous les gens bien au fait avaient, ainsi que moi, beaucoup de raisons COBvaincantes de penser qu'il n'était pas fils du roi, mais de Robert Sydney. » Marph<^rson Pap. i, 77. Evelyn appelle Barlow « une Imine, belle, hardie, mais insipide créature. » Journ. ii, 11.
3. Jacques, i, Clarend^n' s own Life,îiQô, Clar. Pap, m, 180. Tliurloe, y y 16f), 17rt : vit, .'^9.'). Charles, au temps de son exil, eut ansti des en fonts de Catherine Pep et d'Klisabeth KilHiiiew. Voyez Sandford, Clf), 617. Dans le récit de la délivrance de Barlow (de la Tour) par Whitelock, U est dit qu'elle sTappelait la femme de Charles (whltel. 649). Dans le Mereuriut Pohticuê, èDe eet nommée « ta femme on mattrene. » jBllis, nouT. sér. m, 85S.
4. Cependant il s'adressa an peuple en 1654, par Tentremiae de Goswin Nickel, général de l'ordre des Jéaoitee, pour avoir une forte somme d*argent qui
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dans leurs mains la doslinée du roi ; ils étaient royalistes dans le cœur ; mais oommeni se déclarer en iayeur d'un prince qui avait renié le coTenant qu'A avait juré en Ecosse, et dont la restauration rétablirait probablement la tyrannie des évêques ' ? Les
conseillers du roi repoussèrent ces tentatives avec chaleur et indignation. Ils lui firent observer que se faire catholique, c^était armer contre lui tous ses sujets protestants; que se faire presbytérien , c'était s'aliéner tous ceux qui avaient été fidèles à sou père, les protestants de Tlciglise d'Angleterre et les catholiques. Il suivit fidèlement leur avis : il promit, il est vrai, aux deux partis toute la tolérance religieuse qulls pouvaient raisonnablement désirer; mais il déclara en même temps qu'il était déterminé h vivre et mourir membre de FEglise pour la défense de laquelle son père avait combattu et péri. H est , toutefois, assez probable que ces démarches , et les arguments dont on les appuyait, eurent une funeste influence sur Tesprit du roi. Elles lui inspirèroni de rindilîérence pour la vérité religieuse, la persuasion que les hommes règlent toujours leur croyance sur leur intérêt 2.
Dès que le cardinal Mazarin commença à négocier avec le protecteur, les amis de Charles lui persuadèrent de quitter le territoire français. Le ministre français reçut la proposition avec plaisir; il promit au royal fugitif de lui continuer sa pension, lui en fit payer immédiatement Farriéré, et lui en avança un semestre Charles fixa sa résidence à Cologne [12 mars], oh il resta près de deux ans, jusqu'au moment où la rupture entre TAngle*
le mît en état de disputer son royaume à la tèle d'une armée de catholiques irlandais; promettant, eu cas de succès, d'accorder le libre exercice de la religion cttfaolique et toutes les autres facUiiës qo*on pouvait rslsonnablemeiit demander. La raison alléj^uee à l'appui de rctu' dômairche était i)ue le pouvoir de f'romwell tirait à sa lin, et que les olVres les plus tentantes avaient ete faites a Charles par les presbytériens; mais les presbytériens étaient les plus oraels ennemis des catholiques, et il ne Yoolait pM leur devoir sa restauration •rTant d'avoir demande l'assistance des puissances catholiques et d'en avoir été refosé. U'après l'original date de ColoKne^ le 17 uov. 1654, ^^t. fc»., et signé par Peter Talbot, plus tard archevêque eathobqne de Dublin, ex nandato eipreeto Begis Britanniarum. C'était évidemment une ruse de CllàrleB ponr le procurer de l'argent, et probablement elle fut sans succès.
1. (\ s deux partis désiraient également que le jeune duc de Glouccster fût de leur religion. Clar. Paj). m, 153, lo.'î. La reine-mère le confia aux soins de Montagne, son aumônier, à Pontoise; mais Charles envoya Ormond, qui l'emmena à Cologne. Clar. Jlist. m, :>4rj. Pap. m, t>56-260. Evelya, V, S06, aWJ.
S. Clar, Pap. ni, 163,164,^,281, S98,ai6. Hist. m, iid.
n. 7,?00 pistoles pour un a& d'arrérages, et 8,600 pour six mois d'«?aiice. Clar. Fap, ut, SW.
terre ot rEspa^rno le tira de rinaction Après quclijues négociations préliminaires, il se rendit dans le voisinage de Bruxelles, et s'offrit comme un allié important au monarque espagnol. Il * était le maître d'appeler sous son étendard les régiments anglais et irlandais au service de la France ; il avait de nombreux partisans dans la marine anglaise, et avec de Targent et des vaisseaux, il serait en état de disputer de nouveau la couronne de ses pkes, et de se mesurer k forces égales avec l'usurpateur sur le sol anglais. Les imnistres espagnols s'occupèrent ilo la jtroposition, mais avec leur lenteur accouluiiiée. Ils avaient à consiiUor le cabinet de Madrid ; ils ne voulaient pas se compronieitr*' au point de détruire tout espoir de réconciliation avec le protecteur, et ils avaient deja accepté les olTres d'im autre ennemi de Cromweii, dont Tassistance, dans Topinion d'Alonzo, le dernier ambassadeur, était préférable k celle du roi exilé ^.
Cet ennemi était le colonel Sexby. Sorti des rangs, il s'était élevé au grade d^adjudant général dans Tarmée parlementaire ; Ion mépris'du danger et son enthousiasme pour la liberté Tavaient si fort recommandé h l'attention de Cromwell, que l'adjudant avait été honoré parfois d'iitn' place dans les conseils du lord général, et avait mémo partagé son lit. Mais Sexby s'était attaché à la cause v{ non a Thonnue , et, dès que Cromwell eut renié ses premiers principes, son admiration se changea en une haine mortelle. Lors de Texpulsion du long parlement, il se joignit à Wildman et aux niveleurs : Wildman fut arrêté ; mais Sexby trompa la vigilance des poursuivants, et traversa le pays sous un déguis^nent, distribuant partout des pamphlets, et suscitant des ënnemis an protecteur. Au mois de mai il ee rendit à la cour de Brux^es. Il révéla à Tarcbiduc et au comte de Fuenealdagna [juin 1655] l'objet réel de l'expédition secrète de Venables et de Penn, et oûrit l aide des niveleuis anglais poui' le renversement
1. ïanoLifi que Charles était à Cologne, il était entouré d'esniooB qui fournis* Mdeat è CromweU de nonbreBX rengeignements, quoiqu'il soit probable qffOs
ne savaient rien de plus que les bruits publ.cs de la ville. Une fois les lettres furent ouverti's à la poste, et on trouva une dépèche d'un nommé Mnnninp à Thurloe. Questionné devant Charles, Manning avoua a?oir reçu un traitement coiiaidénlile du protecteur ; inriis il s'excusa en disant qa^l arsii soin de ne rien communiquer qui ne fût faux. Que cette excnst- fi\t vraie, on le voit dans sa dépêche, qui était remplie du récit détaillé d'une discussion âctive du coa~ «eil ; nais les faussetés quMl avait euToyées en Angleterre avaieut fait arrêter et eraprisnniuT plusieurs royalistes, et Manning: fut fusillé comme traître à Jgnynwald, sur le territoire du duo de Neubourg. Glar. lu, 64ia-6(>9. Whitei. 888. Thurloe, iv, 993.