CHAPITRE lll ITIÈME
rîté du gouvernement et d'essayer de corrompre la fidélité des soldats. Cependant, en dépit des punitions et des calomnies, les quakers, c'est ainsi qu'on les appelait, persévérèrent dans leur foi. n de leur devoir, soutenaieDtpils, d'obéir à Tinfluenoe du Saint-Esprit, et ils se soumirent atec la plus édifiante résignation aux conséquences, quelque pénibles qu^elles pussent être pour la chair et le sang*.
Il est difficile de parler avec sang-froid des rigueurs si légèrement exercées contre ces enthousiastes. roy)endant il faut avouer que leur doctrine des impulsions spirituelles elait propre h entraîner les disciples dos deux: sexes dont Tesprit était faible et l'imagination active h des extravagances à la fois risibles et révoltantes*. James Naylor en donna un exemple frappant. 11 avait servi dans l'armée, et avait été quartier-matire dans laconipaprnie de Lambert) emploi qu'il dut quitter pour cause de maladie*. U devint ensuite disciple de George Fox et principal prédicateur de la capitale; mais il « méprisa le pouvoir de Dieu » dans la personne . de son maître , par qui il était réprimandé, et écouta les trompeuses flatteries de quelques-uns de ses auditeurs femelles, que son débit et son extérieur avaient captivées au point qu'elles s'étaient persuadé que le Christ était incarné dans le nouvel apôtre. Ce n'était pas h lui de contredire ce que l'Esprit leur avait révélé. Il crut lui-môme être un signe de la venue du Christ, et il accepta le culte qu'on lui rendait comme offert, non k James Naylor, mais au Christ habitanten James Naylor. Sous cette impression, pendant une partie de sa route vers Bristol[oct. 1656], et à son entrée dans cette ville, il alla à cheval, précédé d^un homme à pied et tête nue, ayant de chaque côté une femme qui tenait la biide, et suivi de plusieurs autres femmes, dont l'une, Dorcas Erbury, prétendait qu il Favait ressuscitée au bout do deux jours. Elles jetaient de