‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 168 sur 276 · Thurloe, Ti, 08, W, 101, Si · texte numérisé non relu

Thurloe, Ti, 08, W, 101, Si

4. Nous (levons ce di;!cours extraordinaire aux techerchei laboriaoses de M. Rutt Jouru. de fiurtou, i, U8S.

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le Seigneur Jésus. Ils étaient ses témoins prédits dans TApocalypse ; ils avaient dormi leur sommeil de trois ans et demi ; le temps était rjenu où ils devaient se lever et venger la cause du Seignear. Dans les conyenticules de la çapitale, le lion de luda ftit choisi pour leur devise militaire; des armes furent préparées, et le jour du soulèvement fixé. Us n^étaient'pas plus de quatrevingts , à la vérité ; mais ils étaient les champions de* Celui qui , « quand ils scnii» ut comme un ver, leur donnerait la force de renverser des inoiilngiies. » Les projets de ces fanatiques n'échappèrent point à l'o'il pénétrant de Thurloe , qui, depuis plus d'un an, surveillait Ions leurs mouvements et était maîire de tous leurs secrets. Leurs mesures étaient réglées par cinq personnes, dont chacune présidait un conventicule séparé, et tenait ses subordonnés dans rignorance du nom. des frères associés sous les quatre autres chefe. Une tentative infructueuse fût faite pour les unk aux niveleurs. Mais les niveleurs comptaient trop sur la sagesse mondaine; les fanatiques voulaient commencer le combat, el en laisser Fissue h leur roi céleste. Le jour marqué arriva [9 avril]. Comme ils marchaient au lieu du rendez-vous, les soldats du Seigneur rencontrèrent ceux du protecteur : il y en eut vingt de faits prisonniers; les autres s'écliappèrent, aliandonuant Jeurs chevaux et l(Mirs armes, qni furent saisis au dé[int^

Dans r intervalle, la nouvelle forme de gouvernement avait reçu la sanction de la chambre. Cromwell, quand on la lui présmiia, eut recours k ses artifices habituels, refusant ouvertement ce qu^il désirait avec ardeur, et encourageant secrètement ses amis h persister, afin que Tacquiescement qu'il donnerait parût venfr d'un sentiment de devoir, et non de la soif de la puissance. B'abord, en réponse à une longue et ennuyeuse harangue du président [81 mars], il leur parla de « la consternation de son esprit » à la seule idée de ce fard«Niu : il demanda du temps « pour prendre conseil <le Dieu et de son propre (Mour ; » et, après un intervalle de trois jours [o avril], il répondit que la nouvelle constitution, en tant qu'elle élirait les meilleures garanties pour les libertés civiles et religieuses du peuple, avait son approbation sans réserve ; mais qu'en ce qui le regardait lui*même , « il ne croyait pas que son devoir envers Dieu et le pays Tobligeàt d'accepter cette charge sous le nouveau titre qui lui était donné ^. » Ses

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