Thuiloa, Ti, dlls
8. Clar. Pap. m, 399, 838,867. Merc, PoL -Jù. Thurloe, ▼1,33, 189,815,
4v>'', ■(;(>. H-2'.\. ('liu-fiidoii nous assure que Sexby était il'ft!!<'\ ce qui prouve suffiiiumiuent ^u'il n'était pas l'auteur rcel de la brochure, quoi<^ue à la Tour il
CUAPITUE ilUlTlEME. 415
do Durant Tbiver, Blake continua de bloquer Cadix ; au printemps, il apprit que la flotte de la Plata Tenant du Pérou avait eberché asile dans le port de Santa-Cruz de lUe de Ténériffe. Les Taimaux marcbands, au nombre de dix, y étaient amarrés tout
près du rivn^o, on forme do croissant, tamiis (\uo los six p^alions qiiiétai(Mit on avant d'onx, forniaiont nno lij^no ]>arallMoh Tancre dans dos oaux plus prolondos. LVntroo do la haio «Mait dt'fondue par les canons du cliAtoau; sopt batteries, érigées d'espace en espace le Ion;? du rivage, protégeaient le reste du port; et elles étaient rattacbées les unes aux antres par des chemins couverts garnis de mousqueterie. La vue de œs préparatifs donnait tant * de confiance au gouverneur, que, dans Torgueil^e son âme, il pria un capitaine bollandais de dire à Famiral anglais que s'fl osait jamais venir, il seràit bien reçu. Blake vint, examina les défenses, et suivant la coutume, proclama un jeûne solennel. A huit heures, le londoniain matin J^^O avril], Staynor ouvrit la voie sur une iVof^ate; ramiralle suivit avec lo> plus gros vaisseaux ; et toute la llolto, protitant d'un vont favorable, entra au port sous une plufo terrible do boulets et de bombes. Chaque bâtiment prit aussitôt le po^tr qui lui avait été assigné ; et tandis que quelquesuns attaquaient la flotte, le reste dirigeait son feu contre les batteries. Les Espagnols, quoique ayant moins de vaisseaux, «[Valent plus d^hommes ; leurs espérances étaient soutenues par Passistance qu'ils recevaient de terre; et pendant quatre heures, ils combattirent avec la bravoure la p!us déterminée. Chassée des galions, les équipages se retirèrent sur la seconde ligne des vaisseaux marchands, et ronouvelèront le combat jusqu'h ce qu'ils fussent di'Minitivomont obligés de chercher leur salut sur le rivage. A <b>u\ Iii uros de Tapros-midi, lou^ los vaisseaux espagnols étaient au pouvoir des Anglais et ou tlanmios. Restait encore la difficulté do faire sortir la flotte du portconto le vent, Yers le coucher du soleil, ils étaient hors de portée des canons des forts ; le vent, par miracle à ce que se persuada Blake, tourna au sud-ouest, et les vainqueurs gagnèrent la mer en triomphe. Cette brillante action, quoiqu'elle n'eût pas mis en possession du
TeAt reconnu pour être de lui, probablement afin de tromper le protecteur. L*aiiteor, quel qu'il fût, parda son teoret, au moins d'abord ; car Clarendon écrit au secrétaire Nii-lioias qu'il ne peut iniapiner de (pii elle est. Chir. Pnp. III, 343. La plupart des liistorieus l'oui attribuée au capitaine Titus, et la chose ne paratira fmint improbaMe, si V<m se rappelle que Titus, en HoUatnae, fat constamment (lans la compa^'nie de Sexby, jusqu'au dôparl de ce dernier pour TAngleterre. Ibid. 331, 335. £velyn l'affirme dans son Journal, ii, âlO, 8*.
m HISTOmB IVAJIGLiTBRlIE.
trésor que le protortour convoitait surtout, rehaussa la réputation do lUakodans toute 1 Europe. Malheureusement le héros ne vé( ut point assez pour i^evoir les félicitatioDS de son pays, il était, depuis trois ans, presque toujours en mer : le scorbut et Thydropisie minèrent sa constitution; et il expira [7 août] dans sa cinquante-neuTième année, au moment où son vaisseau, le Saint- GedEge, entrait au port de Plymouth ^
Blake avait servi avec distinction dans Tannée pendant la guerre civile; et la connaissance de ses talents et de son intégrité engagea les chefs parlementaires a lui confier le commandement . de la flotte. Pour la tactique navale, il s'en rapportait a Texpéricnce d'aulrui ; ce qui lui appartenait exclusivement, c'étaient ses plans et son audace. Il eut particulièrement le mérite de dissiper une illusion qui jusqu'alors avait paralysé les opérations de la marine anglaise, — la persuasion que c'était une folie, ou peu s'en faut, d'exposer un vaisseau m mer an feu d'une batterie du rivage. Les victoires de Blake à Tunis et à SantarCruz servirent à établir la doctrine contraire ; et les marins apprirent par son exemple à mépriser ce danger qu'As avaient cru jusqu'alors si formidable. Quoique Cromwell appréciât ses services, il doutait de son altaclicment; et on soupçonna le protecteur de ne pas regretter la mort d'un homme qui faisait profession de combattre pour son pays et non pour le gouvernement. Mais il rendit au héros mort la justice qu'il lui eût peut-être refusé vivant. Il reconnut publiquement son mérite en honorant ses restes de funérailles aux frais de la nation, et en les faisant enterrer à Westminster dans la chapelle de Henri VII [4 sept.]. "Sous le règne suivant, le cercueil fut retiré du caveau et déposé dans le cimetière.
h* Le lecteur sait combien Cromwell était jaloux de former une
alliance plus intime avec Louis XIV. Dans ce but, Lockhart, un des ju^^es écossais, qui avait épousé sa nièce et reçu la clievalcM ie de sa main, se rendit eu France. Après quelques discussions, on conclut un traité poiu- un au ^ [iâ mars] ; et sir Joim Keynolds
1. Vanshaik, n, 176. Heittb, 991, m. Boliard, 7S5. Itmm. 98» » mal.
2. Thurloe, vi, 63, 86, 115, 124. Pour éviter les diwatsions, le traité fut écrit en latin, ot la préséance fut donnéi' à Louis dans une copie et à Cromwell dans l'autre. Dans le recueil diploiuuti<|ue de Dumoni, vi , Part, ii, 178, se trouve un second traité, qu'on dit avoir sipné, le 9 mai, N. S. S*il était authentique, il
dévoilerait do giî4;intos<|ucs projets tragrnndisi.sement de la part des deux uuis- **^ce«. Mais ileatévideinnicnt lahrifiué. Nous avons des dépèches de Locknart, datéet dv jour de la prcteudue sigautiu c, ci d autres dépêches pendant un au
CHAHTRK HlUTIIùME. U7
débarqua à Calais [15 mai] avec un corps auxiliaire de six raille hommes, moitié à la solde du roi, moitié à colle du protecteur. Mais comme associé dans la guerre, Cromwell demanda une part dans les dépouilles, et cette pari o^était nen moins que la possession de Mardick et de .Dunkerque, dès qu^elles seraient réduites par les^alliés. Cette proposition rencontra dans le cabinet français la plus forte opposition. On rappela h Louis le mal que les Anglais, ennemis naturels de la France, avaient fait au pays sous le règne de ses prédécesseuis. Dunkerquc deviendrait un seconil Calais : ce serait une route qui conduirait rennonii au cœur de ses états. Mais il céda à la sagesse ou a riiilluence supérieure de Mazarin, qui répondit que si la France refusait Toffre, elle serait acceptée au même prix par TEspagoe ; qu'en supposant les Anglais établis sur cette côte, il valait mieux qu'ils yfusswt comme amis que comme ennemis; et que leur coopération actuelle le mettrait à même ou de chasser les Espagnols des Pays-Bas, ou de leur dicter les conditions de la paix ^ Les forces combinées furent mises sous les ordres du célèbre Turenne, qui eut k combattre les Espagnols sous don Juan ; les exiîésanglais commandés par le duc d'York, et les exilés français commandés par le prince de ('ondé. Les auxiliaires anglais, composés de régiments de vétérans, soutinrent la réputation de leur pays par leur tenue martiale et leur discipline exemplaire : mais ils eurent peu d'occasions de déployer leur valeur ; et Tété se passa à une ennuyeuse série de marches et de contre-marches, sans action brillante ni résultat important. Cromwell voyait les opérations de Tarmée avec défiance et impatience. Le ministère français ne paraissait pas devoir trair sa parole relativement à la réduction de Dunkerque ; et ^ ses remontrances, multipliées, il opposait constamment Tobjection sans réplique, que, dansTopinion de Turenne, qui en était le meilleur juge, la tentative, dans les circonstances actuelles, serait désastreuse pour les alliés. A la fni, il ne voidnt plus supporter de retards; Tarmée s'avança aux environs de la ville, et le fort de Mardick capitula après trois jours de siège [23 sept.]. Mais les Espagnols étaient fortement retranchés derrière le canal de Bergues, entre Mardick et Dunkerque; et d'un commun conséntement, le projet fut abandonné et remplacé par le siège de Gravélines. Toutdbis, h peine Tarmée c(»nbinée avait-elle pris posi-
après : or, aucune d'elles ne fait la moindre aUoaion à ce traité; pLutieart cou*
tiennent des détails incompatibles avec lui. '