‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 181 sur 276 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

bommes h principos républicains priroîU aussitôt l*Alarme. Ils n'éleyàrent point d'objections contre Richard personnellement, ils respectaient son caractère privé et voyaient de bon oBil la prospérité de sa famille; mais, demandaient-ils^ o& était la preuve q»e les clauses de a l^umble pétition et avis» avalent été observées? Oîi était Tacte de sa nomination par son père? Où étaient les ténioitis de la signature? Ensuite, qu'est-ce que c'était que « l'huînMo pétition » ello-niéme? Un aiie sans force dans une matière de si liante iiuportaiice, et passé h une très-petite majorité dans une cliambro dont cent membres l('^jial('ment choisis avaient été illégalement exclus. Enfin, quel droit les communes avaient-elles d'accorder le veto, soit h une antre chambre, soit à une personne seule ? Ce veto détruisait la souveraineté du peuple exercée par ses représentants. Le peuple les avait envoyés au parlement avec pouvoir de fàire des lois pour le bien de la nation, mats non d^anéantir le premier et le plus précieux droit de leurs commettants. Chaque jour la discussion devenait plus animée et plus personnelle : des accusations s'élevèrent, suivies ^de rérriiniiiaî 'uiii.s ; les républicains éiunnérèrent les de>(»rdres et les actes d'oppression commis sous le gouvernement du feu protecteur; les partisans de la cour répondirent par des exemples semblables donnés par leurs ailversaires sous le long parlement; les orateurs , au milieu de la multitude des questions inciden(eS| perdirent de vue Tobjet primitif; et le président, après une discussion de huit jours , déclara qu'il était égalé dans un dédale auquel il ne voyait pas d'issue, ue guerre lasse, les combattants finirent [\U février] par en venir h ce compromis que la reconnaissance de Richard comme protecteur ferait partie du bill futur, mais qu'en même temps ses prérogatives seraient limitées de façon h assurer les libertés du peupl(\ (.haquo parti exprima sa satisfaction. Les républicains avaient toujours le champ ouvert pour plaider leurs doctrines favorites; les protectorisles avaient avancé d^un pas, ét le regardaient comme un acheminement k de plus grands avantages ^

De la charge de protecteur les membres passèrent li Texamen de la constitution et des pouvoirs de Pautre chambre; et comme cette question était intimément liée k la précédente» ellQ fiit débattue avec autant de chaleur et d'opiniâtreté. L'opposition en

1. Joum. I, Ufév.Tburloe, tiu3, G09,610, 615, 617. Clar. Pap. m 4^1, 4SQ. Dang le Jooniàl de Burton , cette aiaotunoa ooe^pe prèa de deoi centi pages, m, 97-987.

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appolnil il a rcn^Mf^enient » que beaucoup de membres araient souscrit; elle soutonait que le droit de convocjuer une seconde cliaiiibi o avait été persounel au feu prolocleur, et ne se transnicUait pointa ses successeurs; elle alléguait la folie de céder le veto sur leurs actes à. un corps de conseillers créés par euxmêmes, et prétendait prédire qu'un protecteur avec un revenu annuel de 1,300,000 1. et une chambre des lords choisie par lui» deviendrait inévitablement dans peu d'années maître des libertés du peuple. Au bout de neuf jours, le président allait mettre aux voix la question [10 mars], lorsque sir Richard Temple, partisan secret du roi, demanda que les soixïinte membres de TEcosse et de Vlrlande, tous dans les intérêts de la cour, S6 retirassent. Il était douleux, dit-il, en raison de Fillégalité de leur élection, qu'ils eussent aucunement le droit de siéger : mais il était certain que, comme représentants d'autres nations, ils ne pouvaient réclamer celui de voter sur une question d'une si liante importance pour le peuple d'Angleterre. C'était jeter entre les partis une nouvelle pomme de discorde : onze jours se passèrent avant que les membres écossais et irlandais obtinssent la^permission de voter [23 mars], et il s'en écoula cinq autres avant que la question relative à Vautre chambre fût réglée [28]. Les nouveaux lords avaient peu à se féliciter du résultat. Ils étaient reconnus, il est vrai , comme chambre du parlement pour le présent; mais on n'avait admis ni leur prétention h la pairie, ni le veto, ni le droit de sié^r^^r aux parlements suivants. Les communes consentaient (( h traiter d'afTaires avec eux » (phrase nouvelle d'un sens indétini) pendant le parlement, mais en réservant les droits des • anciens pairs qui avaient été fidèles k la cause; et en outre, au bout de quelques jours [8 avril], elles décidèrent qu'en traitant d'affaires on ne reconnaîtrait aucune supériorité à l'autre chambre, et qu'on ne recevrait d'elle aucun message s'il n'était apporté par les membres eux-mêmes ^.

Dans ces deux cas, la reconnaissance du protecteur etcelledes deux chambres, les royalistes, h quelques exceptions près, avaient voté en faveur de la cour, dans l'idée qu'une pareille forme d(î gouvernement était un acheminement vers la restauration du roi. Mais sur toutes les autres questions*, toutes les fois qu'ils eurent la chance de susciter des obstacles au ministère, ou de

1. Journ, 18 fév. 28 mars ; 0, 8 avril. Thurloe, 615, rr?n, 633, 636, 640. 647. Clar. Pap. m, m, 433. Journ. de Burton, m, 317-369, 403-434, 610-594; iv, •Ml, 46-147, 163-243, 393, 351, 875.

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