‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 193 sur 276 · Journ.9{éx. Philips · texte numérisé non relu

Journ.9{éx. Philips

2. Price, iCy'^-lGS. Clar. Pap. m, 681, Gî>5, 711. LuUow, :i37. GninMe, 91 ». Skiiiuer, 237-243. A.nc. Utst. Pari. xxai,94. Pepjs.!, 24,iiô. tA iSuaud-liridgc, je pus oompter à la fois U^nte et un feox; dans King-Streel, lept oa huit; ai tout du long on brûlait, on rôtissait et on buvait aux croupions, des croiiplona ^ulotteg de bœuf) étant attachés à de& bâtons et promenés de tous côtes. Lat bouchers , an mai du Strand , exécutèrent un carillon avec leur» couteaux, lorsqu'ils allaient aacrifier leur eroimion. A Ludgate-IIill, l'un touniait la broche MT laquelle était un croupion, «4 «a aMlra l'avrosaii. fia yériléi eda paisaii tonte ImagiûaUon. » Ibid. 26.

A WestniMler, les cfaefe parlementaires affedaient un falme

et une intrépidiié qu'ils n'avaient pas. Ils ne tinrent pas complo de rinsulle faite h leur autorité; mais , romnie avortisseniont a Monk, ils proposèrent un bill [11 février] itour nommer son rival, Fieetwood, commandant en chef en An^doterre et en J'.cosse. L'intervalle du dimanche permit à des conseils plus modérés de piéf aloir. Ils sollicitèr^l le général de meoir à Whitehall ; ils oomplétèreot le biU des conditions veqiilflei pour les candidats ei ki ëlecteoit , le |ôorfiié par la lettre desoffiders [17], ils flmit eoqpédisr des ordonnances pour remplir les yacances de te ifiptésmitaiion. Cette mesuré leur aTait été arrachée : cependant ils eurent l'adresse de la faire servir a leur propre intérêt, en insérant dans Tacte une clause portant que personne ne pourrait élire ou être élu, s'il ne s'était engagé h soutenir une forme républicaine de gouvernement.- Mais aussitôt les membres exclus en 1648 demandèrent à siéger^ et Monk afûclia la plus parfaite indifiérence entre les partis. Sur son invitation , neuf des chefs de chaque cAté discutèrent le cas dorant lui et ses ofûcierB, et le résultat fut que ces derniers se déclarant disposés à soutenir les memfafes ddos, ^ condiiion qu'ils prendraient rengagement de régler le gonrernement de l'armée, de lever de Fargent pour payer les arrérages, d'expédier les ordomianccs d'un nouveau parlement pour le 20 avril, et de se dissoudre avant cette époque Le général revint à \\ hiteball [21 ] : les membres exclus se rendi- ■ rent à son invitation, et, après un long discours, da^s lequel il déclarait que sa pmuasion était qu'une forme républicaine de gouTamemont et une éf^iae pieshytérienne modérée étaient nécessaires pour assurer et peipéiiier U teanquiltité de la nation , il lanr oonseffla d'aller reprendre lenrff sièges. Aoeoibpagnés d'«tt grand nombre dVittciers, Os se rendirait à pied à la diarabre; la garde, sous les ordres de sir Anthony Ashley Cooper, S*«ivrit pour les laisser passer, et le président ni les membres n'y mirent opposition *. Toutefois , Ilazlerig et les plus dévoués d(' ses adhérents se levèrent et sortirent : — -cparidion heureuse pour les royalistes ; car autrement, en y joignant ceux des membises rappelés qui étaient pour une république , les républicains ««nîeBt OBom M te aMjonté dans insn de^

1. Jbiw». 11, 13, 15, 17, fl Pflce, feS-ltS. ÏMékaw, u, W>, 851, 858.

Skinner, 9."ir,-2(î4. Clar. Pap. V,f'>^, 68M. Gamble, 2fi0, SG:"}. Philips, r,fM). Lo nombre des memt»res exclus alors vivants était de 194; celui des membres sié-

Seant, ou autorisés à siéger pur Los ordres de la chambre, de 89* «DétUsation e rëtat véritable det choMiy» 57.

S. UuatobliiMii, 80S.

476 UlSTOliU:; D ANGL£T£aKË.

Pour ks Cavatiers, la conduite de Monk en cette occasîon fut une source de cruelk pu plexité. D*un c6té, par la rentrée des membres exclus, il atait grandement servi la cause de la royauté ;

car bien que llolles, Picrpoiiit, l'ophamot leurs amis professassent toujours les doctrines qu'ils avaient soutenues lors du traité de rtlc de \\ iglil, bien qu'ils manifestassent la même baine du papisme et de répiscopat, bien qu'ils insistassent sur la nécessité de limiter la prérogative dans le choix des officiers de Fétat et dans le commandement de Farmée; cependant ils étaient royalistes par principes, et plusieurs d'entre eux avaient lait les promesses les plus solennelles au roi exilé de'travailler vigoureusement )i sa restauration . D'un autre côté, Charles et ses partisans n'avaient pu voir sans alarme que Monk, au moment même oh il donnait la loi sans contnMe, se déclarât si bautement en faveur d'un gouvernement républicain et d'une église presbytérienne Et ce nV'tait pas la le seul cas : a tous ceux qui venaient auprès de lui pour découvrir ses intentions, cavaliers ou républicains, il manifestait uniformément les mêmes sentiments, appuyant de t^ps à autre ses protestations de serments et d'imprécations. Pour ex* pliquer cette contradiction entre ses actions et ses paroles, ceux qu'il admettait à ses conseils privés nous disent qu'elle lui était imposée par la nécessité de sa situation ; que, sans cda, il eût perdu la confiance de l'armée, qui croyait sa sûreté et ses intérêts intimement liés à l'existence de la république. Suivant Ludlow, le meilleur soldat et le meilleur homme d'état du parti opposé, Monk avait en vue un autre objet, il voulait tromper les soupçons et la vigilance de ses adversaires ; et il réussit si bien à en imposer à la crédulité d'un grand nombre (Uazlerig lui-même était de ce nombre), qu'en dépit de tout avertissement, ils crurent aveuglément à sa sincérité, jusqu'à ce que la rentrée des membres exclus leur eût ouvert les yeux K

Le parti presbytérien dominait alors dans le parlement sans contnMe [21 février]. Ils annulèrent tous les votes relatifs à leur pi opre expulsion de la chambre en i6US ; ils élurent un nouveau conseil d'état, dans lequel les membres les plus influents étaient royalistes; ils nommèrent Monk commandant en chef des forces des trois royaumes, et commandant de la flotte conjointement avec l'amiral Montagne; ils lui votèrent une somme de vingt mille

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