‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 199 sur 276 · Juurn. des Lords, xi, 4, 6, h · texte numérisé non relu

Juurn. des Lords, xi, 4, 6, h

L'écrit qui arcompagnait les lettres aux deux chambres, 1<» accordait un paidou libre et jîénôral a tous individus, uxceptaut ceux , qui pourraient dans la suite rire exceptés par le parlement, ordonnant que toute division de parti eut à cesser, et invitant tous ceux qui étaient siyets du même souverain h vivre dans ronion et la bonne hannonie; 2^ il annonçait la liberté pour les consdenoes timorées, et qn'ancun homme ne serait inquiété ou recherché pour des différenees d'opinion en matière de réligiott qui ne troubleraient pas la paix du royaume, et promettait en outre l'assentiment royal aux actes du parlement qui seraient proposés pour Tenlicre concession de cette tolérance ; 3" il faisait alhision aux actions judicinires auxijuellcs pouvaient ùlre exposes les possesseurs actuels de biens achètes par eux ou à eux accordés pendant la révolution, et proposait de laisser tous ces diilérends h régler h la sagesse du parlement, qui pouvait le mieux parvenir il la juste satisfaction des parties intéressées; enfin il pcomettait de liquider les arrérages de Tannée sous le général Honk, et de retenir les officiera et les soldats au service royal avec la même paye et aux mêmes conditions dont ils jouissaient actuellement. Telle fut la célèbre déclaration de Breda, la charte royale sur la foi de laquoiio il fut permis à Charles de monter sur le trône de ses jières

Encouragés par les clans de loyauté avec lesquels les lettres et la déclaration du roi avaient été reçus, ses agents mirent tous leurs soins à ménager son retour en Angletm^ avant qu'on ne pût mettre des restrictions à la prérogative. Les cavalien étaient si nombreux dans la chambre haute, qu'on n'avait à craindre aucune opposition de la part des lords ; et les dispositions déjà manifestées par les communes étaient de nature h satisfaire les plus ardents champions de la royauté. Les deux chambres volèrent que, d'après les lois anciennes et fondamentales du royaume, le gouvernement était et devait être composé du roi, des lords et des communes ; elles invitèrent Charles à venir recevoir la cou- . ronne à laquelle rappelait sa naissance; ef^pour subvenir à ses besoins les plus pressants, elles lui envoyèrent un [«résent de 50,000 liv., avec 10,000 liv. pour son frère, le duc d'York, el 5,000 liv. fNDur lé duc de^Gloucester. EUea ordonnèrent d^efboer les armes et symboles de la république, dUnsérer le nom du roi dans les prières publiques, et de proclamer sou avènement comme

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