‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 200 sur 276 · Jouru. des Lords, xi · texte numérisé non relu

Jouru. des Lords, xi

CUAPITRE NtUVILML. 185

ayant eu lieu le jour de la mort de son père Halo, lo célèbre jurisconsulte, et Pryim, se hasardèrent [7 mai] à conseiller à la chambre des communes de s^arrèter dans ton enthousiasme et de s^occuper des intérêts de la nation. Le premier proposa la nomination d^un comité pour examiner quelles offires araient été faites par le long parlement, et quelles concessions l'avaient été par le feu roi en 16^8; le dernier fit valoir Topportunité d'en venir à un accoiniiiodenieiit mutuel et pernianeut sur toutes les prétentions qui avaient été jusqu'ici des sujets de contestation entre les deux chambres et la couronne. Mais Monk se leva, et s^ opposa fortement à une enquête qui pouvait ramener les craintes et les méfiances, les animosités et les effusions de sang des années précédentes. Que le revint, tandis que tout n'était que paix et harmonie. Il'Tiendrait seul; û ne pouvait amener d'armée avec lui; il serait aussi bien k leur merci dans Westminster que dans Breda. Les restrictions, si elles étaient nécessaires, pouvaient se préparer dans TintervalliB, et lui être présentées après son arrivée. A la fin de ce discours, la clianibre retentit des acclamations des Cavaliers ; et les^avocats de l euquôte, intimidés par Tautorité du général et les clameurs de leurs adversaires» jugèrent prudent de se désister ^.

Charles fut aussi empressé d^accepter Tadresse d'invitation que les chambres l'avaient été de la voter. De Breda, il était allé à La Haye, oii les états, jaloux d'expier leur ancienne négligence, le reçurent avec une magnificence inusitée. La flotte, sous Montagne, avait jetéTancre dans la baie de Schevelings [23 mai] ; et Charles, dès que le vent le permit, partit pour Douvres, où iMonk, à la tete de la noblesse et de la gentry des comtés voisins, s'était rendu pour recevoir le nouveau souverain [25 mai]. Tous les yeux étaient fixés sur leur entrevue; et raffabilité du roi, enjouée quoique digne, et Fhommage soumis et respectueux du général, provoquèrent les applaudissements des i^eotateurs. Charles Tembrassa comme 9m bienfoiteur, le fit marcher à son côté, et le fit monter dans le carrosse royal. De Douvres à la capitàLe, lamarche da roi eut Tair d^un cortège tiiomphal. Les routes étaient coup

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