Joum. des deux chambret
d. Bsraei, 1, 88. Ludlow, m, 8, 9.
3. Montafj;iie était dc]niis lonplenips en corresponflance aver If roi, ot dés;ijtprouvait la dissimulation de Monk, au point de l'appeler en particulier lui « sot à tète durej > mais il croyait nécessaire de le llatter, attendu qu'il pouvait empéober ralbire. Penra, i, 60.
m UISTOIRE D'ANGLETERRE.
reries de flots de peuple jaloax de manifester leur loyauté, tout en satisfiisant leur cnriosiié. A Blackeath [19], il tai reçu par l*ànnée rangée en batafHe, et aaloé d^acchmatkms en passant dans les rangs, tians les champs de SainMSeorge, le brd*niaire
et les aldernieii Tinvitèrent k prendre part h une magnifique collation dans une tente préparéo à cet effet; du pont de Londres h \\ liiichall, les maisons étaient tendues de tapisseries et les rues gai nie*; des milices, des troupes régulière^ et des ofliciers qui avaient servi sous Charles l*'^. Le roi était précédé par des compagnies de oaTaliers, an nombre de trois mille hommes, en brillants costumes, accompagnés de trompettes et de yalets; puis tenait le lord-maire, portant Tépée nue ; après lui le lord-général et le due de Bod^ingham , et enfin le roi li^mtee, )i choral entre ses deux frères. La cavalcade se terminait par les gardes du corps du général, rinq régiments de rnvnlerie, et deux compagnies de seigneurs et de gentlemen. A W liitehnll, Charles congédia le lord-maire, et reeut suecessivemenl les deux chambres dont les présidents le haranjjiiérent du (on de la fidélité la plus passionnée, et il leur répondit par des protestations d'attachement pour les intérêts et les libertés de ses sujets. Les cérémonies de cette imp<nrtante journée ne finirent que tard dans la soirée; et Châties dit li qudifuechuns de ses confidents : « 11 faut certainement que ce sdt ma faute si je ne suis pas tenu plus tôt; car je n'ai rencontré personne aujourd hui qui n'ait protesté avoir toujours désiré ma restauration »
On ne saurait nier que le rétablissement de la royauté ne fût un bonheur pour le pnys. C'était le meilleur, peut-être le seul moyen de ramener la tranquillité publique au milieu de la confusion et de la défiance, des animosités et des haines, des partis et des intérêts qui avaient été le produit des événements de la guerre civile et de ta succession rapide de gouvernements opposés et éphénières. A Monte appartient le mérite d'avoir, par sa prévoyance et sa circonspection, efTectué ce résultat désirable sans etrusion de sang ni violence; mais \\ faut rappeler aussi h sa honte qu'd refleclua sans aucune stipulation préalable de la pnrt du monarque exilé. Jamais il ne s'était présenté une s^i l)elle occasion d'établir un pacte entre le ?onverain et le peuple, de déterminer, d'un commun accord, les droits légaax de k cou-
1. WWM. 79$, Reg. de Kennet, 168. Clar. Hui. m, Tri. Vie de Clarendon par lui-m^» con«iiraationi p. 7» S. Jonnial d*Sf«lja, it, 146.