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490 HISTOIRE D AiNGLETERRË.
Tenir de leurs fautes passées, et le peu de gens rfneè^iement atftachés aux principes répubUcains jugeaient prudent de se dérober k Pattention dans la foule, et de se faire Técho des opinions plus complaisantes de leurs collègues. Heureusement les conseillers
du roi n'étaient pas disposés, peut-être par frayeur, a tirer tout le parti possible de rentliousiasme général, et plusieurs fois ('harlos liii-niénie daigna donner aux doux chambres des leçons de niod^Tation et de pru'lenco Les plus iniportanlos de lours mesures peuvent être convenablement classées dans les catégories suivantes :
1* L^objéctioQ. qui ayait été élevée atant leur conyocation fut renouvelée après le retour du roi. Blés n^avaient pas été convoquées par ordonnance royale ; elles étaient donc des assemblées
illégales, et leurs actes pouvaient plus tard être contestés dans les cours de justice. ]»p remède qui s'offrait était de les dissoudre et de convoquer un parlement, d'après la manière ordinaire, qui pût légaliser par son autorité les mesures irrégulières do la convention. Mais cette expérience parut dangereuse aux conseillers du roi dans les circonstances actuelles : ils n'étaient point disposés à se séparer d'une chambre des communes si docile à leurs défiirsi et ils préférèrent passer un acte déclarant que le parlement convoqué dans la seizième année du règne de Charles I*' avait cessé d^exister, et que les deux chambres alors siégeant à Westminster constituaient les deux chambres du parlement. On pouvait demander, sans doute, où une assemblée, illégale dans son origine , avait pu puiser le pouvoir de se donner une existence lé^rale; mais on espérait que tant que la convention siégerait, personne n'oserait soulever la question, et, h sa dissolution, Vautorité du parlement suivant supj^éerait^à tout ce qu'il j avait . de défectueux ^.
1. Clar. 8, Burnet, Hist. de son temps, i, 270; OxforJ, 1853.
2. St. of Realmy v, 179. La question toutefois fut soulevée par Drake, roya- Uste, sous le nom de Philips, dans une brochure intitulée : « Le long parlement mtnscité. » Il fondait son opinioaprinoipaleneiitiiirricledaladix-seiJtièM année du rèfrne de Charles I'% q\n portait que le parlement ne serait dissom que par un acte exprès du parlement, et que toute chose autrement faite ou à aire pour sa éigtolatiott ferait de nol e«t n t'ensvifait qae le peitaMnt se pciurait être dissous que par un acte émané de lui, et que les arguments de Prj nne, dont il a déjà été question, n'avaient a\i( une forre, parce que, quoique Trais pour un parlement ordinaire, ils ne s'appliquaient point à un pa lement à llabri d'une disioliitioll de cette manière extraordinaire. Urake ftitMis en ju;^ement par les communes: mais les lords eurent la prudence d'^ renvovor l afTaire au procureur gênerai pour la suivre devant les tribunaux ordinaires. Voyea uut» Farh vtj 145, 147, et Ajpp» i. La eonr laiiM sagemeot toMber ta pour-