mai. w, m. Reg. de Kemwt, m. Cl«r. ISS. Huns, ir
CHAPltRE DIXI&BW. 5oi
rail les différends de religion, et dans les services de leurs frères, qui formaient un parti puissant dans la chambre des communes. Mais Charles et son politique conseiller n'avaient pas rintoniion do tenir rengagement royal, ni de confier la décision de cette question importante à Torthodoxie douteuse des deux chambres. Le nombre des évê^aes, qui avait été réduit à neuf, fut complété par des nominations successives; les membres du clergé dépossédé , qui viTaieni encore, furent encouragés à rentrer dans leur^ bénéflcesi ou à accepter une composition'des possesseurs; et les principaux des universités reçurent ordre du roi de replacer dans leur collèges les agrégés qui avaient été renvoyés. En même temps, pour endormir les craintes des presbytériens, on oITrit des évèchés aux plus éminenlsou aux plus modères des ministres : dix obtinrent l'honneur nominal d'être chapelains du roi, et tous furent confirmés dans la possession de leurs bénéfices, lorsque le prétendant légal se trouva mort, ou négligea de faire valoir son droit. Mais ces mesures alarmèrent ; un bill pour Forganisation de la religion fàt présenté à la chambre des communes [9 juillet] ; et il fut résolu que la question serait prise en considération dans « un grand comité tous les lundis suivants. » Hvde donna des instructions contraires à tous les amis de la cour et de TEglise, qui travaillèrent avec /Me à entraver et îi prolon^^er les débats : deux discussions, longues et animées, mirent en jeu les passions des orateurs; et eniin les séances du comité furent suspendues pendant trois moiç, afin que le roi eût le temps de consulter les théologiens des deux communions ^ A cet effet, il y eut un échange d'écrits entre certains évêques et un nombre choisi de ministres. Sur les pointa de doctrine Os différaient à peine ; mais un parti plaidait avec chaleur pour le modèle de gouvernement épisoopal inventé jadis par l'archevêque Lsher, et l'autre le rejetait absolument, comme ne faisant que donner un autre nom a l'établissement du système presbytérien 2. Le désaccord avait été prévu ; et on couseilla à
1. Clar. 71. Journ. des Comra. G juill. 20, 91. <Le comité siégea une heiira dans Tobscurité avant qu'on lai&sdt apporter des ehandeUes, et alors eUes^nrent soufflées deux fois : mais la troisième on les conserva, quoique avec beaucoup de désordre, jusqu'à ce qu'enfin. Tera dix heures du soir, on eût vote, etc. ». Journal Ma. tfon membre dans f H<f#. Parh it, 79, S9.
S. Neal, II, 568-575. Von proposait que les divers doyens tinssent des synodes mensuels des ecclésiastiques soumis à leur juridiction ; les évoques , des synodes annuels de ceux de leurs diocèses; et les archevêques, tous les trois ans, des synodes des evèques et députés de chaque diocèse dans leurs provinces respectiyes; mais dans tous, les présidents devaient n^ayoir aucune aatorité supérieure, mais s(Mii<»!iit'nt rtn^ considérés comme primi inter pares. Voys» le plan dans T Histoire de lu nou-couXoriuite, a39-sU4.
Charles de s'interposer comme modérateur entre les partis. Il leur souYnit la minute d'une déclaration royale écrite par le chaucelier [22 oct.], sollicita leurs observations sur ses dispositions, et oflHt d'adapter tous les amendements raisonnables. Peu de jours après [25], elle Ait publiée. Elle donnait de justes éloges au clergé 'orthodoxe et presbytérien, avottait Rattachement du roi pour répi^^'opal, mais avec la conviction qu'on pouvait le modilior de nianirro ;i lover los objoctions qu'on avail contre lui sans en altérer le v('rilitl>lu i ,ira< Um o; et dans ce but clic enjoignit : « laquant à la juridiction, que révùque n'exerçât point d'autorité illégale ou arbitraire, ne prononçât pas de censures ecclésiastiques, ne célébrât pas dVdinations sans Tassistance etFavis^ de son chapitre et ' d^un nombre égal d'anciens, députés par le clergé du diocèse, et ne confirmât dans aucune église à Tinsu et sans le consenteaient du ministre ; et 2* quant aux scrupules religieux des presbytériens, que ni la lecture de la liturgie, ni Tobservation des céréraonies, ni Tadhésion a tous les trente-neuf articles, ni le serment d'obéissance canonique, ne fussent exiges de ceux qui s'y refusaient par des motifs de conscience^. »
Ces importantes concessions furent reçues avec joie et reconnaissance par le parti. Fne assemblée de ministres de Londres tléclara que Tépiscopat) ainsi réformé et amélioré, était tout autre chose que Tépiscopat contre lequel ils ayaieht protesté dans le covenant ; et leur célèbre chef, le docteur Reynolds, soit que la déclaration eût réellement fait taire ses scrupules, soit qu'elle eût simplement levé les obstacles qui arrêtaient son ambition, signifia qu'il acceptait Févéché de Norwicb. Cependant, tout en faisant sonner le mot de promesse b Foreille, elle contenait un passage qui tendait h tromper cet espoir : elle parlait d'un synode à convoquer, lorsque les passions des bommes seraient calmées, afin que la question fût équitablement et définitivement réglée. Les
1 . Au mot avis les presbytériens proposèrent de substituer celui de comeniêment ; Charless'y refusa, ellorsqii'on lui objecta un passage de rivxrov Ra^t) txy;,
il répliqua Tivemcnt : < Tout ce qui se trouve dans ce livre n'est pas parole d*BTangtte.9 Kennet, Reg. 3S8. •
9. L. /(Him. ir, 179. Hml, ii, 576-SS9. DAM r origine, on avail eu PlntratloB
de permettre à tout le morîde < de se rassembler pour tiilte reïigieu r^ pourvu que ce ue fût pas de façon à troubler la paix - Mais les presbytériens n'i-laiont point assez libéraux pour accorder aux autres ce qu'ils réclamaicut pour euxmêmes. Baxter distin^uiait entre toUràbUt et iiMotiràkUt, Li s pa|»iile8 et let socîniens étaiciit intolérables; lour culte ne pouvait con'iciencieusement être Boiiffert; et, pour satisfaire le parti, la clause fut changée en une promesse que l^rsonne ne lerait' inquiété pour < différence d^oplfilail «a nUftw de léUgioa. » Kennat» Beg, S80. Oldmixon, 488.