‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 209 sur 276 · CHAPITRE DlXItlU. 60t · texte numérisé non relu

CHAPITRE DlXItlU. 60t

prosbylériens irélaient pas disposes a s'en reposer sur rincerlaine décision de quelque futur synode ; ils voiUaient un arrangement permanent et non temporaire; et dans un comité delà chambre des communes {nrésidé par le $wjeant Haies, on prépara on bill [G noy.] à Teffet de conyerkir en loi la déclaration royale* Hyde Tit que ses propres artifices étaient tournés contre lui; il éloigna Haies de la chambre, en Fenyoyant siéger h Uédiicpiier comme lord premier baron; les créatures de la cour reçurent pour iuslruclions de voter contre le bill; le secrétaire Morrice le combattit dans un discours long, niais modéré; et sur la motion de le lire une sccuiidc fois, il fut rejeté à une majorité de vingtsix voix dans une chambre de trois cent quarante membres [28 noY*]. Peu après ^ déc], le parlement-qpnvention fut dissous ^

U n^y a pas de doute que, malgré les démonstrations générales de loyauté, il y avait beaucoup de gens qui déploraient en secret la ruine du gouvernement républicain, et qui ën désiiaienl ardemment la restauration. Les ministres du roi étaient dans une si lualiuii telle qu'un de^^ré même supertlu de vigilance ou de sévérité pouvait se motiver ou du moins s'excuser, vu la probabilité du danger. Mais tandis qu'ils s'assuraient des individus les plus marquants et les plus suspectai tels qu'Ovorton, Desborough, Day et Courtenay, ils paraissent avoir oublié ou dédaigné un conventicule de fanatiques dans Colemaii'Street, dirigé par un tonneli^, nommé Yenner. Le roi était allé k Portsmouth, en compagnie de la reine mère, et, dans Faprès-midi du dimanche suivant [6 janv. 1661], Venner invita ses auditeurs non à prier, mais à agir, h prendre les armes pour la ( ause do leur roi Jésus, h qui seul on devait allégeance, et h nv jamais renicllre Tépée dans le fourreau, que Babylone ne fût devenue un objet de huées et de malédiction. Pour enflammer leur courage , renthousiaslo leur promit la conquête du monde entier; ils rendraient d'abord U captivité captive en Angleterre; d'Angleterre ils iraient s'emparer des portes de la terre, puis cbtf ger les rois de chainea et

1. dar. 76* 7. éct Conim. 98 nor. H<if . Fath ir, 141, 169» Je doit faire obserrer que, dans cette occasion, Charles exerça sa préteiniOB de se soustraire à ta loi en niutières ecclésiastiques, et que cependant personne n'osa se plaindre. «C'est nuire volonté et notre plaisir que nul ne soit jugé atoir forte» sa présentation ou son bénéfice, on n'en soit priré d*après le statut de la 13* année du rèf-'ne d'Eliz. c. 19, pourvu qu'il lise et approuve tous les articles de religion qui concernent seulement la confession de la Traie fui chrétienne, et la

AMsIinadas iMMteili canfrtts au Ufm dM siUfilts dsDi ledtt mtoliiiaBuonné. >

ms roiUE l) ANGLETERRE. *

les nobles de fers. Peu importait qu'ils fussent peu uombfeux, seulemem soixante : ils combattaient pour celai qui avait promis qu^un seul homme en déferait mflle , et que deux en mettaient dix mille en faite. Des armes avaient été préparées; les soldats

du Roi céleste coururent h Saint-Paul, ils chassèrent devant eux quelques miliciens, traversèrent la cité, et se retirèrent pendant la nuit à ('aen-wood, entre llighgateet Hampstead. Le lendemain nîatiri les militaires en arrêtèrent environ trente, et Ton se persuada que le reste s'était dispersé ; mais le mercredi [9] on les vit dans différentes rues, courant vers la résidence du lord-maire, et s'écriant : Le roi Jésus et leurs tôtes sur les portes. » D'au* très fanatiques s'étaient joints à eux; ils eurent plusieurs rencontres avec les gardes et les milices, et le mal qu'ils firent fiit égal II celui qu'ils reçurent; mais après avoir perdu vingt-deux hommes tués sur la place, vingt d'entre eux, la plupart blessés, se rendirent ii leurs adversaires, et le petit nombre qui restait s'échappa. Quatre des prisonniers furent acquittés faute de preuves [19^ ; la plupart des autres expièrent leur crime sur la potence. Mais le non-succès de Tentreprise n'avait point ébranlé leur foi. Us moururent [21] dans les sentiments oîi ils avaient vécu, proclamant la souveraineté de leur roi céleste, et menaçant de sa vengeance les usurpateurs de sa prérogative , les rois de la terre K

Je n^arrèterai pas le lecteur sur le cérémonial du couronnement, ou sur les rejouissances par lesquelles il fut célébré. Charles avait auparavant [8 mai] convoque un parlement d'après l'ancienne etlégilinie forme, et le résultat des élections montra que l'ardente loyauté qui avait éclaté à sa restauration n'avait pas beaucoup diminué dans le cours d'une année. Quelques endroits, il est vrai, envoyèrent des députés de principes anti-épiscopaux ; mais la mi^jorité des membres était composée de royalistes dévoués à la personne du roi, el prêts è sontenir les mesures de la cour. Quelques membres du conseil siégeaient dans la chambre basse; mais là coiitume n^étaitpas encore venue de les employer comme chefs avoués du parti. l*our sauver les apparences le chancelier (il avait été récemment créé baron Hyde [3 nov. 1660], et au couronnement comte de Clarendon [23 avril .1661]), communiqua en particulier les désirs du cabinet à quel-

1. 8t. Trials, vi, 105. Kouiet, Reg, 354, 9mpoH9, le. F^t, 1, 16f7*16e, ITS.

Page 1