CHAPITRE 1>IX11>ME
qnes-uns d(N inoinbros les plus iiilluonls, vl chacun do ceux-ci tint séparément une réunion de ses amis et partisans qu'il instruisit du rôle que chaque individu devait jouer, et du vote qu'on attendait d'eux. A Taide de forces organisées ainsi à ravance, quoique secrètement, dans la chambre, le ministre éproura peu de dÛQculté à déjouer les efforts passagers et isolés de ses ad« rersaires.
Ce parlement, au commencomeiit de sa lonp^ue carrière, fit plnsienrs lois de la plus haute iiiipoiiancc, rolati\ rnicni au\ prétentions de la couronne, et aux Ubertés civiles et religieuses du peuple. 1" Il ordonna de brAler par les mains du bourreau au milieu de Westminster-hall les ligue et coveuant solennels [17 mai] ainsi que les actes [27], pour ériger une haute cour de justice chargée du procès de Charles Stuart, pour souscrire rengagement, pour établir une république, pour désarouer le titre du roi actuel et pour la sûreté de la personne du protecteur. Il fut affirmé que le veto et le commandement de Tarmée étaient des droits inhérents h la couronne : tout projet d'attentat à la personne du roi, ou toute distinction entre sa [)crsonne et son office, furent déclarés trahison ; on décréta que tout homme qui appellerait le roi hérétique ou papiste serait irif^apable d'occuper aucun emploi dans TEglise ou dans Tétat, et les peines de prœmunire furent portées contre tous ceux qui prétendraient que le parle» OMnt de 1641 n'était pas dissous, et que les deux chambres ou rone d'elles avaient une autorité législative indépendante du souverain. En même temps on mit les restrictions les plus 86« vères à la liberté de la presse, pour empêcher la publication de livres soutenant des opinions contraires h la foi chrétienne, k la doctrine ou h la discipline de TEglise d'Anjîleterre, ou tendant à la difi'anialion de TF-gUso ou de l état, ou de ceux qui les gouvernaient, oitde toute personne quelconque
Quoique le parlementa-convention se fût chargé de pourvoir amplement aux besoins pécuniaires du gouvernement, on concilia k Charles de demander aux deux chambres une aide addi^ lîonnelle, et il obtint de leur loyauté un don de quatre subsides, ancienne manière de lever des impMs, tombée aujourd'hui en désuétude. Un a dit du roi qu'il était imprévoyant, que sa maison était montée sur un pied très-dispendieux, qu'il faisait des présents extravagants à ses favoris et à ses maîtresses, et qu'il gas-