Clar. 181. Stfttott et Jonmirav, pa$Mim
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pillait des sommes iiiiiiiciisos à faire d'iniiliks réparations et enibc'llissemenls aux palais royaux ; mais il faudrait aussi se rappeler qu'à sa restauration il se trouva chargé d'une dette dont il ne pouvait èire responsable, la somme énorme due aux armées des trois royaumes a titre d'arrérageSy et qu'il fut de plus forcé, par réiat de dénûnaent dea diyers arsenaux, ile dépenser 800,000 1., pour acheter immédiatement des approvisionnements de mar rine et de guerre. On nous assure que dans les quinze premieis mois la seuîe somme qui pût être oonsacrée aux dépenses courantes et ordinaires de Tétat fut celle de 70,000 livres votée pour le eouiunnenient. Le parlement écouta h plusieurs reprises ses sollicitations ; mais les évaluations étaient inexactes , les taxes présentèrent un delicit il y eut des retards dans la perception, de nouvelles dettes furent contractées avant que les premières fussent acquittées, et, pendant toute la durée de son règne, Charles fut sous le poids d'un fardeau dont il ne put se délivrer. Cette circonstance donna une couleur particulière à sa politique. Sa poisée haUtuelle fut de se procurer de Fargent ; ce fut un objet important^ sinon le principal de toutes ses mesures ; ce fut co qui lui dicta le traité de nianage avec le Portugal et la vente de Dunkerque h la France, et ce qui T en traîna à cette correspondance clandestine et à ces marchés pécuniaires avec le monarque français, qui ont laissé une tache indélébile sur sa mémoire,
3"^ L'état fiévreux de Tesprit public , agité par des bruits su^ oassife de complots et par la poursuite des conspirateurs réels ou supposés, mit le ministère à même de faire adopter une meamn qu'il jugeait éminemment propre k consolider le gouyememeDl rèstauré. Les presbytériens et les Cavaliers avaient égalerait donné des preuves de leur attachement au roi ; mais leur loyauté était d'une nature difTerente: les premiers voulaient limiter et les derniers «'tendre les pouvoirs de la couronne; les uns regardaient la constitution de TKglise comme hostile, les autres comme favorable h leurs vues respectives. Au [mrlement les Cavalîen avaient le dessus; mais le gouvernement des cités et bourgs du royaume était principalement aux mains des presbytériens. Le kttt de la politique de Clarendon fut de les déposséder de ces tot^ ieresses» et il y parvint par Taote de corporation qui, après bemooup d^opposition, fut converti en loi [19 juin]. Cet acte nom-
1, Sir P. Warwick démontra que sur la Bomme annuelle de 1,200,000 1. votée l> ir le p.irlcmeut conyentlony on n'aTait jamais reçu plus de 900.000 1. mr aa.
l'oyy», Journal, n, m, ' »
GUAPiTR£ mXlÉM£. 507
mait d08 commissaires [20 déc.] ayant pouvoir de destituer h dis*
crétion tout individu occupant un emploi dans ou sous une des corporations du royaume, et exigeait que toutes les personnes qu'on avait laissées en place acquissent les qualités requises, en renonçant aux ligue et covenant solennels, en prêtant les serments d'allégeance et de suprématie, et en déclarant sous serment leur convictioii qu'il était interdit do prendre les armes contre le roi sous quelque prétexte que ce fût, et leur horreur pour la doctrine criniinene qu*on pouvait par son autorité prendre les armes contre sa personne, ou contre ceux qui avaient des commissions de lui. Relativement k Tadmission des fonction* naires futurs, Pacte portait en outre que nul ne serait éligible s'il n'avait, dans Tannée qui précédait son élection, i cru le sacrement conformément au rite de FFi^lise d'Angleterre. J.es ei)reuves do test avaient d'abord été insérées dans nos lois afin d'exclure les catholiques romains : on s'autorisa alors de ce précédent pour justifier l'exclusion des dissidents; la doctrine de l'obéissance passive fut établie par Fautorité de la législature, et Paccomplis- •ement d'un devoir religieux devint une condition indispensable pour occuper un emploi séculier ^ Cet acte détruisit le pouvoir des presbytériens dans l'état; l'acte d'uniformité les chassa des places qu'ils conservaient encore dans l'Eglise.
U"* Le roi avait promis qu'antérieurement h l'acte qui comprenait « les frères dissidents , » le livre de prière conmmne serait révisé par une commission de théologiens des deux conmiunions. Us se réunirent a la Savoy, résidence de l'évôque de Londres [SB mars]; des débats préalables, relatifs à des formes et h des prétentions, employèrent un temps considérable; enfin la discussion commença par des discours écrits, et continua ensuite dans des conMrences personnelles. Mais les presbytériens demandaient tant, et les évêques étaient disposés h concéder si peu, qu'on ne faisait pas de progrès; et quand la commission (la durée en avait été limitée a quatre mois) fut sur k» point d'expirer, on convint h Tamiable de laisser de côté les points l(*s moins importants, et de borner la discussion à huit passages du livre, qui, dans Toi^nion des dissidents^ ne pouvaient être adoptés sans péché. Dans cette vue on proposa de débattre la question suivante : c Un commandement peut-il être coupable lorsque enîmiit ce quin'estpas illégal en 6(H?» Après une longue et chaude