Vojm U réeH de M onkton, Mn. Laïudowne, 988, f
9. C, Jowm. l*» Jnm. 1061. S7 jtnv. 1**, 8 fér. 1668. L. J^um. xi, 875, 880. Pe-
pys, 1,243. '
d« Voyex les notes de Garendon dans les Pap. Clar. m» App, zlvi.
1 1 4 HISTOIRE D'ANGLETEKIIB.
les armos contre la cause royale, et il était encore regardé parles républicains comme leur chef Dominai. Vane, s^il avait encounile lidiGulepar son eitniTagaiioe comme léligionnaire, était éminemmesl distingué par las talents comme homme d'élai. Dans la pre-aiibre de ces qualités, il a^ait publié des livres remplis d^un pieux ft»iatismeeld*ane théologie inintelligible; dams la dernière, il était sans riVal en matière de finances et de politique civile. Les cavaliers aUi ibnaipiil principalement h ses conseils otà sa prévoyance le succès prcsiiiie constant de leurs adversaires; mais son grand crini<\ sou crime impardonnable, quoiqu'on n'en parlât pas, ne pouvait pas s'oublier. 11 avait été, au commencement des troubles, la cause de la mort de Strafford, en communiquant à Pym la pièce qu'O ayait dérobée dans le pupitre de son père. Il y «véi toutefois cette particularité dans la poeitiott de Vane et de Lambwt, que, bien que le parlement^conTentlon eût refusé de les exempter de la peine de mort, cependant, en oonsMération de la déclaration de Breda, il les avait recommandés h la clémence royale [5 sept. 1660J en cas de condaînnalion, et la recommandation avait obtenu du roi, par la nièiiio raison, nn accueil et une réponse favorables Charles était disposé a les laisser en prison sans les inquiéter davantage; mais la chambre dos communes ordonna [l^"' juaiet 1661] au procureur général de les mettre en jugement, et par trois adresses suooeasi?es arracha le consente* mentroyal *.Laur conduite k la barre présenta un idngulier cmitraste [19 février iWX], Lambert, qui ayait si souvent afflronté l^nemi sur le champ de bataille, trembla k la vue d'une cour de justice; Vane, qui n'avait jamais tire l'épée, brava avec intrépidité les regards menaçants et la partialité de ses juges. Le premier se conduisit avec circonspection et modestie : il pallia son opposition à Booth et Monk, en prétendant qu'il ignorait leur attachement pour la maison de Stuart , et en appela h la clémence royale à laquelle il croyait avoir droit d'après la proclamation et la réponse du roi à l'adresse dn parlement-convention, n fut condamné è mort; mais il fdt envoyé h VUe de Gnemsey, oh il charma ses heures de bannissement en cultivant denx arts qu'il aimait, ceux de fleuriste et de peintre ^. Vane, au contrahre, maintint hardiment les principes qu'il avait jadis défendus, il