‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 220 sur 276 · Voyw-Ia dans ArchmoU Seot n · texte numérisé non relu

Voyw-Ia dans ArchmoU Seot n

CUAPITIIL DIXIUIE.

oi qu'il u'accepla rarchevèché quo lortqu^il vit que son relus «mi OQfrinil Paccès à TamlAlioa d'hommes 4e principes violents et iiBgmui. D'après ton ara» Fairfoal fut nommé k réféché éa Oai^ow, Hamihan à œM da Galloway, a( iM^Um k cakd do Dnnbkne. Las deoz pfemiera ne répondirent point ani espérances qu'ils avaient fait concevoir ; le troisième, fils du docteur Leighton qui fut exécuté sous Charles comme autour du « plaidoyer de Sion contre les prélats, » était ?i distingua; par sa piété, son désintéressonn'nt f't son savoir, que les ennemis de l'épiscopat ne trouvèrent rien à dire contre lui, si ce n'est qu'au fond du cflMur il était papiste. Les quatre prélats furent appelés k Londres pour reoavoir Toidination épisoopale, «flonr qui no se tfouYalt pas dans nn jardin éoossns ; » ils tarent sacrés k Wesl* minsler [16 déc.] par SlMldon, évéque de Londres; et Téféne* Bsent îa% célébré dans nn banqnei dont le hua et la splendeur donnèrent prise à la cenï-ure de leurs adversaires, et scandalisèrent la simplii ité de I.eifrhton. De la capitale de TAn^leterre, ils retoiirnrrrtil dans leur pays. A Kdimboiirg, ils fiiicnl roçus en prof ession solennelle [8mail6G2]; le parlement les invita, par une députationy k occuper leurs sièges h la chambre^ et oo vendit un acte qui leur rendait « Teienâce des fonctions épiscopales, la préséanœ dans FËglise, le pouvoir dVndination) l'iafliotion des censures, et tons les antres actes de k discipline ecdéaiastique; » et qui ordonaail qne a tant ee qui sendt déenU par sa majesté avec leur avis et celui des autres ecclésiastiques nommés par elle, dans le gouvernement extérieur et Tadministratien do ri\^îliso, serait valide et effectif. » Peu de temps après, le nombre des prélats fut porté a quatorze, et tous les ministres qui étaient entrés en possession de leurs béuéiices depuis 16/i9 eurent ordre de recevoir leur coUalian de leus évéqnes respectif, sons peine d'en ètie privés*.

1. Baill. II, 459, 4G0. Kirkt. 81, 80, ia5-138. Mise. Aul. 181. Wodr. i, OC-irl, 114-116. A^p. 53. Clar. 213. Burn. i, 2523-238. Les évèmitis anglais ne voulurcni pm reeonnattre les orAlii«lloiis inre^ytérfeaBei, iA aiteietlm qae Tépitoopet,

comme plrnitude da caractère sacerdotal, comprît nccessainni» nt les ordres inférieurs, principe d'après lequel Spottiswood, sous le rt'fîne de Jacques 1", avait été sacré évêque sans passer par les ordres préliminaires de diacre et de Çrètre. En conséquence, Sharp 6t Leighton, qui n avaient pas reçu l'ordination épiscopale, furent forcés de recevoir ces deux ordres nvnnt celui n'évôque; mais à leur retour en £cosse ils agirent d'après le principe adopté antérieurement Ion 4e Uconaécraiion de SpotUtwood. Bnniet, i, 2.17. Wodrow, t, lOS. Kkfeton, 137. Pour empêcher les plus fenrentsde faire attention à ces changements, on les exhorta à exercer leur zele contre les papistes et les sorcières : on ordonna de mettre à exécution tous les actes contre les premiers, et les commis- Miiet furent nommét dam preaque toutee let paroiaseï pcMr fectoater lea

M HISTOIRE D'AHGUmilllE.

l*our dorer cotte amère pilule, le commissaire conseilla au roi (te retirer les troupes anglaises de TEcosse. L'idée lui parut raisonnable, et tes conseillers anglais, quoiqu'ils désirassent toujours de imx leurs voisiiis du nord sous le joug, se lendireat à regret à U Yokmté de leur scarerain. Les gandsons forait lappelées, et les fiwtifieatîoits, signes de la senritade écossaise, furent démolies. Tel fut, pour TEcosse, le résultat imiiiédiat, de la restaura* tion ; la nation recouvra son indépendance civile, et perdit son indépendance ecclésiastique

IT. Le locteur sait ([u'uno nouvelle race de propriétaires sVtait élevée en Irlande, soldats et aventuriers Anglais de naissance, qui, pendant la dernière période révolutionnaire , s'étaient partagé entre eux les terres des indigènes , soit royalistes , soit catholiques. A la chute de Richard Cromirell, un conseil d'officieis . s'établit à Dublin ; ceui-ci conToquèreiit une conventioa de d^ tés des propriétaires pfotestants ; et la conTontion ofiMt k Charles Tobéissance de son ancien royaume d'Irlande. Ce n^était pas que les m(Mnl)rcs eussent un bien vif attachement pour la cause de la royauté : ils avaient été au nombre des plus violents et des plus entreprenants de ses adversaires; mais leur crainte des indigènes, qu'ils avaient foulés aux pieds, les força de marcher sur les traces du parlement anglais. Pour s^assurer la protection royale, ils ûient au roi Vofke d'une somme considérable d'argent, lui assurèrent, quoique faussement, que les catholiques irlanik» méditaimt une insurrection générale, et le prièrent de convoquer un pariement protestant en Irlande, pour confirmer les propriétaires actuels dans la paisible possession de leurs biens. Le présent fut gracieusement accepté, et I on ordonna d'exécuter rigoureusement les lois pénales contre les catholiques irlandais; mais Charles ne voulut pas convoquer un parlement, qui serait nécessairement composé d'hommes dont on lui avait appris à suspecter les principes cl?ils et religieux ^ .

La première mesure que les conseillers anglais lui recommandèrent au sujet de l'Irlande fut le rétablissement de Té^scopat Pour cela, il n'était besoin d'aucun acte législatif. Son retour avait rendu aux anciennes lois leur autorité première , et ces lois ne reconnaissaient aucune autre forme de gouvernement ecclésias-

dernfèrai. On en eiécota une foule pour oe crime imaginBire. Wodrow» Kff»

1. Clar. 313-316. Bornel, i, ISS, Wodrow. 107. lester, m, 139.

GUAmiiE DIXIÈME. 555

tique. En veriu donc de m sii|iréiii«tie, Charles ordonna aux étèques simriyants de prendre possesâon 'de leurs diocèses respec* tifsy nomma de nouveaux prélats aux sièges yacants, et les auto» risa k réclamer toutes les propriétés ecclésiastiques qui étaient tombées aux mains des laïques. Les ministres réclamèrent contre cette mesure ; et si les derniers détenteurs eussent été fidèles à leurs principes, il se serait élevé une opposition formidable. Mais Mammon l'emporta sur la conscience : ils n'osèrent point irriter un monarque, du bon plaisir duquel dépendait la conservation de leurs Ums; et en peu de temps la hiérarchie épiscopale rentra paisiblement dans la jouissance de ses anciens droits et dans Texerdce de son ancienne juridiction * .

A cette csuyre, aisée k accomplir, succéda une entreprise beaucoup plus difficile, Forganisation de la propriété foncière de Tirlande, Les militaires, qu'il était dangereux de désobliger, et les aventuriers, dont les prétenliuns avaient été sanctionnées par Charles l<^% demandaient la conlirmation des litres en vertu desquels ils possédaient leurs propriétés^; et cette demande était combattue par une foule do pétitionnaires , qui réclamaient des restitutions ou des indemnités ; par des officiers qui avaient servi dans Tarmée royale avant i&iè , et n'avaient point encore reçu les arrérages de leur solde ; par des loyalistes protestants » dont les Mens avaient été confisqués sous la république ; par des catholiques, qui ne s'étaient jamais joints h rassemblée confédérée \ de Kil Kenny, ou qui avaient fidèlement observé la paix conclue avec Ormond, ou avaient servi sous les bannières royales en Flandre ; par des héritiers, dont les propriétés avaient été confisquées à cause de la conduite coupable des derniers détenteurs , quoi- ^ qu'ils ne fussent que tenanciers h vie ; par des veuves» qui avaient ^ été privées de leurs douaires , et par des créanciers, qui ne pou- ^ valent plus recouvrer sur billet ou hypothèque ^ L'humanité, la ' reconnaissance et la justice, invitaient le roi k écouter un grand

i 1. cw. m

I 2. Charles avait donné son assentiment au premier acte (17, Car. IV mais le

parlemeut avuit plus lardi en 1(>43, rendu l'ordonnance doubluntc par laquelle 1 oïdeonqne avançBdt on quart en sus de sapremièresouicripUon était crédité d« j double de la iOSttne réellement fournie. Celui qui avait souscrit pour 1,('00 1-, en

en ajoutant 950, devenait créancier |iour la somme de 2,500 liv., et avait droit à • des terres en Irlande pour cette valeur. Sur le refus du premier souscripteur, tout

•ntra peraonne pOUTtlt avancer le quart et recevoir tout le bénéfice de Tavance, , que le premier avait perdu. L'Ormond de Carte, n, i>'M. Dans le règlement de

la propriété de l'Irlande , toutes les réclamations relatives au doublement fu-

font rcQetées.

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