‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 231 sur 276 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

I et Ton fit eulendie a Meilo que la piuposiliou serait acceptée * f [nov. 1660].

( Le traité qui se faisait avec ce ministre n^avait point échappé

^ à la connaissance de Vatteville^ Tambassadeur d'Espagne, qui»

dès qu^il en découTrii le Térîiake objel» iq»résenta au roi que ^ TEspagne ne reDoncerait jamais à sa prétention sur la couronne ^ de Portugal ; que doâa Catarina était connue pour être hors d^état . d'avoir des enfants, et qu'un mariage avec elle conduirait infailj liblement à une j^uerre, et priverait ses sujets du coinniorco avec p TKspagno ; mais ([110, s'il voulait prendre une des deux princesses ^ de Parme, Pliilippe donnerait à celle qu'il choisirait la dot d'une ^ infante d'Espagne. Charles commença à hésiter ; il écouta les ^ suggestions du comte de Bristol, Tennemi d'une alliance arec le

Portugal, et ce seigneur, par son ordre, se rendit en mission se- ' crête à la ?ille de Panne. Là, il vit les deux princesses comme

elles allaient à Féglise , et il n'en Mut pas davantage pour hâter

son retour. L'une était si laide, et l'autre si grosse, qu'il n'osa en ^ recommander aucune au choix du roi 2.

^ Dans l inlervallo, (Ihailcs avait été ramoné à sa première in-

I tention par les remontrances de ses conseillers et par les arguj ments du roi de France. Bastide, secrétaire du dernier ambas- ^ sadeur» Bordeaux, arriva on Angleterre [mars 1661] avec la ^ commission d'acheier du plomb pour les hAtiments royaux de I France; mais, dans une conférence particulière avec Hyde, il informa ce ministre que son objet réel était de proposer les I moyens d'établir une communication secrète entre les deux rms, qui serait dirigée par le chancelier d'une part, et par Fouquet de , l'autre, à Tinsu de leurs collègues du cabinet ou des ambassadeurs ordinaires des deux cours. Charles accepta avec empressement cette proposition , et la correspondance continua pendant cinq mois, jusqu'à la disgrâce de l^ouquet [26 août]. Pendant ce tmps, Louis insista continuellement sur les avantages du ma* rîage portugais, offrit à Charles une somme considérable d'argent pour acheter des yotes dans le parlement, consentit à lui prêter cinquante mille livres lorsquHl en aurait besoin, et s'engagea à fournir deux millions de livres en cas de guerre entre l'Angleterre et l'Espagne ^. C'est auisi que furent jetés les fondements de

Page 1