CHAPITRE ONZIÈME
traction : lo mi (rouvait toujours h ses soupers et â ses («Mes : les places étaient données et ôié^ à sa suggestion ; et eUe liait par obtenir f$mx Md^xièÊo» le rang plus ékffé de (teichesse de CleyelaiMl» «vee Wfmkm sm Gtaurlei et George Fitzroji eiiknte qa'elle ai?ttl eo§ da roi. Catli6râie« m oimiraiiei s'aMemât âe iovte intrigue politique ; et; malgré le préjugé qui eiistail contre M refigkiiif |Mtr le soin arvec lequel elle s'étudiait k plaire k son mari, la douceur avec laquelle elle supportait les torts dont elle était Tobjet, et la dignité et la grâce avec lesquelles elle s'acquittait des devoirs de sa position, elle faisait chaque jour des progrès dans Testime du public. Charles lui-môme .se reprochait sa conduite, quoique sans la réformer; et plus tard, h Toccasion de la maladie qn'dle fit, il témoigna toute Tinquiétude et tonte la douleur du mari le fine ailéetionné. Les médecins aritient dé»* ê&féÊé de sa Tîe, et lorsqn^elle le pria [9 oct. de permettre qae smi eoqw fftt «iterréavec les restes de ses pires, et de prolégsff sa patrie contre la tyrannie* de TEspagne, il tomba h genoux et baigna sa main de larmes. Opendant, après cette scène touchante, il se rendit inimediatcment chez Castlemaine, et chercha de la distraction auprès d'une nouvelle maîtresse, la belle Stewart, lilie de Walter, lils de lord Blantyre Catherine, toutefois , se rétablit , et le roi persista dans ses habitudes de dissipa* tion et de galanterie.
Atoo riafflsite, Clnrlesavait re^nen argenteienmardiandisee «M dol de trois cent omcpiaiite nAIle lirres; celle soaame Ait nn seeoufs momentané pour le monarque néeeseileui ; manies frais de Tarmement aux ordres de lord Inehiquin, pour la protection du Portugal, et ceux de roxpe iition destinée h prendre possession de Bombay, le jetèrent bientôt dans de nouveaux en.bai ras pécuniaires. Le chancelier, h la négligence duquel il imputait Finsiifûsance de t'ailocation que loi arait assignée le parlementconvention, Tit <|Qe pour étrfer son crédit cbancefaint, il était nécessaire de découvrir quelque nouvelle ressource ; et il s<iigéia probablement, et à coup sûr 0 conseilla la vente de Dunkerque anrof de France. Quoique, pew àè senainev auparavant [19 mai], il eût peint sous de vives couleurs ïes avantages que la' nation
1. Lettres du comte de Comniintres, Pepys, r, App. 450, 4o(» 11 était sûr de trouyer Stewart ch^ Casilemaine, ^ « il meuac» dame, où il soupe tous les wbrrêf der ne netlre jepsU le pied ohet m »m d^mokelle „y y éloil. » 455. Voyez auMi le joiml de repjt Ini-inéiBe, u, 41» 50, olf 108, 105, 106, 116, 143,356.
m HISTÛfilB ITAMLBmiltB.
retirait de la possession de ce port, Charles const iiiit h la prôpostion , Helliiigs tut envoyé secrètement à Paris; et d'F.stradcs, qui avait été aonuné ambassadeur en Hollandey vint en Angleterre [29 juin], sor riimtaiion du roi, mais soos prétexte d'afiures partioulièces, en se rendaot à La Haye. Le prânier soin de Clarendon fat de se décharger de la responsabilité de la mesure sur le conseil; et, dans cette yne, Charles en paria dies lui devant le doc, le trésorier, le lord-général et le comte de Sandwich , qui tout en reconnaissant que les frais de la place, montant à la somme annuelle de cent trente mille livres, excédaient sa valeur réelle, répugnaient à s'en défaire, h moins que ce ne fiU à un prix qui justifiât la vente "aux yeux du public. Alors la négociation commença [7 août]. Clarendon demanda douze millions de livres, d'Estrades en offirit deux ; le premier descendit par degrés à sept; l'autre monta è quatre, et le mardié finit par être condn pour cinq millions. Cependant il s'éleva ici une nonvelie dilftcnlté [il sept ] . Charles demandait k être payé en argent comptant ; Louis voulait n^avancer que deux millions h la fois, et payer les trois autres a diverses échéances, dans le cours de deux années. Tous deux furent inflexibles ; et d'Estrades avait envoyé ses domestiques à bord du vaisseau sur lequel il allait partir, lorsqu'on proposa et accepta l'expédient que voici [15| : Louis donnerait, pour le reste, des billets, payables à différentes dates, que Charles négocierait au plus haut prix quMi en pourrait troover. Alors le traité fat signé [17 oet ] ; et les conditions bstmki fidèlement exécutées de part ^ d^autre Mais le roi de France fiit plus adroit que son frère d'Angleterre. Un banquier de Pàils arriva h Londres, et après une courte négociation, escompta les billets à un peu plus de seize pour cent. Mais cet homme était, en réalité, un agent secret du cabinet français; Targeniqu'il paya fut fourni par le trésor français, et Louis, par cet artifice, réussit ^ racheter ses propres sûretés avec un béuéiice de cinq cent mille livres^.
1. Clarendon, dans la continuation de sa vie, a donné une relation détaillée de cette transaction, écrite évidemment dans le but de se disculper; mais son récit est continuellement démenti par les documents originaux dans les Lettres d*Ettradet, 979, 968, '283, m, etc.; dans le suppl. du 3' yoI des Pap. Clareadon, xxi-ny; dans Combe, Vente de Dunkerque, Londres, et Pepys,
3. < Je gagnai sur ce marché cinçi cent mille liTres, sans que les Auglois •perçnttent... Le banqnier était im homme interposé par moi, qui, faisant le
payement de mes propres deniers, ne profiioit point de la remise. » OEuvreS de Louis XiV, i, 176. Backwoll fut envoyé à Paris pour recevoir la somme d«