‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 234 sur 276 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

Charles et son ministre se félicilèrent de leur succès; mais ils le regrettèrent plus tard. La vente de Dunkerque n'eut pas uae médiocre influence sur leur avenir k tous deux. La possession do cette place avait flatté Toigueil national : c'était une compensatimpoor la perte de Calais; c^était également une porte ouv^ sur le territoire de Tandenne el natorelle ennemie de T Angleterre* Mais Charlee Pavait vendue, non pas, disait-on, pour snb* venir aox dépenses de Tétat, mais pour satisfaire la rapacité de ses maîtresses et pour se livrer h sa prodigalité habituelle, et Clarendon avait conseillé la vente, non dans le désir de plaire à son souverain , mais gagné par une somme énorme que lui avait donnée le roi de France. Cette imputation était assurément fausse; mais le magoilique édifice qu'il bâtit pour la résidonce de sa £smille fut regardé comme une preuve de sa culpabilité, et le nom de Dunkerk-honse (hôtel Dunkerque), qu'il reçut bientAt, servit à confirmer et à perpétuer cette opinion du peuple^. Le nécontentement pubite commença à s'exprimer ouvertement; Chailes vit s'élever contre lui un parti redoutable, et Clarendon, après une longue résistance , se soumit à sa destinée et s'enfuit sur le continent 2.

Nous devons maintenant passer à une question importante et diùicile, sur laquelle il était impossible au roi de prononcer, sans offenser une grande partie de ses sujets, l'indulgence aux consciences timorées, qu'il avait promise dans la déclaration de Breda. il avait laissé écouler deux années» el loin d'avoir rien fait pour remplir sa parole, il avait beaucoup tait pour la violer. Les avocate de l'intolérance soutenaient qu'il n'était pas lié par la dédaratioB. A qui, demandaient-ils, avait-elle été faite? Au parlement qui siégeait alors; mais ce parlement Tavait dégagé de toute responsabilité, en négligeant de lui rappeler cet objet. Au peuple en masse? Mais le peuple avait transféré ses droits k ses représentants dans le parlement suivant, et ces représentants avaient décidé la question par des actes incompatibles avec

9^,000 livres, ce <iiii laitM à Louis un bénéflee de 600,000 Unes, oomme U le

(lit lui-même. Mais, s'il en faut croire Tordre donné à Backwell fLister, m, ôllj, outre cette somme qui devait être payée à Paris par Hennin, le prétendu banquier, celle de iô4,0Û0 livres avait déjà été touchée ea Angleterre, ce (^ui rédnlnit rescomple à 8 p. «f.

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