‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 235 sur 276 · Pepjs, n · texte numérisé non relu

Pepjs, n

9. Bellings, qui dans la négociation était interprète entre Clarendon et d*Ba« trades. fut, à sa conclusion, envoyé à Rome solliciter la poorffre pov dfAobi-

gny. D'Estrades, 359.

646 HISTOIRE D ANGLETERKE.

• une telle indulgence ^ Cependant ces sophismes ne Mtisfaisaieol pttff esprit du reâ. Charles se croyait obligé d'honneur à tenir sa ffOfineDoei et^ ^t^^foo dMr eûi de rétaUnr FEgiifle eor son aneiOMie Imm^ if ae lefiMK à iMle meeuié entsaMe'de'iigm'nr

Ou %Mu perseeiram uuuve ne inimieiiiK a ni iwfseie vn^piv^

bytérfena, ômî les députés M forent pféaeoftéi^ par le lovd {^né-

ral, il promit de suspendre pendant trois mois Texéciition de Facto d'uniformité, pourvu qu'ils consentissent h lire le livre de priôrr rommunp pondant rot intervalle. Clarendon, quoiqu'il désapprouvât la promesse, pensait que puisqu'elle avait été faite, il fallait aussi Febserver; mais les évêques et leurs «mis la déclarèrent dangerevM», tes jttjgee ittégde, et tous eontinrenf qu'es dépit â6 la défense' royale, les pfttrens des béaéfieee^ oocupAi fm éeê nonr-eonfbrmisles, présenteraient au jour narqué, et que Imnfs pVésentaHras AMalent adiniM par Isa oovira de joMice. Le mi rétracftf sa* parole avec des sentiments de honte r Pacte fut mis en vin^ueur le 24 août, et deux mille ministres (peut-être te nombre est exagéré) donnèrent leur démission ou furent destitués. Le royaume entier retentit d'apologies d'une part et de plaintes de l'autre. On disait que ceux qui ne voulaient point se conformer atir règlements, ne devaient point avoir leur part des bonnes cho^sde TEgliee; ^uertoBnottH^onlorniiiteÉétaieiit, dans le pi4tteipe^ dtosr idtms et <^^n'en MdtoaMHit par ^to qi^ils d'en* aVasenf infligé. On*r^ildait que le deigé étntili tmàlt M déj^ossédé* dans la foredp de la guerre les niinielree* à

dWépoqii^' de' tl^anquilltté domestique; les* anciens bénéflcfers avalent provoqué par leur hostilité le ressentiment du pouvoir dominant; les bénéficiers actuels par leur services sous la restauration avaient mérité sa reconimissance : le crime des premiers était leur conduite politique; celui des derniers leur fidélité à tenr conscience : puis une pension alimentaire d^un cinquième au moins du revenu' avait été rés^*véé- à la fiuaille dd' dt»mné; tûMmoA ùû le néltittt alir lé piM'aniB dotite ressource que la bienveillance incertaine des gens pieux et humaîM^

Lé roi, quoiqu'il éût été fbrcé de céder, se reg^trdaitr comme

lié par sa promesse, et ce sentiment était entretenu par les pétitions réitérées des presbytériens, des indépendants et des ca-

1 . Reg. de Kennet, 650. Adresse des commîmes, Toum, S9 Sév, 1663, 3. Ciar. 15a-iao. Kennet, 747.

HhùHtpim renaim qni rMamaieni tons le bénéfice de la déclaration de Breda *. La qiicsticAi fut de nouvoau souinisc au cunscii; les membres influents parlèrent coiilre l indulgence ; Hobartes, lord du sceau privé, et Heiuict, le nouveau secrétaire d'état, en sa faveur. Le souverain, prctendaient-ils, possédait, en vertu de sa suprématie, le droit de suspendre les lois pénales en mar Uèse de religion ; Jaoqves et Charles avaient retiré un revenu mmuA de k fenle des protections, et le roi pouvait légatoment * exmwmpmmir qui n^avait jamais élé contesté èi son père ni k 80B granjd-père* L'idée lut approuvéOi et avis fut donné de Tintmktkm du ro* [0 déo.] dans la déclaration qu'il publia h Peffet de réftiler « les quatre calomnies avancées contre le gouvernement. )) 1** Les républicains craignaient, et les mécontents le soutenaient que Pacte d'indemnité n'eût été rendu que conjnie mesure temporaire, et que Ton comptât toujours sacrifier h la vengeance et à la rapacité des royalistes la vie et les biens de ceux <iui avaient servi le protecteur ou la répttbliijpie. A cette € eidonmio » te rw r^Kwdit en promcfttant que, de même qu'il arait eonfirné Ubrement toutes lea di^ositions de l'acte , il les oiwtt venait rdifieiaament ^ Les révolutiona succesaves des ▼in^t dernières années avaient appris à douter de la stabilité du gouveriuMnenl actueL Le roi et son frère étaient convaincus que si, au comn)encement de la guerre civile, leur père eilt eu à sa disposition quelques troupes régulières, il aurait pu vaiin i c ses adversaires; et dans cette idée, quand Tarmee fut licencit u, ils avaient gardé à leur solde deux ou trois régiments, avec trois compagnies de gardes h cheval. Le tout ne montait pas à cinq mille hommes^. Gepeadanl ceUe tionpe, toute faible qu'elle était, eieita Pdanne. Ou polivaik l'augmenter et remployer non

l* Lm fnâépendnitg et les presbTtériéns ftirent fldHei à leurs prineipes. Lea

indépendants cherchèrent à obtenir indulgence pour tous, pour les catlidli^ucs aussi bien qiio pour les autres ; les pn-sbytériens ne purent en consrience prêter leur concours en faveur des catholiques, uuoiqu'iU ne lisseut pas d opposition contre eux. Le roi ferait comme U loi pTairiat| mais ils ne lui donnaient pas le conteil dé le faire et né l'y enbovrageaient pas. Vie de Baxter, part, n, p. 429.

2. 4 juillet lt»63. « Je vis les «ardes de Sa Majesté, au nombre de quatre mille hommes de cavalerie et d'infanterie, commahdés par le général duc d^Al- Vemarle en grande et tefUmite' tenue, composé de gens de qualité et de vétérans, très-bien vêtus, montés et disciplines, ranpës en bataille devant Leurs Majestés dans Hyde-Fark, où le vieux comte de Cleveiaud uainail lu pique ei «sondttlaaitla flie de droite dam nn« compagnie d'ioftmteito oommandée par le lord Wentworih, son fils, spectacle et exemple dipnes d elo^'es , étant tous doux de vieux et vaillant» soldata. > Evelyn, ii, 203. V^oyez aussi les Voyaties de Coi^mo, m, 306.

6I§ HISTOIRE VMmJBWÊM.

à réprimer rinsiirreclion , mais a renverser les libertés nationales. La plupart d(^s nations du continent avaient été libres dans rorigine : c'était en iosiituant des armées permanentes que les monarques despotiques les avaieot asservies. Charles alors allégua la nécessité comme excase de sa conduite. Tandis que tant d'esprits factieux étaient occupés à agiter Fespiit public , ni la personne du souverain, ni la liberté du parlement n'étaîeiit en sûreté sans force armée. On en avait la preuve dans Tinsiirrection dirigée par Vanner. Mais que les lois reprissent leur ancien empire, que les mécontenls abandonnassent leurs desseins rebelles, et il réduirait cette force au plus petit nombre compatible avec la dip^nité de la couronne ; car il ne le cédait pas au plus libéral d'entre ses sujets dans sa haine de Tautorité militaire et arbitraire. 3° Beaucoup de gens disaient que Pacte d^ uniformité prouvait qu'il était un persécuteur sans foi et sans principes. H repoussait Timputation. Il avait en premier lieu, comme son devoir Fy obligeait, pourvu par Tacte d'unif<«niité à Torganîsatmn de FE^lise; son intention était ensuite de remplir la pcxnnesse d'assurer le repos de ceux qui, par des scrupules erronés de conscience, refusaient de se conformer. Dans ce but il se ferait un devoir particulier de solliciter du parlement un acte qui le mît à même « d'exercer à la satisfaction d'un plus grand nombre le pouvoir de dispenser qu'il croyait inhérent à la couronne. » Et il ne doutait pas du concours des deux chambres. C'était une mesure k laquelle il s'était engagé par sa déclaration de Jtosda, et sans laquelle il était déraisonnable d'e^^éreir le rétablissemest de la tranquillité publique. Mais restait la [dus pemicieaaB calomnie, à savoir que le roi favorisait le papisme. C'était Farltfice par lequel tant de protestants bien int^tûmnés avaient été entraînés à porter les armes contre son père , et ses ennemis y avaient actuellement recours, dans des intentions également déloyales. 11 avait donné des preuves convaincantes de sa tidélité inébranlable à la vraie relij^^ion protestante dans les circonstances les plus critiques. Cependant il ne pouvait pas ignorer que la plus grande partie des catholiques anglais avaient, au risque de leur vie et de leur fortune , été fidèles à la cause de la couronne, et conséquemment de TEglise, contre ceux qui, sous le nom de protestants, employaient le fer et la flamme à les renverser tontes deux; aussi Û avouait ouvertement que son intention n'était pas d'exclure les catholiques d'une partie de Tindulgence qu'il avait promise aux consciences timorées. 11 serait injuste de refuser à

ceux qui avaient bien mérité, le bienfait qui était accordé à ceux qui n'étaient pas dans ce cas; et les lois contre les catholiques étaient si rigoureuses, si sanguinaires, que les exécuter ce serait faire violence à sa nature. Us ne devaient pourtant pas compter sur sa bonté au point d'espérer la tolérance, on de scandaliser ks protestants par Teorareioe pnblicde leur culte; autrement ils verraient qu'il savail aussi bien être sévère quand la sagesse le demandait, qu'indulgent quand la diarité et le sentiment qu'on en étaitdigne, rédamaient de lui de l'indulgence ^

Mais c'étaient là des doctrines qui s'accordaient mal avec les idées intolérantes de ce siècle. La déclaration, au lieu de faire des prosélytes, fut accueillie par la majorité de la nation avec méfiance des motifs du roi, et avec la résolution de s'opposer h ses désirs. Elle ne pouvait comprendre comment on pouvait être attaché aux intérêts du protestantisme et vouloir accorder aucune indulgence aux cathdiques; elle se rappelait les bruits d'auti^is sur Tapostasie du roi, bruits répandus par la politique de ses ennemis sous la république; et eUe affirmait hantenmt qu'il se soudait peu des souffrances des dissidents, mais qu'il voulait seulement, sous prétexte de les soulaj^er, étendre le même bénéfice aux papistes. Charles, à Touverturc de la session suivante [18 février 1663], daigna se juslilier de ces inculpations, et comme preuve de son orthodoxie, demanda qu'on fît de nouvelles lois pour arrêter les progrès du papisme. Mais quant aux dissidents, il représenta qu'il était à désirer que la couronne fût investie du pouvoir d'étendre Tindulgenoe èi ceux d'entre eux qui seraient paisibles, et dans les circonstances oà ils pourraient " sans cela être tentés de s'eiqpatriery ou de conspirer contre l'état. D'acoonf avec les SMitimoits du souverain, le lord du sceau privé, secondé du lord Ashley, présenta h la chambre haute [23] un bill qui donnait au roi le pouvoir de dispenser, à sa discrétion, des lois et statuts, exigeant des serments, des signatures ou Tobéissancc à la doctrine et à la discipline de FKgUse établie 2. Les deux chambres prirent feu aussitôt. La chambre basse, quoique le bill ne lui fût pas parvenu, présenta au roi une adresse

1. Voyez la déclaration dans Kennet, Regist. 848-891. On a dit que l'objet réel de la dérlaration était l'introduction du papisme; mais j'ignore pourquoi ou attribuerait au roi une telle intention, et je ne puis découvrir comment la déelarfttloii aurait imi avoir on tel eflbt.

3. < Pourvu toujours que cette Inénlfenioe ne soit pas interprétée comme t*^ tendant jusqu'à tolcrrr 1 Usage et l'exercice de la reli^'ion cathoUqua daat oa royaume. » Voyes la copie de l'acte dans les Procès d'etai, xii, 379.

SM HISTOmS ITâMLrnUUlK.

[27 février i, dans laquelle, après Tavoir remercie des autres parties de la déclaration, elle soutenait que Tindulgence qa^on avâil en Yoe écfoiTaiMtrait à rétaMisMDNDt légal da achisiiie, eipoM* rail m mtjfigké toi importorilés eônlÉiiiiélto det éisoidanti , leiidraH è» nmltâ^Iiir 1m ieetei tl Ub Mlôref ; et finîMaal fvr n9 loléffBOO uftivvrnlley prc^iMioil !• désordtd an 1î0b 46 la IraMfviHilé, parce qiw Im IwrtÉnwt de eba^TO ceoTicttoii rein gieuse forment un parti distincft, cfiri poursuit son intérêt pârticiili(M% et qui a^it conformément h ses préventions particulières. Dans la rhauibre hante, le l(^d trt'sorier se mit à la tète de ropf)ositinn : le preniier jour de la discussion [5 mars], il fut soutenu aTOC chaleur par les évèques; le second jour [12], le chaneelier, qooiqno retoon cliez hd par uo violent accès de fowttey quitta m étmmhte pour pièHi mm puissaiil apf tô à la caose de TEgliBe ; et daoi la f éMiMMe de fM fêle, ik ae Mm féférité de langage trèf-eftamnle pear le atif elaiu. Leurs eAvtè f6v80iioiii ) le ehefet^e ^aisa ïi en aiMre ailjet ^ et ov Man

lebill sur lelwfrean j^ans-'m ofCliper davantage*. Quoique Charles eût Tair de sirftporter avec calme le non succès de sa mesure favorite, il en fut vivement désappointé, et exprima son opinion h Clarendon avec une chaleur qui surprit et effraya le ministre. A daler de ce joor, il devint manifeste que ni Clarendon ni SouthamptonB^araienipliK le même crédit anprèa do sootefain. QiraBt an évècfaes, Qiarles n'hésita peint à les aceosef d'iagrilitedeci 4e lôBOterie. G^étaity distiMly h se prolneiBe de Btede ^Hli de» ▼aioni d'aToir reœufîé Is penreif ^ el ntainteMnit 9e employiÉMK * ee'petfreir Ir Fenypêebèr de remplir sa promesflfe. G^étaif Pistolérance des prélats sous sm père qui avait causé la destruction de répiscopat; et ruaintenant, ils n'étaient pas plus tôt rétaT3lis dans leur ancienne position, qu'ils revénni(Mil h leurs habitudes d'intolérance. Sa conduite chan^rea avec ses sentiments. Jusque-là rl avait eu coutume de les recevoir et de les traiter avec les égaatà»

I. C. JouH. 27, 38 fëv. L. Joiirn. xi, 478, 489, 486, 4?)1 . RVnnot ;iv,ùtlu la claration à Clarendop, oui était retenu dans sa chambre par la goutte. Il critiqua quelques passa près. On nt donc des corrections, et la déclaration lui fut lue une Bcconde fois. J.'approuva-t-il alors ? Suivant Bennet dans mie lettro à Onnoodi, 13 i^nvi«'r : « On la lui lut deux fois distinctement, phrase par phrase, et nonseulement il rapprouva» mais il en applaudit le contenu, et m'assura qu'il était entièreiftent oonrormd à son opinion. > Litfe^g CMenâ. tn, S99. Ciarendoi^ lui-mc'mc écrit à Orniond (31 janv ) qu'il fit beaucoup d'oliicctions à la secon<ïe lecture : « Je lui dis que lorsqu'il aurait écrit autant de déclarations que je Tntafc Mt, it twntff (MA iféuik utre nuircltondise très^vélillease , et que le ja^ AiAr fOin est do veiller à ce qu'elles ne fassent pas de nud. » nid* SBi. OMIt remarque né montre pM qo^il déeafprotttAtlee aiWiaeaUw*

Page 1