‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 236 sur 276 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

las plus marqués. Dorénavant il phtfoia montrer par let asa* nièrea qa'H n'avait ^ua d^eetime pour eux; et les couitiaaM) a'apeicafaBt du ohanganeiil qui a'étail opéré dana l'aapril du nÂ^ flrenl de laura pmoiuiaa ai da laura laraiOBa daa aotata da aar-

caame elderisée'.

La.' roi, néanmoins, était condamné à boire encore h la coupe do la mortification. Il avait demandé la permission de préserver les catholiques qui avaient servi la cause royale de rexlrèmo sévérité des lois pénales, et en retour les deux chani lires lui présentèrent une adresse [31 mars], pour demander une proclamation ordonnant à tous les prêtres catholiques de quitter la royaume sous peine de mort. Après une faible résistance, il aequieaça [% a?ril]. Lea champions de l'orthodoiie paorsuiTireol leor sue» eH; et fe^nant de ae eoniormar à la recommandation royale, ûb préaentèrent un MU pomr arrêter laa progièa du papisme ; maia fia l'aœompagnèrent d^nn antre pour arrêter la propagation de la non-conformité [27]. Tous deux passèrent rapidenjent à la chambre des communes; mais à la chambre des lords, leur inarche fut ( ontinuellement entravée par les objections des pairs presbytériens et catholiques ; et leurs patrons, avant la prorogation, leur substituèrent une adresse au roi , lui demandant [25 juillet] de mettre à exécution toutes les loi« pénales contra laa eatholiquea, lea diaaidenta et lea aeotairaa de tente espèee ^.

Dorant cette aesaieii, tandis que lea eopununaa étaient occttpéea de rexamen du leremi, (^arlea laa informa, par le maté^ taire Gonway, qu?un des membres, sir Rii^rd Temple, avail offert en son nom et au nom de ses amis ce de se charger de l'affaire de sa majesté, » et^d^établir le revenu à son gro, si le roi voulait les honorer de sa confiance : et ensuite, en réponse h une adresse d(î la chambre, il signifia que le message de Temple lui avait été remis par le comte de Bristol. Ce seigneur demanda aussitôt à se justiûer [27] ; et étant admis à la barre [1*"^ juillet], li dit que son intention n'était ni d'aocuaer air Ridiard ïeaq^le, car il était certainement Innooant, ni de aenlvedise aon souve* min, car le témoignage de sa majesté n'adomttait pas d'eic^ tion ; mais on doTait lui permettre de diie que aon langage au roi avait dû être très-différent de ses pensées. Ce qu'il avait voulu lui suggérer, c'était que la concession d'avantages au peuple

X. Clar. î?15-319. Vie de Jacques, i, 428. Pepys, ii, 27, SU, 67. a. L, Jowm, Ji, 568, 578. C. /<mr»« â7 ft^^r. 3Q uuo.

5St HISTOIHK D ANGLETFKHE.

devait précéder la demande d'axgeot laite par le aouyerain ; el que, tt on Teût fait, il n'j avait pas un membre dans une dbamlifa des coaunimea ti loyale^ pas mèma sir Richard Xempto, qui ne s^oAlt Yolontiers pour rabvenir aux besoins pécaniaires du sou- Terain. Cette ingénieuse explication fat liyocableni^t accueillie, et on Tota que le comte n'avait pas failli à son devoir enyers le roi, ni à son respect pour la chambre, ni à la justice envers sir Richard Temple.

Jusque-la Bristol avait Iriouiphe, el Charles sentit sa défaite avec une vive amertume. Dans leur entrevue, en présence de lord Arlington [9], le roi exprima son ressentiment par des pa-* rôles de blâme, et le comte, oubliant le respect dû au monarque, lui reprocha ouvertement ses amours, son indolence et ses provisions, Faecttsa de sacrifier ses meilleurs amis h la malveillance du chancelier, et dédara que si justice ne lui était faite dans les vingt-quatre heures, il agirait de manière h étonner le roi et son ministre. Ce fut avec peine que Bristol échappa au ressentiment personnel de Charles. Le lendemain, il se mit h exécuter sa menace ; et se levant h la chambre des lords, il accusa Clarendon de haute trahison et de divers délits odieux [10 juillet]. Mais cette pompeuse dénonciation , quand il en vint aux particularités, se réduisit k Timputalion ridicule que le chancelier avait travaillé , tant par sa conduite publique que par sa conversation privée, à ùdre croire que le roi était papiste dans le cœur, etqne c'était de lui, de sa vigilance et de son autorité que dépendait la conservation de Vétal^ssement protestant Les juges étant consultés répliquèrent [13] qu'aucune des charges, si on pouvait les prouver, n'irait jusqu'au crime de haute trahison. Les lords adoptèrent Topinion des juges; et le roi, rendant un décret pour Farrestation de Taccusateur, mit fm au procès [9 août]. Bristol se cacha, et ne parut à la cour qu't^rès la chute de son adversaire ^

Dans Tété, la cause de Tintolérance acquit de nouvelles toioss par suite d'un soulèvement partiel d'enthousiastes dans les comtés du nord. Le gouvernement avait été prévenu de leurs intentions; le duc de Buckingham, en qualité de lieutenant du roi, marcha sur York avec un détachement de la garde, et rassembla la milice; et environ cinquante personnes furent arrêtées dans le

1. Vovez Clarendon, 208. Pepys. ii, 70, 90, 95. Vie de Jacques, i, 427. Hist, Pari. IV, 269, 2h3. Journ. des Lords, zi, 55, 59, 00. fifaltf SVtaIff, 81% 818. C. Journ. 13, SO, 36 joint 1668. 1" jnUtot.

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Yorkshire et le Westmorelaud [octobre], et plusieurs payèrent leur folie de leur tête. D'après leur coudition, il était clair qu'ils agissaient sons une influence seerèle. Les ans {wofessaieni les doctrines des hommes de la cinquième monarchie; les autres se justiflaient en alléguant que le parlement siégeait depuis plus de trois ans, et que par Tacte triennal adopté dans la seizième année du règne de Charles 1", a défaut d'ordonnances rendues par le roi, il était permis aux francs tenanciers de s'assembler d'euxmùmes pour choisir de nouveaux membres [16 mars 166/» J. Quand ('harles ouvrit la session suivante, il saisit celte occasion de suggérer le rappel d'un acte qui fournissait ainsi un préte&te li réunions séditieuses, tandis que les partisans de Fintolérattoe tirèrent de Tinsurrection un nouTél argument en faveur d^un $va* croît de rigueur pour la suppression des dissidences religieuses. Un compromis parait avoir eu lieu. Il fut en effet décrété [6 ayril] que le parlement ne serait jamais plus de trois- ans sans se réunir; mais, pour satisfaire le roi, toutes les clauses obligatoires de l'acte triennal, qui prescrivaient au garde du grand sceau de rendre des ordonnances et aux slierills de tenir les élections, malgré la volonté du roi, furent rapportées; et d'un autre côté, Charles donna a regret son consentement à l'acte des conventicules, devait, à ce qu*on espérait, anéantir toutes les formes de culte hétérodoxe. Toutes les réunions de plus de cinq individus, indépendamment des gens de la maison, pour tout motif religieux qui n^était pas conforme au livre de prière commune, furent déclarées des conventicules séditieux et illégaux; et il fut décrété que toute personne au-dessus de seize ans qui assisterait a une réunion de ce genre serait purue, pour la première fois, d'une amende de cinq livres, ou d'un emprisonnement de trois mois; pour la seconde, d'une amende de dix livres, ou d'un emprisonnement de six mois; pour la troisième, d'une amende de cent Uyres, ou de sept lu^nées de dépiurtatioD ; et que si la conscience du coupable le portait à transgresser la loi plus de trois fois, Tamende, è chaque renouTéUemeiit du délit, serait aug* montée d^nne somme additionnelle de cent livres K Cet ac^e, si

3. Mise. Aul. 316,819, 830. L. Journ. 620. C. /ottm. SS avr. 18, 14, 16 mai. Si* 1S< Car. n, c. i, 4.Pepys,iT, 172. L'acte des conventieulM fini liuiite, comme épreuve, à une durée de trois ans. Le lecttur peut se former une idée des ruses employées parfois dans le parlement à ces époques, d'après les e^îemples sui- V unts. Le dernier jour de la session t»récédente, un bilLpour l'obserration plos stricte A\i dimanche fut soustrait cki bureau ; et quand le roi vint donner 1 assentiment royal, on ne put le trouver. .Comme de raison, il ne passa point en

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intolérant dans son principe et si rigoureux dans ses conséfuoncM, lut mis immédiatement en yigi^euf : iL ^'i94ressait également aui catholiques ei à Uwteft las dénonupatjobt 46 di^ideqU; OMIS les eieif 011 twtmt plus eeasibles po^r be quatos; car tendit qna ta êolnê^ lum^^lk ae réoiiîiwieQt poiir leiur aulte, ahaniiiiMil k éviter d^4to dÔGOUFertey eea neUgioopiaires, guidés, à ce qii% eroyaient, par TEsprit d^ Pieu, pensaient qu'il était de leur devoir dr s assembler ouvertement, et de bi aver les lois de rhomme. Décrire les dénonciations nombreuses et vexatoires, les poursuites, les amendes et les emprisonnements qui eurent lieu, ce serait fatiguer la patience et blesser la sensibilité du lecteur. Je doîa cepend^ui faire observer que \» monde avait rarement vu une vioiaftiDn plus flagrante d'im ^Dgiagemenl plus sotanel. La toiéraaee afaU été offerte el acceptee; la roi avait iM reatainé ei PBgliio létebUo; ^ft niinteiiaiit que le prix avait été payé, m retenait te hMOm ( et k ^indlllg^fl£e prorpise dans le contrat, on substituait un système de peines et de persécutions. Le blâme, toutefois, ne devait pas tomber sur le roi. Il avait fait son possible, autant que nous en pouvons juger d'après les apparences, pour tenir sa parole. Mais les intentions bienveillantes du monarque furent combattues par les plus puissants de ses ministres ; et la bigoteria de ces mioistroi fxUfiêCQoàéQ p^ le^ pré* jugés et les ressentimento du parteOMNlt*

Charles régnait dnpnis ifuate ans, «eapeclé et courtisé par ses voisinsc dans une lieura tenoste, on Itiiporsuadii, coffre son propre jugement, de tirer Véfiê et do aoorir les ohi^oces incertaines de la guerre. Il s'était fait une juste idée de l'impor lance du commerce pour les iiitérèts de son royaume, et il fut encouragé et secondé par son frère Jacques dans ses efîorls pour améliorer et étendre les relations dos négociants anglais avec Tel ranger. Dans cette vue, la compagnie d'Afrique ait été établie par une charte ; te ém avait accepté l'office da gouverneur ; el ]e oomité directeur, dont il était le président , se répnisfiai^ cppstaipyiiesit dans ses «ppaitemento de Whiteball. La pofo^agnte dovint flaris* santé; elte importeit do la pondre d*or da II pftte fipinée, et fournissait, ayec un grand bénéfice*, des esclayes anx planteurs des

loi. De même, le dernier jour de lu session actuelle, on vola aussi une clause de l'acte des conventicules relative aux quakers j mais Taccident précédent «^vait wtcité la vigilance du ékme, et U découiryit le Tpl à temps pour se procum ime autre copie de la clause, et pour la faire pa£S9r dl^IW 1^8 dÂux cbaiftbreS aVSflt l'arrivée du roi. L. Journ. xi, 577, UlU,

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