‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 237 sur 276 · CHAPITRE ON/IÈME. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE ON/IÈME. m

Indes-Occidentales ; mais elle rencontra des rivaux redoutables dans les trafiquants hollandais, qui, durant la guerre eifild^ avaient érigé plusieurs forts le long de la côte ^ frinae ^ etprdfilmni mainlenani de lent sap^kurilé de (ercce oi d'mfKleMe pour en» traiver les effoirts et arrêter ha progrte des neqvewi Teaw. ^ÎM eompagtfie d*AM<|iie se plaignit; ses fliiiilefl é^eMèvent oellet de la compagnie des Indes-Orientales , dont le commerce était exposé aux mêmes obstacles et aux mémos injitres; et les tiégocîaiits dola('ité dornondèront hautomeiit la guerre pour protéger leurs intérèis et diMPfrtcr Tinsolence des Hollandais. Jacques plaida leur cause auprès de son frère. Telle était, prétendait-il, lA rivalité ôommercialè entre les deux nations, qn'il en résaUetaft inéritablement une guerre dans peo égalisées. Mais aknrs il serait trop tard. C'était maintenant que roosasion était proptee, ataiit fpi6 la Tefine des oommaïAMMs de mariiw fannéi sovs la féfiul^iqne ne ftt éfmisée. Mal» Chartee (et dtaM eovIeiAi par Cl*» rendon) rejeta cet avis. L'histoire de son père et de son grandpère avait été une leçon pour lui. Ils avaient été entraînés h faire la guerre par les cln meurs de la nation ; et biontAt les frais de cette guerre los avaient mis dans la dépendance des chefs popu* laires du parlement*.

Il y avait alors uft cotitraste marqué ewtrè le caractère du roi et celai de wm Itère. Charles, qoeî^iNraecaMé de dettes, dissipait 800 afjgeiti a?èe inseuèlafice at preftniotf } Jaotfnea araîl seiÉ de régler ses dépenses sur S6n revam. hë toi paraiasnft laiie de la galaitlerie la prlncfpaîe otcttpt^^&a de sa Tie, le dœ Ti*y Tolr <|iiffrfi amusement ; et tandis que l'un passait chaque jour son temps à « baguenauder » dan? la compagnie de ses maîtresses , l'autre s'occupait de ses devoir^ h rnmirauté av(T Texactitude du dernier commis do celte adnuiuslrntion . l-.n fait d<' talents, Charles était considéré comme supérieur; mais il manquait d'énergie pour refùser un soiiicitear importun, oir poni résister anx rasUeiies et aux sarcasmes de (sbttt dcwt if taisait sea eoaspagMM. Jaofaès j avec an jugement motns ^tor el des comaiiasfAces medoB éleii* dM, formail ses résotoHma arec hmumtf nmÊ)m mncteMâl srrec opfmâitwi'lé. Sa parete éiait regardée esMMo sMrée i ses amis comptaient avec conliance sur son appui, quelque sacrifice qn*il p(\t lui en coûter ; et ses ennemis savaient que jamais il ne leur pardonnerait leurs offenses qu'il ne les eût forcés de deman-

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der grâee. Cependant aiicuno difTôrence de caractère ou d^opîoion ne pouTaii diminuer Taffedian que se portaient les deux frères. Jaoqnes é**'^ io plus soumis des sujets; et quoiqu'il pAt désappronyer le jugeaient du souymin, il était loqjours pr6t à seconder sa rdonté. Il était d*nn accès facile, et afiàble dans ses discours ; mais son attention constante h garder la dignité de son rang donnait k ses manières une liauieur et une froideur o[)posées à la liberté et à la familiarité que le roi , ami de la gaieté , permettait aux compagnons de ses plaisirs. Dans la vie privée, le duc était aimé de peu de personnes , mais craint ou respecté de toutes : dans la yie publique, son amour du travail était lo sujet de tous les éloges; et la renommée qu'il avait acquise dans Tarmée française était regardée comme un gage de ses exploits futurs*.

A la dernière assemblée du parlement [%l mars], les négodants

avaient fait entendre leurs plaintes devant un comité de la chambre basse. Ils soutenaient que le traité conclu par les Hollandais avec Croniwell, et renouvelé depuis par eux iivec le roi [4 sept. 1662] , n'était point encore exécuté; que les torts éprouvés par les traiiquants anglais n'avaient pas été redressés, ni Tile de Foleron rendue; que les vaisseaux anglais étaient toîyours saisis et condamnés sous de frivoles prétextes; que les naturels de TAfriqne et des Indes étaient fréqnemiiient poussés par des ^mmesses et présents k démolir les factoreries anglaises ; que les Hol* landais, en proclamant des guerres fictives , et en établissant de prétendus blocus, s'arrogeaient le droit d'exclure leurs rivaux des ports les pLs fréquentés et des sources les plus abondantes de profit, et que les pertes des négociants anglais s'élevaient, d'après un calcul modéré, h la somme énorme de sept ou huit mille livres^. Le comité décida eu laveur des plaignants ; (.lifîord , le président, soutint leur cause avec beaucoup de chaleur, et Downing y. ajouta le poids de Tautorité que lui donnait sa place de lésidMit anglais à La Haye» qu^il avait exercée et sous le protecteur et sous le roi*. Cétait un homme hardi, rapace et sans princi* pes, qui, sous Gromwell , avait extorqué aux négociants hollandais , à force de menaces , des sommes considérables sous forme

1. Sheflîeld, duc de Buckiiigham, ii, 7ti. Mém. de Grammont, i, 141. Burnet, I, S87. Pepys, n, 148, 188.

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