Journ. Lords, y, SOU, il26, m» Ciar. i
Yent la proclamation royale tm libelle scandaleux, ol rojolèrcnt le crime de trahison sur tous ceux qui Tavaient conseillée, et qui Tappuyaient ou en favorisaient Texéculion*.
Dans ces circonstances, Charles se résolut à des mesures hostiles. Ayant sondé les disposiikms des propriétaires du Yorkshire, il somma [12 août] tous ses sujets affsctioniiés, au nord de la ïrenty et dans itn rayon de vingt milles au sud de oette rinère, de le rejoindre en armes h Nottingham, le i2 août. Ce joar*lk/ rétendard royal, sur lequel était une main indiquant une couronne, avec cette devise, « Donnez h César son du, » fut apporté du cliâteau dans une vaste plaine par une garde de six cents hommes de pied; et les habitants se pressèrent a Tentour pour entendre la proclamation lue par lo héraut d'amips. Cette cérémonie , appelée la levée de Tétendard , était regardée comme équivalant à une déclaration d'hostilités^.
Ainsi^ pas à pas, le pays était entraîné à la j^us hiHrrible des calamités nalimiales, une guerre civile. Les Stuart, assis sur le tiAne des Inàxx^ se croyaient fermement en possession légitime de tout le pouvoir arbitraire revendiqué et exercé par leurs prédécesseurs. Mais 'dans les cinquante dernières années, il s'était opéré une prodigieuse révolution dans les esprits. Il était devenu de mode d'étudier les principes du ^î^ouvernernent et d'opposer les droits des sujets aux prétentions du souverain. Nous avons vu qu'Elisabeth, malgré la crainte qu'inspirait la fermeté de son caractère n'avait pu, vers la ûn de son règne, contenir l'expression des sentiments libéraux«*âous la domination plus douce de Jacqaiss, ils s'étaient répandus avec rapidité, et les embarras qn*occasiomièrent à Charles ses guerres et ses dettes les aiBranchireat de toute contrainte. Le bon sens lui commandait de suivre les sentiments généraux de son peuple; mais, en tout temps, les princes ont été lents à apprendre cette importante leçon, que l'influence de Tau toritc doit finir par céder h l'influence de l'opinion. Le monarque s'attachait avec opiniâtreté à chaque branche de la prérogative ; et si jamais il lAchait prise, c'était après une lutte si longue, et de si mauvaise grâce, qu'il inspirait à ses sujets des soupçons sur sa sincérité : soupçons confirmés par cette habitude de duplidté qui avait toujours signalé sa coQduite depuis ses pre-
1. Clarendon, i, 711-715. Rushw. vi, 761, 773. Jouro. des Lordji, 76, 867, m,
283, 588, 503. Journ. des Comiti. 20, 22 mai.