‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 242 sur 276 · CHAPITRE OiSZi£M£. 6i)S · texte numérisé non relu

CHAPITRE OiSZi£M£. 6i)S

conta^ !• pl<i8 qu'eâl Um ji^^ mariiie d'An-

gleterre, VeoBmi periit qnil^ âmim»| mitti hamaus * tné0 oa faits j^rteonniers, et 4ii>-luiit toîIai brAléet ou prises. La perte des vainqueurs lai petite en proportion. Un vaisseau de

cinquante canons avait été pris au commencement de Tai tion ; et le chifTre des hommes tués ou blessés monta à six cents. Mais au nombre des morts, oulre les seigneurs déjà nommés, étaient les comtes de Marlborough et de f ortJ494| ^ d£ux aouraux di&Ua* guéS| Lawson @t Sampson K

T)^m tout ^tre montent h pouvelle d'qne telle victoire eûi* été reçue aTeo les pli|s vives démonslrations de joie fiisis eifts arrivait à ooe époime pu l^s esprits éi4ienâ abattus par une des plusenidles épreuves qu^ait januiiasobies UAe nation. Au eceurds rbiver précédant, deux ou trois cas isolés 4e peste s'étaieni présentés dans les faubourgs de la capitale. Ce fait excita Talarme et dirigea Tatteniion du public sur les variations hebdomadaires des registres mortuaires 1) un cUé la fiaîcheur de la température, et les fréquents changements de temps, étaiiL'iit regardés comme des circonstances favorables ; de l'autre on ne pouvait se dissimuler gue le nombre des décès, quelle qu'en fi^jk l/i mi»»9 sUaiien augmentant. Dans cet état d'iiuiertitude, en proie alternativement k respojr et à la pr^inte, on attep44it (e résultat aviic la plus vive anxiété ; et en0ff , dans les derniers jouis ^ «ai, sous Pinfloenee d'un soleil plus phaud, et second^ 4'nne almnsplièi^ tenfarmée el stagnante, le mai éclata dans toute spn Junteur. Du cent» 4$ Saint-Giles, la contagion se répandit avec rapidité sur les paroisses adjacentes, nienaça la cour à Whitehall, et en dépit de toutes les précautions, gagna la (até. Il s'ensuivit une terreur panique. La noblesse et la haute bourgeoisie furent les prenuers à fuir [29 juin]; la famille royale les suivit; et alors tous ceux qui toisaient plus de cas fie leur sAreté personnelle que des considé*

la flotte. Pendant quplqa» tênpt on eaèha ce fait tu duc, qui était aUé se r»> poser ; mais le bru)t s'en répondit peu à peu, et d'après une enqtftéte qod fit hAn la chambre des communes, il parut que Brunkhurd, un des domestiques du duc, qui avait ete furt aluruic pendant le combat, s'était elîorce lu nuit de persuader au mwtre de l&cher les voiles, de peur de mener le Taisseau au mUieu des ep* neœis; et, n'ayant point réussi, uu bout de quelque temps lui avîiit remis un <»4re. ou quelque chose d'approchant, à cet effet. Burnet inskiue que Tordre Tint an doc (i, 377;. Qu'U ait été forge Braiidiaid, «il la Toit ptf renqoète de la chambre {mâ, STS, iiAte), daat DlaMAeaiy I8S, et daai la Vie de Jaeques, I, 415.

1. Il y a de nombreux récits de cette bataille; J'ai préféré eelni qui se trot^Te dans la Vie de Jacques» i, 107-410.

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rations de logis ou d'inlérôly se préparèrent h imiter cet exemple. * Pendant quelques semaines le torrent de rémigration se précipita par tontes les issues vers la proyince; enfin il fut arrêté par le refus du lord maire d^accorder des certificats de santé, et par la résistance des villes voisines , qui se levèrent pour leur propre défense, et formèrent un cordon autour de la malheureuse cité

Uabseiice dos fugitifs, et par conséquent la cessation du commerce et la femielure des établissements , servirent à aggraver cette calamité. On calcula que quarante mille domestiques avaient été laissés sans asile, et le nombre des artisans et des ouvriers privés de travail était encore pins considérable. Il est vrai que la charité des riches semblait aller de pair avec les progrès de la misère. Le roi souscrivit pour mille livres par semaine, la Cité pour six cents livres ; la reine douairière, Tarchevéque de Canlorbury, le comte de Craven et le lord maire se distinguèrent par la générosité de leurs dons; et les magistrats eurent soin d'assurer rapprovisionnement régulier des marchés : cependant 1<'S fiimilles dont la subsistance dépendait de secours éventuels étaient nécessairement en butte à des privations qui les rendaient plus susceptibles d'être atteintes de la contagion, et moins aptes è y résister. La mortalité se borna d'abord principalement aux classes inférieures, emportant dans une plus grande proportion les enfants que les adultes, les femmes que les hommes. Mais^ à 1% fin de juin, la maladie se répandit avec tant de rapidité, et ses ravages furent si meurtriers, que les autorités jugèrent quMl était temps (Vexercer les pouvoirs dont ils avaient été investis par un acte de .1 ai (pies l*"", a pour le soulagement charitable et Tordon- » nance des personnes infectées de la peste ^ [i^^ juillet]. » 1<* Elles divisèrent les paroisses en disiricls, et assignèrent à chaque district un certain nombre d'officiers, sous la dénomiui^ tion d'examinateurs, visiteurs, garde-malades et watchmen. 2* Elles ordonnèrent que Texistence de la malade, n'importe où elle se déclarerait, serait signalée au public par une oroix rouge, d^un pied de long, peinte sur la porte, avec ces mots : « Seigneur,

1. Monk resta en ville comme seal représentant dn gouveniement, et remplit fidèlement ton devoir darant la peste, ijuoKju'il se considérât conme plmi es

danger que s'il était aux prises avec la flotte hoUaniaise. Clar. Vie.

. 2. St. of RraJw, TV, ir,(îO. Dans la session suivante flu parlement, on présenta un bili pour étendre ces pouvoirs, mais il ne passa point, par suite du Teftit des lords de laisser fermer lean maifont à laTolonlé des eonsUMes. L» Joum, XI, 698. Marvell, i, 59.

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