‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 244 sur 276 · Hodges · texte numérisé non relu

Hodges

S. Le iioriibre des décès L)ar semaine pour ces moi» fut 1,006, 1,S68. 1^761, 9,78ft, S,014, 1,080, 6,819, 5,868, 7,488. }e ne tiens pas compte de UdiisuncUM

fftite par les listes? ontro roux qui moururent de la peste et ceux qui moururent

d'autres maladies, parce que je ne crois paa qu'on y puisse avoir aucimt: confiance.

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GBAmRB ONZIÈME. m

wmX ém morts, qn^on forfait «Mdntenffiit daiM Am C€frciiei1s k

leurs lomboaiix à toute heure du jour; et il eût été inhumain de fermer le? demeurr > des pauvre? infectés dont le? familles auraient jiéri de Ix^^om, s'il ne leur eAt été p^Tmis d'aller chercher des secours, f.ondres présentait un vaste et déchirant spectacle de misère et do désola tkyri. Des rangées de nmisons restaient iooocopées et ouvertes à tous les tents ; d'autres, en nombre pres^nè égal , offraient la croix ronge flamboyant m les portes. \m mes priiieîpalefty ftniléee noigiièfO p^r dee milliers do p^* sonnes^ éteieirt coui^ertês dlierbo. Le peti d^lddliidni ijcri 9é faisâfdaîonil li sortir liNtrcliMiiefit an MriHeft, 01 lors^flflli se rencon** traient, se rangeaient de é^dlés opposés pour éviter le eontaet les uns des autres. Mais sî la solitude et le calfrie des ftffs imprimaient une crainte relri^ieuse, il y avait quelque chose de plus effrayant dans les sons qui frappaient parfois Foreille. Tantôt on entendait sortir des demeures infectées les cris de délire, ou les gémissements de la doiftteur ; tantôt o'ékait le ebflnt joyeux, ou le rire broyanl et insoucieux des buveurs de la fârterne' ou des habitttils des mawais Hobx. Otf était si familiarisé a^ee Fappareil de Itf BBorl, ^'oii éltdt InsensiMie k ses fémurs. Choem «ttendédt 80Htoitfar?ec me résignation de chrétien, on nno indHKrenco de sto99«o. Les uns sollrraierrt k des exercices d^plélé; les atrtres appelaient k leur secours le désordre des plaisirs, et le laisseraller du désespoir.

Septembre vint : la chaleur de Tatmosphèrc commença a diminuer; mais, contre toute attente, la mortalité s'accrut*. Auparavant on pouvait espérer de guérir, maintenant le mal était ravant-conrevr certain de la mort, qcrî survenait généralement dans Tespace de trois jours, souvent dans les vingt-quatre koufus. Le conseil privé ordonna de faire une expérience fondée sur la pratii|ue des temps anciens. Pour dissiper les miasmes pestilenliels, des feux de charbon de terre, dans la proportic» d'an feu pour douze maisons, furent allumés dans toutes les rues et ruelles de Londres et de Westminster [5 sept.]. On les entretint trois jo»irs et trois nuits, et enfin ils furent éteints par une pluie violente et de lon^^ue dun^e. La liste suivante présenta une réduction con'Sidérable dans le nombres des décès [12], et ceux qui avaient survécu se (élicitàreA4 entre eux dans cette flatiBVse espérance K Mais la covpe leur fut bientôt arrachée des

1. Le chitVre, pour la semaine liuls-suat le G septembre, eUUl8,v'ô2. 9. Le chiffre tomba à 7,090.

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668 lllS l OiKË O'AT^OLbl EKKE.

lèvroSy et daus la semaine soivaule [19J plus «le dix mille viotimes, noflibre ioou! jittqa^alorsy succombèreni sous la violence 'croissante de la maladie ^ Cependant en ce moment même oh Tespérance avait fait place an désespoir, lenr délivrance approchait. Les grands vents , qui accompagnent d'ordinaire Téquinoxc d'automne, rafraîchirent et purifièrent Tair; la lièvre, quoique également contagieuse, diminua de malignité, et ses ravages furent nécessairement plus bornés par suite de la diminution de la population , qui jusqu'alors lui avait servi d'aliment. Les enterrements de chaque semaine se comptèrent par centaines au lieu de milliers^ et, au commencement de décembre, soixante* treize paroisses furent déclarées exemples de la maladie^ [12déc.]. Cette nottvelie fut accaeiDie avec joie par lee émigrés qui revinrent en foule prendre possession de leurs maisons, et se livrer à leurs occupations habituelles; en février [l^*^ fév. 1666] la oomr rentra h Wliitehall, et la noblesse et la haute bourgeoisie suivirent Texemple du souverain. Quoiqu'il eût péri, dil-on, plus de cent mille personnes, cependant au bout de peu de temps on n'apercevait plus le vide qu'elles avaient laissé dans la population. La peste continua bien à se maintenir dans certains endroits ^; mais ses terreurs furent oubliées ou méprisées, et les rues nagu^ abandonnées des habitants se remplirent de nouveau d'une multitude courant avec ardeur vers le gain, le plaisir ou le crime.

De la métropole la peste avait étendu son influence meurtrière sur la plus grande partie du royaume. Les fugitifs portaient Fin-

fcction avec eux partout où ils trouvaient un asile, et la mortalité était généralement proportionnée à raggloméralion de la popu-

1. Le chiffre était 8,S97 ; mais on reconnaissait généralement que les listes élalniil fort iseiactes et domialeiitnreiiient phn des deaz tiers du nombre féd.

f 9, La décroissance fat celle-ci : 6,460, 5,790, 5,068, 1,806, 1,388, 1,787, 1,359, 905,544.

3. 11 n'y avait pei de semaine dans l'aimée où Ton ne rapportât quelque cas

do poste. Pour toutes ces particularités, voyez Hodges, Loimologia : do Foe; les leuilles publiques de l'année; Evelyn, Journal^ ii, 245 ; £llis, Lettres^ seconde série, IV, 35; Pepys. ii, 866, S73, 976, 986, 993, S97, 305, 809, 810. SssMrs' Tmets, VIII, 436. Clarendon, avec son inoYartitude habituelle, fait monter le nombre des morts, d'après les listes hebdomadaires, à 160,000, chiffre qui, dit- il, selon des personnes bien informées, doit être doublé [Clar. 336). Le nombre des entorroments, d'sprès les listes, n^était que de 97,306 (table en tète de lo'tmologia). Si nous ajoutons un tiers pour les omissidns, le total sera d'environ 130,000; mais il faut eu déduire les <ieces provenant de causes autres que la peste. Dans les tables elles-mêmes, les décès par suite de la peste sont dans cette annoo ai; nombre de «8,500; ou IGOB, do 1,0!)»;; en 1667, Us tombent à Sf^ à 14 en Itkid, et après cela arrivent rarement jusqu'^i 6.

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C11A1»HKE ONZIÈME. 509

lation 1. Heureusement elle borna ses ravages à la terre; la flotte ne fut pas atteinte, et dès que les vaisseaux endommagés dans la dernière guerre furent réparés, le duc d'York se hâta de prendre le C(»nmandement; mais son ardeur fut reprimée parla défense du roi, que la reine mère avait supplié de ne pas exposer la vie de Phéritier présomptif aux chances incertaines des combats. Le comte Sandwich lui succéda et partit pour surveiller la flotte ennemie dans le [ v\q\. Sur ces entrefaites deux. Hottes de vaisseaux marchands hollandais, venant Tune des lrides-( )ricnlales, l autre dê Smyrnc, et évaluées a vingt-cinq millions de livres, ayant tourné le nord de l'Irlande et de TEcosse, s'étaient mises à Tabri dans le port neutre de Bergen, en iXorwége. La tentation fut trop forte pour Thonnêteté du roi de Danemarck, et h la condition de recevoir une moitié des profits , il consentit à prêter les mains à la capture des Hollandais par la flotte anglaise [22 juillet]. Sandwich fit aussitôt voile pour Bergen, et Qifford, depuis lord-trésorier, tint une conférence peu satisfaisante avec Alefeldt , le gouverneur [31]. Cet officier proposait que les Anglais attendissent qu'il eùl reçu des instructions de Copenhague: mais Sandwich s'y refusa; Tyddiman entra dans le port avec une puissante escadre [3 août], et les Hollandais amarrèrent hniis vaisseaux en travers de la l)aie ei élevèrent sur le rivage une batterie de quarante et un canons. Un changement soudain dans la direction du vent força les Anglais de jeter Taocre sous le canon du château; mais Tyddiman, se fiant à la neutralité du gouverneur, commença Fattaque, et avait 4éjà chassé les ennemis de la plupart de leurs défenses, lorsque la garnison, pour se venger, allégua-t-on, du dommage causé à la ville, ouvrît un feu meurtrier sur les assaillants. Un vaisseau fut coulé bas, les autres, coupautleur câbles, gagnèrent le large, et Tentreprise fut abondonnée. Clarendon se déclare hors d etatdt; savoir à qui imputer le blâme du non-succès : Sandwich se plaignit hautement de la duplicité et de la mauvaise foi du roi de Danemark; mais sir Gilbert Talbot, ambassadeur d'Angleterre, disculpe les autorités danoises, et prétend que Sandwich refusa d^atlendre un seul jour Tarrivée des instructions de Copenhague, dans ridée qu'en agissant sans la pmnission du Danois il lui itérait tout droit au partage du butin qu'il espérait

1. Au mois d'août de Tannée suivante, eUe sévit avec violence à Colchester, Norwich, Winchester, Camibrldge et SaUtbory. Rugge, J£r.

2. Clur. 370, 37*7-381. Pepy 8, ii, 334. Misoel. AuU 359. Eebard, 8*21. La relaUon

5^ UISiOlUE l^ANGLtlLlVKE.

Il était de te dernièro inportanee pour le pensioonaiia de Witt^ 1» frioeipal avoeat de la gmm m Hollande, de satner 1m vai^ MUJi mmtékmÙB do Bergen. Qvoiiia'i ne lûl qa'nn iKHnme de tnm^ il prit In eoHMMndnnient ën la fioUe^ ol hnpitieuCé dos re* Indu enoiés par nn Mil eonirajfn , il eftesdia et découvfit nn nouveau passa??? powr sortir du Texel. H it vofle vers Bergen, ef ' les vaisseaux niarrhiuids se mirent sous sa proteclioii; mais la flotte fut dispersée par une tempête, et Sandwich eut le bonheur de capturer huit vaisseaux de guerre, deux des plus riches vaisseaux des Indos, ot environ vingt autres navires [h sept.]. Mais l'avarice le poussa à prendre aux vaisseaux des Indes une partie d» ieitf cargaison do k valeur do 2,000 livres, et les autres chefs d^escadro, aroc sa pormiosion, sairirent; cet exemple. Le roi et la diiOf eonuBO lotd**gnnM^4nnind| condamnèrent sa présomption ; i reeonnnt sa ImiIo dovant le conseil, ot M en punition privé dtt commandottont; mais pour saufor son honneur aox yeu» dn public, il fut nommé ambassadeur à la ccwr d'Espagne».

Charles, h cause de la peste do Londres, avait convoqué son parlement a Oxford. Son but était d'obtenir de nouveaux fonds. Les Irais de la guerre, en partie faute d'approvisionnements maritiiïH's'i, en partie par la négligence et la rapacité des ofliciers, avaient dépassé de beaucoup les calculs de ses ministres , et la toUdité do ia dernière somme votée par le parlement était déjà ■ngagéo 8EQX créanciers de lar nation. Les doux chambres acquieootion» sans difftcatté > la demande que loor Ht le roi [If cet.] de fmdoiF, par lour lil9(Mité, achoTer leur oufrage, et un don a(^• dttfomiol- do 1,980,600- Iffres, atec un présent de f20,000'l!ms pour le duc d'York, fut voté sans murmure L'objet qui réclama ensuite leur attention fut le danger qu'on avait à craindre dos- ennemis de la monarchie. Algernon Sydney et beaucoup d'exilés étaient accourus en Hollande, et avaient ofTert leurs services aux Klats. ïiest douteux que les Etats méditassent sérieusement une invasion en Angleterre ou en Ecosse; mais il est certain q^ils^ donnèrent des commandements dans la marine et dano Tarméo à plusiours dos léftigiés, ot enoouragin^nt la fèmuh

de sir Gabert TalM âHUrlsi-Jftii» LtttAnnit, SBSa, p.m^9iwm IflUreotel

Lister, m, 389 et suiv.

1. Journ. des Lords, vi, OS?. Clar. ikiO-.MO»;. Coke, ii, :î8. Mite, Aul,9BX, D'£fr- ItadB», II, im, Pepys, II, 324 , 347, 3>2, l'.vclx ii, ii, -MH.

9. Pour approvisionner les arsenaux de lu marine, Charles, de sa propre antoeUé, suspenilit Tacte de la nayiourtu» «t cependant 1« parlement n'en Ont pas compte. Coke, ii, 140. llréroqna la fnipeMion le 97 geptembre 1667.

, Diyilizea by v^OOgle,

CttAPlTftfi OMZIÈM£. 57f

tîo» d*«ir eonseft do roéeonteiits Anglais à La Haye. GeuiHsi oof« respondaiêtttatw \em amis d^Angleterre ; on répandait feytrits

tes pliis sinistres ; on royaîl, malgré la mortalité, des étrangers se rendre dans la capitale, et on dénonça h Monk des réunions secrètes de ronspiiatenrs , et des complots pour s'emparer de la Tour et brûler la cité. Rathbone, Tuckor ot six de leurs complices avaient été arrêtés, et avaient perdu la vie [1" sept.]j; mais le eolonel> Danvers, leur cl»f, s'échappa dna mams des officiers , et trouva cm asile en profince. Alarmé d^ cercMiplnt însigDifiant, le parienent eendanma phinem des eonspÉratteurs nominative* nMi0) et de fÊos^ tout sujet angjlaiB de naissance (joi resterait an service des états après on joar ftié'. Ces actes toertelbis ne satisfirent pas tes plus timides en tes plus zélés. Fendant la peste beaucoup de membres du clergé orthodoxe de la métropole avaient persisté avec la plus louable constance à s'acquitter de leurs devoirs; beaucoup, cédant a leurs craintes, s'étaient éloignés (!u llîéîitre du danger et réfugiés en province. Los ministres presbytériens, qui avaient été destitués depuis peu, saisirent cette • occasion de monter dans les chaires vacantes au milieu des cris limyants de leurs congrépitioiis : «Qne'deiPonswHs faire pour être san>rés?^ be dérottemene de ces lionmies, <ini bravaient la flMPt pour administrer tes eensola^ens db la reUgion h leurs fisbres affligés, provoqua, di^-en, la jaloimib de lenrs riranx, et eetto jalouste^ ^-elle existait réellément, fbtbientM satisfaite par de nouvelles lois pénales. Personne ne pouvait nier que la loi n'eut été violée: mais cette violation avait été commise dans des circonstances assez extraordinaires pour être plutôt digne dV4oge que de censure. Aussi, afin d'aggraver leur délit, on prétendait que les ministres avaient profité de l'occasion pour répandre du haut de la (^aire despniioi)^ de sédition et? de trahison, représentant la peine comme une punition infligée par la Providence^ tani à>cai0e de km e^^uMon' des églises qu'à^cause de Timmo*» raillé 4^ seuvemin et? de se^eenr, aceusation dans laq[uélte il est

1. L. Jbnm. xi, SSS, 609. St. ofRealm, v, 57^. Parker, Biirnet, t, 393.

(31ar. 390. On a somreiit prétendu que ces complots et ik correspondance que l'on (lisait entretenue par les mécontents d' Antjleterre avec les Hollandais étaient de pures tictious. Les extraits suivants des lettres d'estrades, ministre dè Fnmoe à Itt lTaye, à' son sodrcMi. pfonvftront peut^-^tre le oofltraire. < Les états ont de grandes intelligence}? en Ecosse et parmi li s ministres de leur religion en Angleterre. > Mém. d'Estrades, iï, 383, oct. 1665. «L'Ecosse fait entendre au& états ^e dès^ que Votre Majesté se déclarera, elle a un fort parti à-mettre-eBOMspiigiieyetquB let^nûnistret derAn^^letoBe dt-laflièm seUîntoii de ceux de ce pays mandent la même ohose. » Id. 385.

UlSTOlKli; D'AMGLËÏËKRE.

probable foe Tindifcvétion d'ua aa deux individus était nonseulemenleiagérée» mai» ii^iisieiDent étendue à tout le corps. Qaoi qo^il m Mnt, oo rendit un acte [80 cet] interdisant à tout ministre nott-conformiste de Tenir, h moins qoe ce ne fût en passant sur la Tonte, k cinq milles de toute Yille envoyant des mem* bres au parlement, ou de tout village dans lequel il aurait légaleinenl ou illc^j^aleinent exercé son ministère, sous peine d'une amende do livres pour chaque contravention et de six moid'emprisonnement s'il refusait en outre de prêter le serment de non-résistance. Pour assurer Texécution de ce décret, Tacte des cinq milles, les évôques reçurent du clergé orthodoxe les noms de t4Mis les ministres .nem^conformistes de leurs paroisses respectives; on employa et on raoouragea partout des espions et des délateurs, et les suspects furent forcés de se fixer avecleurs millesdansles endroits écartésde la campagne, où ils subsistaient de leur travail et de la charité d^autrui. Mais ils pernstèrent li refuser le serment, et les souffrances des victimes ne servirent qu'à enraciner plus fortement leurs doctrines dans Tesprit de leui'S auditeurs K

De Witt cherchait depuis longtemps à se fortifier, lui et sou parti, delà protection du roi de France, et Louis était assez disposé à acheter les services d'un homme qui gouvernait les Etats de Hollande, et était à même par eux de dominer les autres provinces de la république. De Witt lui avait conununiqué plusieurs {«opoeitions pour la séparation des Pays-Bas espagnols, et le roi» quoiqu'il nountt un projet plus ambitieux, consentit, pour plidre au Hollandais, h entrer en négociation au sujet des conditions ^. Mais, en 1G65, Philipjxj d'Espagne mourut [17 sept.], laissant la couronne et tous les états qui en dépendaient h Tinfant son llls , sous la réf^ence de Marianne d'Autriche , la reine- mère. Louis résolut alors, comme il en avait d'avance l'intention, de prendre possession de la Flandre, sous prétexte que, d'après la coutume de plusieurs provinces des Pays-Bas, appelée droit de dévolution, ces provinces appartenaient h sa femme, Marie-Thérèse, fille de Philippe, d'un premier lit. U était bien vrai que Louis, par oon-

1. L. Joum, XI, 700. St. of H«a?m, 575. Wilkins, Coni, vr, 588. Bvniet, t,

392-31)3. l/actc ne mentionnait pas les ministres non-conformistes, mais les comprenait sous la désignation de personnes qui avaient joui de promotions eodédastiqiioi ou prêché dans des oonTeittieale» illégaux.

S. Toutes iM leltrtg de d'Eitrades, depuis son arriTée en Hollande jusqnfott 1064, montrent combien oe maUiearenx hosune d*él«l s'était éèmaé aux nié* rets de la France.

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CIIAPITKE ONZIEME. Ô73

Irai, et sa jeune femme, par un acte séparé, avaient soleoneUe* ment renoBoé h tous leurs droits h la succession de la m<marohie espagnole en général , et de la Flandre, de la Bourgogne et du Charolais en particulier'; mais on prétendait que le roi avait été délié de Fdiiligation du contrat par le non*pay ement de la doi que devait donner TEspagno, et que Marie-Thérè»e n'avait jamais été liée parla renonciation, vu qu'elle Tavait faite étant mineure. 11 arriva, toutefois, que les Hollandais, en vertu de Talliance défensive roncUie entre eux et la France en 1662, invitèrent alors Louis à se joindre h eux comme allié dans la guerre contre Charles, et il parut impolitique de se mettre en hostilité au môme moment avec deux puissances telles que F Angleterre et TEspagne. A la vérité, il était facile d'éluder la demande en répondant qu'un traité définitif n'obligeait pas, quand la partie qui réclamait assistance avait provoqué la guerre; mais» d'un autre côté, <m alléguait que Louis, en se réunissant de bonne grâce aux Etats, les rendrait moins contraires à son projet de s'emparer de la Flandre, et que, sous prétexte d'empêcher les descentes des Anglais, il pourrait faire en secret des préparatifs, et assembler des troupes sur les points de la cAte les plus voisins'^. Louis suivit ce conseil : son ambassadeur informa Charles que si la [)ai\ n'était promptement conclue, son maître se croirait obligé de i»rendre parti contre lui dans la guerre , et le roi d'Angleterre aima mieux braver la puissance d'un prince étranger que de se soumettre h ses ordres.

En janvier [16 janvier 1666] , le monarque français , tout eu exprimant ses regrets, déclara la guerre; mais, sur la réclamation de l'ambassadeur d'Angleterre, il accorda trois mois auxsu'» jets anglais pour sortir de son territoire avec leurs effets L'approche d'une armée française força bientôt von Ghalen, évéque de Munster, qui, comme allie de Charles, avait fait uni' formidable incursion dans la province d Uver-ïssei, d'accepter une paix

1. Dumont, vi, part, i, 283, 'iHJS. Par la loi de flévohition, qui était on vigueur dans plusieurs provinces des Pays-Bas, le droit d'hériter appartenait aux enfants du premier IH, même aux tilles, à l'exclusion des enfants dtt second. Marie-Thérèse, femme de Louis, était lille <\v Philippe d'Espagne, du premier

lit; Charles, héritier de la monarchie, était du second.

2. Dumont, vi, part, ii, p. 412. OEuvres de Louis XIV, ii, .5-11, 2ô, VM).

3. Dum. part, m, 8-2. Clar. '•)82 288. Mise. Aul. m. Méui. ^'Estrades, m, T)!, (>4. Charles, de son côté, promit de n'intiuictcr dans leur j^ersonne ou leur propriété aucun des natifs de Franco ou des Provinces-Unies résidan! ou venant dans ses états, * i»articuUèremcnt ceux de la religion réformce^ dout il prendrait spceiaietnent les intérêts. » Rulpb, i, loi).

^74 IIISTOIHE I» ANGLETERRE.

désavantageiiM [§ avril), et Tageut français h Copenhagae décida !• ra é*i)aMMrok k te lelirer de Falliance de TAngleterre, et k Mn 99mm comBue arrae ka £Ma féviior]. Ckaflea, de mcMé, coadiii w inM sf #e la toi da daMe [8], par leqiM^ «iMM^Ie piffte a'aniagaail k ne poim fomir de mnoillMia ûb guerre aux enjwnÛB de Taiitre» ; mais il éehooa dans la Iwrtâtfye de siiseitt 1 ime (yppo?iti<»n h do VV ill en Hollande |)ar les intrigues do (In Hu it, p.iriisiiii de la niaison d'Orange, qui, bientôt après (b ocl. I, pi'idit lii \'w cnnmio traître envers la république

Ces nôgorialioiis orcujjercnl les preinirMS mois de la nouvelle j awiae ; an mai, le prince Kuperl et le duc d'Albemarle prirent | aM^oialMMal U aoaaaMideinent de la Hotte anglaise , et inaiii* tèvaai tepvoéMnl lai edM dei Haltade. M régnait toaiefina pm iêmtdàéMfmÊn \m dm êmkmn. L'orgoeâl da Rapen anp* partaU «nrie paioa oetia égiAHé dd naag el d'aotdrtlé; 0Nd» peupld aa rappeiail laa atlawai littxÀm da Moek war lea Bai» landais , et Charles satisfH le Tœu général en adjoignant ce seigneur au prince (Unis le commandenienl en chef. Ils étaient revenus dans les l>unes, lorsqu'on reçut avis que la Hotte hollandaise ne serait pas en état de mettre en mer de {dusieurs semaines, et , qu'une escadre française, sous les ordres du duc de Beaufort, était ' arrivée de la Méditerranée à Beile-isle. Par malheur, aucun de aaa bruits n'était ?rai. Ruyter, accompagné de Witt, avait déjà qailté le leiaè; la d«e de Bwiém »*av«lt pat passé le détroit de Gibraltar. Rapert, cependant, reçut de la cm (99 ttai] Pordre dPallar en loala hàle «fee vingt voUes h kr raehercàe de» ftaiçais, laodia <pi'AUMMtrle, «fae ein<|ttaHteHfnatre, se dirige'atf aar la €kin-fleet [H]. Le lendemain matin juin], le dcrc fat fcMit surpris d'apercevoir la tlotte hollandaise, forte de plus de quatrevingts vaisseaux de guerre, a Fancre h la hauteur du Norlli-Foreland. 11 avait si souvent parlé de Tennemi avec mépris, avait si sévèrement critiqué la circonspection du comte de Sandwich, que se retirer sans combattre, c'eut été s'exposer à la censure, à la fisée du public. Un eottaeil de gcrenre fol eonroqué k l'instant ; la nu^ii»» caaire son prapre santiaBanl j sa rendil à Tavia impnh dent nMda Amiei dv eoinnkaiidairt, et fe signal fut dcttné d'attaquer sans délai. On ne forma point de ligne , on n^dMerva point (Tordre ; l'escadre bleue,^ qui formait Uavant-garde, se fraya un passage à travers la flotte ennemie ; mais- la plupart des yaiè»

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