‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 245 sur 276 · Olar. 327, 320, 333-330. Dum. vi, part. lu · texte numérisé non relu

Olar. 327, 320, 333-330. Dum. vi, part. lu

CHAPITU OMBÊME. o7b

s(^aux dont elle se composait furent capturés, détruiis on désemparés. La nuit sépara les combattants, et Faction commença Att T^iis (te k lumièro* Mais si Mook a¥aii combuUo 1a wmtie pour la Tictoire , il avait maiatMiAiii k oowbatire pour at aÂr»té, Un leofort <to §m» voitoa aoemi te mfénncm ei la ewirage 4a Tmip Qioiii et oa lia CiU q«e par laa aflbtts ka pins Uroïques que lea Aogliûs parmraiitè proloiigar oaito IqIIé inégale jusqu'à la nuit. IfoBk f ayant bttlé ime partie da saa vaisseaux désemparés , et ordonné aux autres de gagner le port le plus voisin, en uppusa, le matin, comme arrière-garde, seize qui restaient h la poursuite de Ruyter [3 juin]. Mais, dans la precipiiation do leur fuite, ils s'engagèrent dans le Galloper-Sand, où le Prince Royal, l'orgueil de la marine anglaise, se perdit, et où les autres eussent probabia* méat partagé son sort, si Rupert ne iài arrivé à leur secours aveo son escadre de vingt voiles. Il avait reçu Tordre de revenir de Sainto-HéièiM le premier jour de la balaUle, eion n'ajanaia ax^ pUqiié penrqneî il ao r^ignit llbeaial^li que le soir du troisièoia. Lea irnea dae flatiea ennemiae éteietti maiiilenan t plus égalamenl lialanoées : allas raneuvelèrenl l'aDgagemant le lendemain malin [4], et après s'être croisées cinq fois en ligne, elles se séparèrent Il la faveur d'un brouillard Tel fut le résultat de cette succession de combats o[tinialres et sanglants. Il n'y a pas de doute que les Hollandais pouvaient justement s'attribuer la victoire; Doais si Ton considère retïrayante inégalité des forces, il faut conr venir qna la défaite ne fut point honteuse pour les Anglais. « On peut les tueri » s'éoria de Witt, a mais on ne peut les vaincre, p £o Aac^etene, la conduite de Monk fut •événement blâmée , el evec raison ; mais personne ne put le convaincre qa^il avait agi imprudemment en provoquant le eombat^ ou qu'il n'avait paa fidt flna de mal à Tennemi qu'il n'en avait reçu

Les deux flottes avaient besoin de réparations; toutes deux, par des eilorts extraordinaires, furent peu de temps après de nouveau en mer. KUes se rencontrèrent [25]; la victoire fut chaudement et obstinément disputée ; mais la fortune ou le courage des Anglais l'emporta. Cependant, on fit peu de prises. Avec une «ideoe téméraire mala heoreuae, Ruyiar revint plusieurs fois sur

1. Comm. Joum. 31 oct. 1«67. Clar. a43, 341. Coke. 144. Heath, 550. Leclwc, II, 139. Basnage, i, 773. Pepy.s, n, 398-102, 410, 411, li'i, 115, 191, 434, 435.

'■2. Pepyg, ii,42S. Comm. Jouni. ai oct. Suivant Ëvelyn, les Anglais perdirent 10 Taiflieauxy 1,700 hommet tnéi ou blessés, et -2,000 pris (ii, 958); les Hollandais reconniirent aroir fen|a 9ufimP^ 7 wpimiMUy et 1,800 hmamet* Le-

clerci II, i4â.

coux qui le poursuivaient , et les tint en éclior jusqu'à ce que les fuyards eussent trouvé un sur asile dans les VV eirings. Uupert et Monk croisèrent en triomphe plusieurs semaines le long de la eôle, interrompanl le commerce, et insultant h Torgueil de leurs ennemis. D'après i'aTis d' un Hollandais» Holmes eut ordre [8 août] d'entrer » avec une escadre de chaknipes ^ de brûlots, dans la passe entre Ulie etScheUing, rendes-TOusoidinaire des Mtiments qui faisaient le commerce de la Baltique : bientôt [9] denz ni»seaux de guerre et cent cinquante vaisseaux marchands avec leurs cargaisons furent on llarnmes, et le lendemain, Brandaris, ville voisine, composée de mille maisons, fut réduite en cendres. A la vu«* de Fincendie, de Wilt, transporté de fureur, jura par le Dieu tout-puissant qu'il ne remettrait pas Fépée dans le fourreau qifil n'en e(kt tire vengeance, serment qu'il observa religieusement ^

Louis n'était pas fâché que les deux grandes puissances rnaiîtimes s'épuisassent dans cette terrible lutte. H avait promis à ses alliés la coopération de sa flotte, mais cette promesse était encore à remplir; et au lien de risquer la marine française contre Isi Anglais, il chercbait à occuper Tattention de Charles en excitant la rébellion dans ses Etats. A cet effet, il employait des agents chargés d'intriguer avec les catholiques d'Irlande, qui avaient perdu leurs terres par suite du dt^rnier acte d'organisation , et il encourageait les os[)érances des exilés anglais qui se persuadaient que leur parti était toujours puissant en Angleterre. Algernon Sydney se liAta d'aller h Paris : il soutint aux ministres français que l'intérêt de la France exigeait rétablissement d'une république en Angleterre ; et il présenta au roi de France un mémoiis où il sollicitait le don de cent mille couronnes pour mettre soa parti en état de commencer les opérations contre le gouverae* ment anglais. Mais Louis hésita avant de se dessaisir d^une ausn forte somme. Enfin il offrît h Sydney vingt mille couronnes d'abord, avec la promesse d'un secours additiumicl, si le soulèvement avait lieu ^.

Cependant, vers le milieu du mois d'août [13], le duc de Beaufort arriva, contre l'attente générale, de la Méditerranée à La Rochelle, et les deux puissances convinrent d'un plan pour la jonction de leurs flottes respectives dans la Manche. Les HoUao-

1. Clst. 846. PepYs, II, 444. lùtc.Aul, AU, m. Mém. d'Ëstrades, m, 316|

8 LooiB XIV, II, 908 et note ibid. MiseeL Aul. 488.

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