CHAPITRE D()! /.ll>ME
dais avaicîiit déjà passé, dans ce J»ul, le Paa-de- Calais, lorsqu'ils, aperçurent les Anglais commandés par le prince Rupert. Comme Ruyter, quoique à bord, était retenu par une grave indisposition, les marins témoignèrent de la répugnance combattre -sans la jNrésence et les ordres de leur chef âiYori, et la flotte, serrant la côte de près, entra dans la rade de Saînt4ean, près de Boulogne. Rupert n'osa la suivre : il vira de bord pour s'opposer h lîoaiifort, qui reniontail la Manchu ; mais la violence du vent le força dn se réfugier h Sainte-Hélène, et Tescadre frangaiso eut le bonheur d'arriver à Dieppe saine et sauve [8 sept.]. Louis, alarmé de savoir sa flotte si près des forces supérieures des Anglais, insista par des messages réitérés pour que les llollaudois vinssent la protéger.'Mais leurs vaisseaux avaient considérableirienfc souffert des mauvais temps ; Famiral était toujours.hors d'état de prendre le commandement; et au lieu de rejoindre leurs alliés, ils saisirent la première occasion de rentrer dans leurs ports. Beaufort, néanmoins, se tira du danger, et descendit la Jlanche sans autre perte que celle du Rubis^ de cinquante-quatre canons K