‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 247 sur 276 · CHAPITRE DOUZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIEME

Grand incendie de Londres. — Opérations du parlement. — Insurrection en Ecosse. — Traité secret ft?eo Louis. --Flotte hoUandaise dans la Tamise. — Paix de Breda.— Chute de Clarendon.— Triple alliance.— -Négociation secrète

BTec la France.» ConTersioi) ilu duc d'York. — Intrigues pour changer l'ordre de succession. — Divorce do lord Koos. - Visite de la duchesse d'Orléans. — Traité secret avec la France. — Mort de la duchesse. — Second traité secret. — Evénements divers.

La temprte qui avait forcé la Hotte anglaise d'entrer h Sainte- Hélèue eut les effets les plus désastreux sur terra. Vers deux lioures du matins le dimanche [2 sept.], un incendie éclata dans Pudding-lane, près de Fish-street^ un des quartiers les plus populeux de la capitale. Il ayait commencé dans une boulangerie : les maisons du voisinage, construites m bois,* et avec des toitë goudronnés, furent bientôt en flammes ; et les marchandises dont elles étaient remplies, composées des objets combustibles

1. Clarendon, 847. Heath, 558. Mise. Aul. 418. Louis XIV, ii, S19-aai-256. Temple, t, 447.

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destinés à requiponionl dos vaisseaux, alimentèrent rinccndie. Pour comble de malheur, les coaduits de la New-Hiver se trouyèrent vides < , et la machiiie qui faisait monter Teau do la Tamise fat léduite en oendrei. Le ioid*maire arriTa à la pre* mii»re alarme ; mais sa timidité et son ineipéiience rempèdièreat d^dopter des mesures dicisÎTes : il refasa pendant plusieurs heures d^accepler l'aide des militaires ; et il rendit à eeui qd 'consoillaienl de démolir une rangée de maisons, qu'il falkU aui»ara\ dtit obtenir 1/3 consentemenl des [irej^riétaires'^.

l*endant la journée, le vent, qui souftlail de Ff^st, augmenta (FlK'ure en heure de violence; cl le feu se répandit avec une étonnante rapidité, gagnant de toit en toit, et enflaïuinant souvent des maisons éloignées et qui paraissaient en sûrelé. La nuit suivante ( « si on pouvait appeler nuit, 9 dit un témoin oculaire, « ce qui était aussi dair que le jour k dii milles k la rondes) 1 ivésenta le pt ctacle le plus magnifique, mais le plus effirayant | On voyait monter jusqu^aux nuages une immense colonne de feu, d'un mille de diamètre ; les flammes, en s'élevant, étaient cour- bées, rompues et dispersées par la violence du vent, dont chaque coup éparpillait dans l'air d'innombrables llanunèches, qui, tombant sur des matières inllammables, allumaient de nouveaux . incendies. L'éclat livide du ciel, la chaleur accablante de ratmo- ' sphère, le pétillement des llanunes, et la chute des maisons et des églises , tout concourait à remplir les esprits de stupé£BCtioD et de terreur.

Toutefois, au lieu de s^arrèter sur les causes naturelles de oe malheur, causes trop évidentes pour échapper à un oail ohserrar I teur, la crédulité publique prêtait Poreffle à des histoires de mal- |

veillance et de trahison. On disait et Ton croyait qu*on avtit

arrêté de? hommes portant des paquets d'une substance inconnue,

qui, comprimée, produisait de la chaleur et de la ûauime; qu'on I • j

1. Sur l'autorité (Vutu- Meille femme, la comtesse de Clarendon, et d'un théoîogion, \o docteur Lloyd, dont le cerveau avait été dérangé par l'étude de l'Apocalypse, Hurnet rapporte gravement l'histoire d'un nommé Grant, papiste, eoprofMiétaire des ouvrages hydrahUaaes d'islington, qui, le samedi précédent, aurait tourné les robinets et emporté les clefs (Hist. i, 401) ; mais le feu éclata l le septembre, et Hig^^ons {Remarques, 219) prouve, d'après les livres de la compagnie, que Qrant n'était pas intéressé dans Teiitrepriie ayant le 86 de es mois.

2. Le duc d'York dit que l'expédient de faire sauter les maison-s avec de la 1 poudre fut su^:^'eré par une vieille femme 'Mnrph. Pap. i, 36); Evelyn, par | une troupe do matelots ; mais < quelques hommes entêtés et avares, des aider- i paen, etc., ne Touiurent pas le permettre, parce que leurs maisons aéraient êlM |f les premières.» II, S66.

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