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Liiyitizoa by ^OOglc
588 HISTOIUK D ANGLETRRRE.
cpmme v/joant d^'ello-môme. Us n'avaient Tun contre Taulrp aucune cause d'inimitié réelle, et la seule difficulté ve&ail du désir quVait le roi d*Afi|^eterre de recourrer les Iles des Inded-Ocddentales, qui araient été prises^par les Français, et de la pari de
Louis, du désir que TAnc^leterre s'engageât à ne point entraver ses desseins contre rKspagiie. A la lin ils rabattirent de leurs prétentions, ot il fut convonu qu'ils s'abstiendraient de toute hostilité riin (dnlrc l'autre, que la France rendrait les conquêtes dans les Indes-Occidentales, que l'Angleterre pendant un an ne prêterait aucune assistance à l'I^pagne, et que tout ce qui dans ce traité était de nature à être porté h la connaissance du public serait plus tard inséré dans uu traité ostensible. Les deux rois s'engagèrent solennellement à observer ces articles dans un écrit revêtu de leurs signatures respectives [i&avril], et qui pour plus de secrêt et de sAreté fut déposé* entre les mains d'Heariette- Marie comme leur parente et amie commune*.
Pendant que le traité secret se négociait, l'ambassadeur do France réitérait sos demandes h La Haye, et quatre des sept provinces, désirant la paix, résolurent de cesser de contribuer aux dépenses de la guerre. De Witt et son parti furent forcés de céder; Breda fut choisi pour le .lieu du congrès, et au mois de mai [ ] les ambassadeurs des diverses puissances s^assmblèrent. Mais le pensionnaire avait toi^ours soif de vengeance; il savait que la flotte hollandaise était prête à mettre à la voile, et . que les Anglais n^en avaient point à lui of^posw; et il résolut de ne pas perdre ^occasion que la fortune lui présentait. Quand Varmistice fut proposé, les Hollandais refusèrent sur-le-champ leur consentement , alléguant qu'il faudrait autant do temps pour en discuter les conditions que celles de la paix elle-même; et taudis que les Anglais argumentaient et que les Français faisaient des remontrances, Ruyter, accompagné du frère de Witt, ordonna à la flotte, forte de soixante-dix voiles, de le rejoindre en escadres séparées près de la bouée, à la hauteur de la Nore.
Le gouvernement anglais ne fut pas pris au dépourvu. Les avertissements du duc d'Tork lui avaient ouvert les yeux sur le danger; et trois mois auparavant [27févri^] il avait donné l'ordre d'élever un fort à Sheerness, de barrer la Medway aux puieaux, de monter les canons sur les batteries et de préparer
1. Nous devons la connaissance de cette singulière transactioo, le uremier des traités secrets entre Louis et Charles, à Louis loi-inèine 4ÎuM ses QEiitks 11,266,286,288,889; V, 399, 405. '