VoymPepys, m
690 tilSTOlKË D' ANGLETERRE.
tfaL énonnes lirûlotf; apfès em suiTait le reste deTescadre. Les • Taineaax de gaerre J^eiit raaere potir Teoe?oir et rendre le fm des batteries; et les brûlots, passant derrttre eux, continuèrenl leur course, réduisant en eendres les trois vaisseaux de pre-
micro classe, h Rinjnl Jacques^ le Chêne et le Londres. Au reflux, leur roniinaiidaiit, Viin (ihent, soit qu'il eut entièrement exécuté ses ordres, soit qu'il fut intimidé par la chaude réception qu'il avait éprouvée, donna le signal h la flotte de redescendre la rivière, et, après avoir brûlé deux de ses propres bâtiments qui avaient touché, rejoignit sain etsaufTautre division à laNore*.
A considérer ia ioroe de Tennemi, et que la rivière était sans défense; la perte des Anglais fdt beaucoup moindre qu^ib n'avaient lieu de s^ attendre ; mais Taffiront foi très^sensible au roi al à Sis sujets. G^était un sujet universel de douleur et d'indignation do voir que l'Angleterre, naguère maîtresse de Tocéan, no pouvait plus tenir tête h ses ennemis sur mer, et que les Hollandais, qu'elle avait si souvent défaits, voguaient en triomphe dans ses rivières, brûlaient ses vaisseaux et répandaient l'effroi dans sa capitale et ses campagnes. Beaucoup de gens s'en prenaient à l'ét^neile source de toutes les calamités, les machiBAtions imaginaires des papistes ^; on faisait croire à d'autres que le roi s'était ligué secrètement avee Tennemi pour abaisser la nation, dans le but d*établir pins aisément un gouvwnement despot^; et nombre de personnes opposaient le résultat désastreux de la guerre actuelle contre les Hollandais sous un roi au résultat glorieiix de la guerre précédente sous un protecteur, ^lais leur raisonnement était évidemment injuste. Quelles que fussent les fautes de Charles, il avait conduit la guerre avec autant d'énergie, ci jusqu'à ce moment avec un succès plus signalé. Même Tatirout reçu a Chathara, fruit d'une mesure qui lui avait été imposée par le manque d'arfsnt, n'avait en réalité ni diminué la puissance ni affàibli les ressources du pays.
Pendant six semaines , Ruyter continua de balayer les côtes d'Anf^tene. Mais ses tentatives pour brdier les vaisseaux de IMrtmoath, de Pl3rmoutb et de Torbay échouèrent successivement, et quoiqu'il menaçât deux fois de remonter la Tamise, la vigoureuse résistance que lui opposa une escadre de dix-huit voiles, sous les ordres de sir Edward Spragge , le décida à re-
1. C.Jowm.Bl oct. Pepys, m, 337, 241, 242, 245, 250; v, 17. Evelyu, ii, 38T, 988^ 981» ,