‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 255 sur 276 · CHAPITRE liOLZlÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE liOLZlÈME

narque. Son oppo^itioa dans la chambre des locds.att bill pour Tindul^Dce aux consciences timorées ne lut jamais oubliée, et récemment 9 lorsque le plan de mettre le trésor en commission était discuté dans le paiiement d^Oxford^ sa conduite avait causé un mécontentement profond et durable. On lui fit enfin sentir que, bien qu'on pût encore le consulter comme auparavant, il ' ne jouissait plus de ramilié du roi, et ses adversaires politiques, voyant le terrain glissant sur lequel il marchait, travaillèrent a précipiter sa chute ^

La première tentative fut faite parle comte de Bristol en 1063. T.o lecteur a vu qu'elle échoua, et cet échec servit pendant quelque temps à consoUder le pouvoir du chancelier. Cependant il devint plus impopulaire; des hommes d'un parti opposé pénétrèrent dans le conseil ; son grand ami et soutien, le comte de Sottthampton , mourut, et la comtesse de Gastlemaine et le duc de Buckingham se hguèrent ensemble pour le renverser* U avait mortellement offensé cette dame en défendant à sa femme de la voir, défense qu'il refusa de révoquer, même à la requête du roi 2. Huckinghani, dans la dernière session, s'était mis en opposition avec la cour, et avait déclaré une guerre ouverte à Charles et à sa maîtresse. Mais ses intrigues avec les mécontents avaient été révélées par un des agents, et, après la prorogation [8 février], le roi lé priva de toutes les charges qu'il tenait de la couronne, et lui envoya Tordre de se remettre aux mains du lieutenant de la Tour, n se cacha; mais heureusement l'agent mourut [il], et.le duc , ayant fait sa paix avec Gastlemaine, se présenta au lieutenant [18 juin], fut interrogé devant le conseil, acquitté, admis à baiser la main du roi, et rétabli dans ses anciens emplois^ [!() juillet]. A dater de ee momenl, le sort do Clarendon fut fixé. Quand la Hotte hollandaise était entrée victorieuse dans la rivière, il avait conseillé au roi du dissoudre le parlement, ot d'entretenir les troupes sur la côte par des contributions forcées levées surles comtés voisins , que Ton rembourserait sur le prochain subside. Ce conseil fut divulgué par quelques-uns de ses ennemis, et représenté comme un plan pour gouverner le royaume avec une armée permanente au lieu de parlement. L'imputation fut ac* cueillie partout avec des expressions d'horreur, et provoqua en

1. Clar. 24Ô, 248, 321, a58, â61. Vie do Jaeques, i, 428. Pepja, iv,20«.

Page 1