SttppL aux Pap. Clar. m, zUv, zlv. Wood, Aiken, Qxtm, U
GliAPiTA£ DOUZIBaL m
kit dans le langage da tenq» , «laeabaladttimS vie composa
du dac de Boddngham, qui n^avait |mui de eluffge ostensible avant d'avoir acheté de Monk celle de grand écuyer ; de sir Henry
Bennet, devenu lord Arlingion, principal secrétaire d'élat; du garde des sceaux Bridgeman et de sir William Coventry, Tun des commissaires do la trésorerie'^. Parmi eux, Coventry, par la supériorité de ses connaissances et de ses tiikîuts, exi itaii la jalousie dé ses collègues, mais malheureusement n avait pas 1 art de plaire au roi, qui, à cause de Thabitude qu'il avait de prédire des malheurs, lui dounait le samom de c vMimnaire. » Buoking* ham et Arlington étaieni emiemis mortels au fond da cœor, quoique tour situation les forgll de paraître amis* Bridgeman était eonsaltéparooBTminoe. Jusqn^alors Q n'avait acquis aucun droit particulier h la faveur du monarque ou à la confiance du peuple.
Les conquêtes rapides du roi de France en Flandre liuiaiit rété d«'riii<T avaient attiré les regards de TEuropo sur le théâtre de la guerre dans ce pays. Le pape, Clément IX, par pitié pour le jeune roi d'Espagno, et les Etals, alarmés de voir les armes françaises approcher de leur frontière^ offrirent leur médiation [sept]. 'Louis leur fit la môme réponse, qu'il nè voulait que re* v«ndiqiier les droits de sa femme ; qu'il se contenterait de garder les eonquétas qu'il avait déjà faites, ou de les efaangar soit contre le bûtembourg, soit contre la Franohe«Comté, avec Aire, SainW Orner, Douai, Ganibrai et Charleroi, pour fortifier sa fîrtmtière du nord, et qu'il était prêt h consentir à un armistice de trois mois, afin que le gouvernement espagnol eût le loisir de choisir <'ntre ces alternatives. Mais T Espagne n était point assez abaissée pour se soumettre à une aussi flagrante injustice; elle laissa passer le temps sans céder, et les médiateurs renouvelèrent leurs instances pour obtenir de Louis de prolonger l'armistice de trois autres mm. n consentit k s'en tenir à sa première dhe ;pendant ce tenne; nais» leftisant l'armistice^ il envahit dans llntmalle
}. Pepys, IT, ^3. Le mot < cabale.» à cette époque, signifiait un conseil secret. VojBf les journaux de Pepys et dTBvelyn, et Whitelook (p. 4Tf) dèe l'An
1G:>0. D'Estrades appelle les ministres d'alors < la caballe d'Espagne. > D'Estrîules, V, 3ÎÏ. I.o conseil entier était ilivisé on «}iiairc comités : un pour les affaires et^angère^i, lu vraie cabale ; un autre pour les iitraire» de la guerre et de la marine, un troisième pour le commerce, et un quatrième pour le redreneaient des griefs. 81 janv.
2. Southampton, le lord trésoriory mourut le Ifî mai IGGT, et le 1'' juin la trésorerie fut contiée à une coomÙMion. Les commissaire^ furent ie duc d' Al* iMmade, lord Ashley. sir Thomas Giftbrd, sir WiUiam Cktventij et air John Duneonibe. Bennet ftn lUt seeiétaire d^étal le S«ootolMre 16SS.
600 ' HÎSTOinE IVANi^LRTERUE.
toute la proTinco de Fraoche-Comté, dans le seul but, {Mréten* dait4l, de foicer TËgpagne h se décider ^ *
[1667.] S*fl était de rintérftt de P Angleterre, il était encore plus de Fintérét des Etats d^empècher la France des*emparer de
la Flandre. Dans cette persuasion, sir William Temple, ministre résident h Bruxelles, reeut fl5 déc.] Tordre de se rendre a La llave, de sonder If^s dispositions de Witt, et, a son retour a Londres, il fut ren\<»\ (' d»- iiouvimu en Hollande [1^'' janvier 1668], avecla proposition d une allianc»» défensive, dont le but serait de forcer le monarque français à faire la paix avec F Espagne aux conditions qu'il avait précédemment ofTertes^. Les Etats furent embarrassés. D'un côté, ils considéraient [8] les Pays-Bas espagnols comme le grand boulevard de leur indépendance contre les forces supérieures de la France; de Tautre, Ûs hésitaient à s^engager dans une guerre dangereuse contre un ancien ami et allié, h rinstigation d'un prince qu'ils avaient jusque-là regardé comme leur ennemi personnel. Mais Temple agit avec promptitude et adresse ; il s'adressa h leurs craintes; il représenta le danger des retards, et, chose inouïe h La* Haye, dans ce court espace de cinq Jours [13], — si les formes constitutionnelles eussent été observées, il eût fallu cinq semaines, — il négocia trois traités qui promettaient de mettre fin è la guerre, ou, s'ils échouaient sur ce point, d^opposer du moins une barrière efficace aux progrès finturs des envahisseurs. Le premier était ^né alliance défensive par laquelle les deux nations s'engageaient^ h s'assister l'une l'autre contre tout agresseur, avec nne flotte de quarante vaisseaux de guerre et nne armée de six mille quatre cents hommes, ou avec une somme d'argent proportionnée a ce qui manquerait en hommes ; par le second, les puissances contractantes convenaient de disposer la France, par tous les moyens eu leur pouvoir, à conclure la paix avec TEspagne aux conditions déjà offertes, de persuader à l'Espagne d'accepter avant la fin de mai une des alternatives proposées, et, en cas de refus, de Yy contrminêre par la guerre, à condition que la France n'interviendrait pas par la force des armes. Ces traités étaient destinés à la publicité. Le troisième était secret, et obligeait l'Angleterre et les Etats, en cas de refus de Louis, h soutenir TEspagne dans la guerre, et k nepoint déposer les armes que la paix des Pyrénées n'eût été
.1. OKuvres do Louis XIV, ii, 320, 3:U, '311-305; v, 119. 2. Voyez ses instructions la Vie de Temple par Courtenay, ii, 381, 384.