Voyez-le tout au long dans Ralph, t
S. Vo^ez les pièces dans Dalrymple. ii, 4-21. EUes sont toutes publiées comme se rapportant an même objet ; ma» e*eat une erreur. Les lettres énVïté^ vricr IGfiî), p. 1, et du 10 janvier 1000, p. 10, devraient ôtre datées de 1005, et celle du 9 lévrier l'ini), p 1>1. de Tannée l(>r.O. Leur contenu le prouve. Aussi Macpherson, i, 56. Le secret, tuutetois, ne fut pas gardé. Pour la seule instrac* tion dn toi de Suède, Poifendorf, m a«Mi» tnt é» Tmmmt la fmrnMtm d»
Liiyilizea by v^OOglc
Les choses en étaient là, lorsque Charles reçut une importante ôommiinication de son frère Jacques. Jusque-là ce prince avait été un fils obéissant et zélé de FEglise d*Angloterre; mais THistohre do la Réforme , parle docteur Hcylin, ayait ébranlé sa • croyance religieuse, et le résultat dé ses redherches fut la con* viction qu'il était de son devoir de se réconcilier avec TEglise de Rome. 11 ne s\iveuglait pas sur les dangers auxquels un tel changement l exposerait; et il se proposait, en conséquence, de rester extérieurement en coinni union avec TEgliso établie, et d'assister en secret au service catholique. Mais à sa grande surprise , il apprit de Symonds» missionnaire jésuite, qu'aucune dispense ne pouvait autoriser. une pareille duplicité de conduite : le pape fit à la même question une réponse semblable; et Jacques prit aussitôt sa résolution. Il communiqua au roi en particulier qu^il était déterminé à embrasser la foi catholique ; et Charles, sans hésiter, répondit qu^il était dans la même intention, et qu*il se consulterait avec le duc a ce sujet en présence de lord Arundell, de lord Arlington, et de Tami confidentiel dWrlingtoii, ^ir Thoinns ('lifford. Le premier des trois était un catholique avéré; et It's deux autres avaient jusque-là fait profession d'être protestants, mais plutôt par mode que par aucun attachement réel pour la foi réformée. Commet la plus grande partie de la haute société à cette époque, ils en étaient encore, selon Tei^ression de Jacques, a à choisir leur religion. »
La conférence se tint dans le cabinet du duc. Charles, les larmes aux yeux, déplcnra sa dure position d^étre forcé de j^ofesser une religion qu'il n'approuvait pas, déclara sa détermination de s'affranchir de cette contrainte, et demanda Topinion des personnes présentes, sur le meilleur moyen d'elïectuer son dessein avec sftrelé et succès [25 janvier]. Ils lui conseillèrent de faire part de son intention h Louis, et de solliciter la puissante assistance de ce monarque ^
Ici se présente une question fort intéressante. — Charles étaiu il sincère ou non? Que des deux Eglises, il préférât la plus ancienne, il n'y a pas à en douter. Le duc d'Ormond et Daniel
lire une lettre de Colbert. ambassadeur en Angleterre, qui se vauUùt de son Succès, ajoutant qu*fi avait lUt aaiitir à quelimes-u]» des miiiiatraa inflatiots « toute retendue de la libéralité de Sa Majesté.» Pvfltendorf en fit part à de
"W'itt. Temple, ii, 40.
1. Jm-cj. I, tio. Dalryninlc, n, 'JJ. Macph. ôU,âS. VoyesaUlilillil» Voya£« de tosuio iiour l'orthodoxie de Jacques, 46t).
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CUAPITKE DOUZIEME. m
O'Neil avaient eu lieu de le soupçonner d'un penchant secret pour le culte catholique vers Tépoque des conférences des Pyronées; et il en avait récenunent iait Taveu à Arlingtpn et à Giflord ^. Mais la croyance retigieuse du roi était son propre ouvrage. Pour tranquilliser sa conscience, il s'était persuadé que ses immoralités n'étaient que de léorères déviations du dioil cheniiu, qu'un Dieu de miséricorde iiilinie ne |)uiiii.iit jamais avec sévérité ; et quant l\ ce qui était des dodrines spéculatives , le spirituel et licenciiuix nmiuirqiie n était pas homme a sacritler son repos et à mettre en danger sa couronne pour une croyance favorite. Personne dans ses Etats ne savait mieux dissimuler; et ce n'est pas faire injure à son caractère que de soupçonner qno son but réel était de tromper son frère et le roi de France. Dans sa lettre suivante à sa sœur Henriette, il Finforme que le duc a été entraîné dans « Paffaire par des motifs de religion, et y> il lui dit ouvertement à Douvres qu'il n'est pas assez satisfait » de la religion catholique, ou de sa propre condition, pour en » faire sa foi 2. »
Opendanl l;i nef^ocialioii secrète se poursuivit alors av^r plus d'activité; et lord Arundell, accompagné de Sir Hichard Hellin^^s ^, se rendit à la eour de France. Il sollicita Louis de donner une somme considérable pour mettre le roi en otat de réprimer toutes les insurrections que pourrait provoquer sa conversion, et il offirit la coopération de TAngleterre dans Pinvasîon projetée de la Hollande, à condition d'un subside annuel pendant la durée des hostilités. Ces propositions ne soulevèrent aucune objection directe ; et la discussion roula principalement sur un point, a savoir si la déclaration de la conversion du roi précéderait ou suivrait la déclaratiou de guerre.
1. Ormond de Carte, 11, Jacques, i, Qu'il fiU un zélé protestant vu 1658, cela est éviilent d'après les papiers dans Tliurloe, i, 7 10-743 ; mais en 1069, l'auteur des Voyages de Cosn;o remarque que, quoiqu'il < obsei*ve avec une exacte attention les rites reli§|ieuz de TEglise d'Angleterre, il y a lieu de croin- «pi'il n'y acquiesce pM entièremeat , et qa*U Bourrit peut-être d'autres inclinations. » l'>C>.
2. Dalrymple, 1, :2:^0i ii, D'apri s l'expression citée ci-dessus et l'a^jseriion ultérieure do doc a BanUon, que, d'ai)rès les premiers traités entre Charles et Louis, « il n'avait fait qu'obéir et se conformer aux volontés du roi ibid. .?(;!»),> j'infère que Jacques n'appfou?a pas d'abord les traités d'argent entre les deux
monarques.
3. Bellings avait ete secrétaire de la confédération catholique d'Irlande, et depuis la restauraUoii avait été employé cmvfideiltiellement par Clarendon dans plusietirs négociations étrangères. Dans cette occasiODi il fut cluirgé de dresser les articles du traité. Jacq. 44s2.
610 HlSIOili£ D'ANGLËX£Kii£.
Jacquesi ayec toute ht ferreur d'ua prosélyte, preniil Ghatlea de pablier sam délai sa conyerdon. La guerre, en créant des
besoins d'argent, le mettrait dans la dépendance de la générosité ! du pinlonio!it ; mais maintenant il était son propre maître; l'armée était loyale; tous les gouverneurs des garnisons étaient attachés à sa personne; après ce que les non-conformistes avaient ■ eu à souiirir de riutûlérance der£glifie établie, ils regarderaient tout changement comme un avantage; et dans le sein même de r£glise établioi U y a?ait ^piantité de gens (pii n'ayaient aucune idée «rrôtée en reil^on , mais étaient prêta à modifia leur croyance diaprés leurs intérêts.
Louis, au contraire, représentait au roi , qu^uué déclaration prématurée pourrait mettre en danger sa couronne et sa personne; (lue les neuf dixièmes de ses snjets étaient ennemis de la foi catholique; que la discurd(? rclgieuse agissait avec la fureur et la rapidité d'un volcan; qu'il devait s'attendre a une insurrection dans la capitale et sur tous les points de son royaume^ et que son année était trop faible , que ses amis étaient trop peu nombreux pour qu'il pût espérer de dompter ses adversaires. Charles ne fit pas de grands efforts pour réfuter ce raisonnement. La tentative, il le reconnaissait , avait une apparence de folie , cependant il y avait des raisons de croire qu^elle réussirait. L^année se passa dans ces discussions. ANoél, le roi communia publiquement ; l'absence de Jacques, qui avait coutume d'accompagner son frère, quoique remarquée, n'éveilla aucun soupçon * ••
Après des ajuui nenients reitérés, on avait permis au parlement de s'assembler en octobre. Les communes renouvelèrent aussitôt leurs querelles avec les lords au sujet de Taffaire de Skinner. Elles ordonnèrent [19 oct.] de poursuivre Fimprimeur de « la Gr^de Question concernant la judicature de la chambre des X» lordSy » votèrent que Barnadistono s'étaient conduit en digne membre des communes d'Angleterre, et passèrent un bill annn- | lant le jugement prononcé contre lui, comme contraire aux pri- | viléges du parlement. Il fut immédiatement rejeté par les lords, qui, de leur cC)U'\ en i)assèrent un pour maintenir leur juridiction, lequel éprouva le même sort dans les communes. Pendant quel- ■ que temps il n'y eut plus d'autre communication entre les deux i chambres; et le roi, pour prévenbr une rupture plus violente, mit fin à la session par un i^umement [il déo.]- U empl<qra