Dalrymple, ii, 30^. Vie de Jacq. z, 449. M«e|li. i
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Tinlarfalto à «^«flbrcer d'apaiser éette mésiiitelligence; et quand eOeB s'assemblèmt de nouveau [14 février 1670], il leur recommanda h loates deux d'elbcer de leurs i)rocès-verl)aux tout ce qnt s'était passé, et de ne plus agiter la question. Elles y consentirent [22] : on apparence, elles étaient replacées dans la situation oii elles étaient avant la querelle : eu n'alilé, la victcure fut remportée par les communes. En effaçant le passé, les deux jugements des lords étaient annulés, et depuis lors leur prétention à uno juridiction de prr niière instance dans les cause9 civiles a été silenoieusement abandonnée i.
Les affaires publiques occupèrent alors Pattention du parlement. 1* L'eqnration de Pacte contre les conventicules avait éveillé les eup^ances des dissidents , et le garde des sceaux et le premier président Haies avaient été employés h dresser un acte do a com- » préhension » par lequel la plupart d'entre eux seraient incorporés dans «rétablissement.)) D'une part, Wilkins, évêque do Chester, avec Tillotson, StilUnglleet et Hurton, de Taulre, Bâtes, ^laulon et Baxter, furent consultés; et pour écarter la principale pierre d'achoppement, la controverse relative à la validité de Topdination presbytérienne, on proposa ingénieusement que Févéque, dans la formule de réordination, se scorvlt des motd « pour servir » coQune ministre dans nUmporte quelle paroisse d^Angleterre. » Mais la question qui s'agitait mit le royaume en fermentation. Parker et Patrick se distinguèrent par la chaleur de leurs écrits en faveur de l'orthodoxie, et Owen par son érudition, Marwell par son esprit, se placèrent h la lele de leurs adversaires. L'un des partis soutenait que faire aucune concession, c'était trahir la cause de l'Eglise ; l'autre, qu'y comprendre le? dissidents était le seul moyen sûr d'arrêter les progrès du socianisme et du papisme. La chambre des communes ne se départit point du ^le qu'elle avait déployé en tant d'occasions précédentes. Un bill pour la suppression des conventicules fut envoyé à la chambre d^ lords, où il fut fortement combattu parle duc d'York et ses amis, ainsi qui) par les pairs presbytériens ; mais Charles, quoiqu'il eut promis sa protection aux non-conformistes, jugea prudent d'intervenir, et, cl sa sollicitation, on laissa passer ce hill intolérant [11 avril]. Il décrétait certaines amendes contre toutes les personnes au dessus de seize ans qui assisteraient, et contre tous les
9. L. Jour». XII, 867, S91. Ccmm, Jamm, 98 téy, m$t Pari. rr. '4^1. State
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m HISTOIRE n'ANGI.ETFURR.
niinislre? qui oflicieraient à aucun soi vice religieux différent de celui de rÊglise d\4ngleierre, contre les habitants des maisons où il se tiendrait des assemblées dans ce but, et contre les magistrats qui négligeraient de mettre en vigueur les di^sitions de la loi ^
'Cet acte soumettait les dissidmits k une partie des rigueurs
qui avaient été si fréquemment exercées contre les catholiques. Les espions et les délateurs se multipliaient; les ministres se virent dons la nécessité de se cacher; on entrait de force dans les maisons, on les fouillait sans cérémonie; et les habitants étaient traînés en prison et condamnés h i)ayer des amendes. Cette tranquillité dont le roi était si jaloux était sans cosse troublée par des plaintes et des appels à sa justice. Quand les non-conformistes lui rappelaient sa promesse d'indulgence, il reconnaissait ce que leur position avait de pénible, et il réprimait le zèle des officiers; quand les magistrats représentaient* ^ue - ces assemblées religieuses étaient des foyers de sédition, il demandait pourquoi alors . ils n'exécutaient pas la loi ; et au clergé qui se plaignait des proférés des sectes, il ro[)liqnait en raillant que cela ne serait jamais arrivé, s ils s'étaient moins occupés de leur du, et plus de leurs dtn oirs. Au nombre des persécutés , ceux qui excitaient le plus d'admiration étaient les quakers, à cause de leur intrépide fidélité à leurs principes. Dédaignant les précautions prises par les autres religion naires, il se rendaient, à l'heure ordinaire, ouvertement, niais paisiblement, au lieii de leur assemblée, et conduits devant les magistrats, ils refusèrent de' payer les amendes, et furent mis en prison. Lorsqu'on les relâcha, ils retournèrent à l'assemblée comme si rien ne fût arrivé : les portes furent fermées r ils se réunirent dans la rue; et Penn etMead prêchèrent successivement. Mais raudiloire fut bientôt dispersé; et les prédicateurs furent traduits devant le lord maire et le recorder , comme coupables d'avoir provoqué une émeute. Pendant le procès , la conduite ferme et modérée dos prisonniers forma un contraste frappant avec les procédés durs et violents de la cour. Les jurés après avoir été enfermés trente-six heures , ayant rendu un verdict d'acquittement, furent condamnés chacun à quarante marcs d'amende et mis en prison; et Penn et Mead, quoique acquittés, subirent la même peine pour mépris envers la cour, par suite du refus de se découvrir la tète en sa présence \
t. St. 22. Car. ii, c. i. Burnet, 110-151.
3.nurâet^i, 471. Neal^cyiii. Tr«a2«,vi, 951-1036. SeweU, 11,959-971. ^ae-
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2° Buckiogham éiait toujours tourmenté de la crainte d'être en tNiile à la yengeaiice de la iamilld du dexam chaDoelier si Jacques montait jamais sur le trône. Le lecteur se rappellera qu'un enluii nommé Crolls, qui passait pour le fils du rd et de Lucy Bariow, avait été placé chez les Oraloriens de Paris pour y êire éleré. Peu après la restauration, il revint en Angleterre; Charles lui ordonna do se conformer h TEglise établie, le créa , d'après Tavis de Bristol ot do Castlomaiiic , niais conlrairenient au\ remontrances do la reine-mère < t de Clarendon, duc de Monmouth, et lui donna en mariage la comtesse de Buccleugli, la plus riche héritière de TEcosse^ Buckingbam, remarquant Taffection illimitée du roi pQur ce jeune homme, résolut de Topposer au duc dTork comme compétiteur à la couronne. On se disait ^ confidence à la cour que Charles ayait Fintention de le reconnaUre pour son successeur; et le comte de Carlisle et lord Ashley se hasaidèroit à faire entendre au roi que sMl youkit aTOuer un contrat secret de mariage avec la mère de Montmouth , il ne serait pas difficile de se procurer des témoins qui le confirmeraient par leur attestation. Le monarque répondit sans hésiter que «quelque affection qu'il eût pour le duc, il aimerait mieux le voir pendre à Tyburn que de le reconnaître pour son fils légitime^. »
Buckiogham, quoique désappointé, ne se découragea point. 11 déplora souvent le malheur du roi d'être marié h une femme dont les fausses couches réitérées prouvaient qu'elle ne lui donnerait jamais de successeur. Lorsqu'il oflHt de Tenlever et de k transporter dans quelque région lointaine , oîi on n'entendrait jamak parler d'elle, Churles rit de son extravagance ; mais il fut écouté avec plus d'attention lorsqu'il lui conseilla de prendre une autre femme. Il avait déjà consulté des légistes et des théologiens ; et
âues, ou peut-être lé compilateur de sîi rie, nous âlt quo îes membres rigides e r£glise anglicane furent déchaînés et encouragés sous main à persécuter, afin que les non-conformistes fassent plus sensibles au repX)s dont ils jouiraient qnaadles catholiques auraient le dessus» (Vie, i, 434); Marvell, «quel» Ueutenance de Londres alarmait continuellement le roi de la crainte des conventicules. en sorte qu'il lui donna les pouvoirs. » i, 420. 11 est a remarquer que ^est le premier exemple d'une amende imposée aux jurés, sons prétexte que leur verdict était contraire à l'évidence ou à la direction donnée par les juges. Un des jurés porta la question devant la cour des plaids-communS| et le premier ipréddent Vau ghan la décida en sa foyeur.