‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 264 sur 276 · CHAPITRE I)()i:/IËAi£. 6fl · texte numérisé non relu

CHAPITRE I)()i:/IËAi£. 6fl

Cepemlant cet avaniage fut aciieté en saenfiani comme de coutame aux préveations nligieaies des deux chambres [10 mars]. On s'était i^aint des progrès du papisme; que les jésuites et les ])i ôtres caàioliques étaient deyenos plus nombreux ; que les catholiques anglais fréquentaient les chapelles des ambassadeurs étrangers ; ([iit souvent la messe était célébrée dans des maisons partitulières ; que Téchiquier faisait rarement des poursuites contre les récusants condamnés ; que les papistes avaient établi des couvents et des écoles ; et que doux personnes officiaiont ouvertement comme archerêqucs papistes en Irlande. Charles, quoique obligé par le dernier traité à se déclarer catholique, pu* blia une proclamation [ti] telle que la désiraient les chambres, dans laqudle il déclarait qae « de mémo qu'il était toi^oats resté fidftle, malgré toutes les sédootioDB quelconques, h la Tiaie religion établie ^ de même il emploierait toiyours tous ses soins et tout son zèle h la maintenir et à la défen<ke. y> Mais les proclamations avaient souvent été sans résultats : les plus orthodoxes demandèrent un acte du parlement ; et un bill à cet effet fut envoyé a la chambre des lords, où il fut lu deux fois et renvoyé a une commission. Une contestation de privilège l'empôclia d'aller plus loin

Dans un bill qui imposait de nouveaux droits sur les importatioDS, les i<HrdS| à la demande des négociants» avaient modifié quelqoes-ans des tarife. Les communes reconnurent que, dans les bills de finance, la diambre haute avait le pouvoir d*approttv«r ou de rejeter, mais elles lui contestèrent celui de fslre des chan» gements. Les lords demandèrent une preuve à l'appui de cette assertion [17 avril]. Quelle en était Tautorité? Quand avaient-ils perdu « 0 droit? Autant dire qu'ils n'avaient pas le pouvoir de rejeter; car, s'ils n en pouvaient modifier une partie, comment pourraient-ils annuler le tout? S'ils se fussent bornés à co raisonnament, ils eussent probablement embarrassé leurs adversaii^ ;

469. Lord Dtrtuootli nous informe que Cotentry, après cela, se lUi bestneonp

avec les whigs et fit profession d'être un zélé protestant, et que cependant il mourut catholiijue, laissant le plus gros de ses biens au collège des jésuites de Saint-Omer. Ibid. note. Monmouth, l'inventeur réel de cette violence, s'échappa, et peu de semaines après commit un crime encore plus atroce. Dans la noic da 28 février, en compagnie du jeune duc d'Albemarlc et de huit autres, dans une fantaisie d'homme ivre, il attaqua la garde de nuit et tua le sergent du quartier,

ÎmoiQue le pauTte homme demandât la vie à genoux. Chailes. pour sauTer son ils, nt grâce à tous les meurtriers : mais le crime et lepardOB nâent aéfèremettt censurés par le peuple. Voyez Marvell, i, l'J5, llfi.

1. Camm. Joitr», 21 fév. 1", 10, Xi mars. L, Joum, m, 4ôl» 468.

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car lo procureur pé lierai repondit que donner uno raison, ce serait afliiiblir un privilège que les connnunes avaient possède de tout temps. Mais les lords invoquèrent aussi des précédents; rapi^ication de ces précédants bit oontoitée par les commissaires; la contestation 4e¥iut chaque jour plus embfonillée ;Vobstination ém pirtias a'aacrol; el Cbarias, quoiqu'il j perdit un bill îbh portuil, Alt obligé do mottm fin à tofenion [7â], Celte question «rail été foidovée par Vieapmdenoo do BuiMuf^wi ; et te réanllal ne contribua pas à le rehausser dans Testime de son souferain^.

Avant do passer au volume suivani, le lecteur doit porter son att( ntion sur quelques événements divers, qui arrivèrent vers ^ette opoquo.

1" Au mois d'aoïU 1669 [10], la reine mère, Henriette-Marie de Bourbon , maumt au château de Colombe, près Paris. On a coutume d'attribuer une grande partie des malheurs de Charles à rompiro que ootta boUe princease avait sur le cœur et par le oeMir sur lejogement do sonmaii. MaîaHyalieu de cidre que aon influence 6it oonddéraMoment magérée par ceux dont la politique était d'indisposer le peuple contre le souYorain, en le représentant comme guidé par les conseils d'une épouse papiste. Dans la plupart des questions, elle était du même avis que le secrétaire Mcholas, et il ne serait pas téméraire de conclure que l'infortuné monarque s'en serait mieux trouvé, s'il eût quelquefois suivi leur avis. Après la mort do Charles P% elle épousa seerètementJermyn) comte de Saint-Albans, et vécut assez pour voir la restauration de son fils au tiône d'Angleterre. Ses dernières années fureirt pfinoipatomont employées à des actes de diarité et des eierdces de dévotion ^

Au commencement de Tannée suiyante [6 jauT. 1670], mou* rut un autre personnage célèbre, Monk, duc d'Albemarle. Charles reconnut toujours ses services et les récompensa auipUMuent; miys les royalistes regrettèrent que le mérite d'avoir rétabli le roi lût échu à un homme qui avait trahi îcui- cause, et leur aversion pour lui se plaisait à tourner en ridicule et a censurer ses manières et sa conduite. Il faut avouer qu'il n'y avait rien de bien éclatant d^ns son caractère : il n'était p^s {ait pour briller dans upe cour g^ie et yoluptueusOi et il ne cherchait pas à soutenir

1 . L. Jfmm, XIX, 449, 494, 509, 510. Marvdl, 471. Parkeri 119. Con^Mra

Macphorion, x, 58, avec Dalrymple, ii, 86.

2 Voyez « Vie et Mort d'Henriette, » imprimée pour Dcmiail Newsian. 1685, réimprimée par G. Smeeton, 1830. Vie de Jacques, i. 446.

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