CHAPITRE DOUZIÈME
MM rtng par on éMmmmai splradide et âtopendimii. Mais le roi le InHa lo^foun a?eo égprde, l^^i^ dam des poêles dtfflofles et dangereux, et honora ses reslesdefonfealDes puMiqaes dans la chapelle deHehrlYlI. Trois semaines après sa mort [23] , la dnchesse (elle avait été succeèsir^ent blanchisseuse, sa maîtresse et sa femmp) le suivit au tombf^iu
8® Le duo if Orinond revenait, le G décembre dans la nuit, d'un dîner donné dans la cité au jeune prince d'Orange, lorsque, dans Saint-James's-street, ses valets de pied, qui marchaient de chaque côté, furent arrêtés soudain, et deux hommes arrachèrent le duc de son oarrosse, le firent monter à cheval derrière on troisième, et, pour qu'il ne pût s'échapper, Fattadièrent au cardieir avec une obture de cnir. Le dief des bandits prit les derantset courut è Tylmni afin de tout préparer pour pendre le eàptif ; mais sur la roule de Knightsbridge , le duc , se penchant d'un cftté, et, de l'autre, levant avec son pied celui de son compagnon, réussit h le désarçonner. Tous deux tombèrent a t(;rre; des pas se firent entendre, et Tassassin, ayant défait la ceinture, tira sur Je duc deux coups de pistolet et prit aussitôt la fuite. L'obscurité les favorisd Tun et Tautre. Le duc en fut quitte pour ce qu'il s'était fait dans sa èhute et dans sa lutté, et son adversaire édbappa facilement aux reeherches de/^ux ^i le |ionrsttitaiënt. Cependant la cause et les Auteurs de cette tiolence restèrent dans nn mystère impdnétrable. En tain un Comité deki chambre des lords fit une enquête h ee sujet, en vain le roi promit dne
récotnpense de mille livres à ceux qui découvriraient les coupables, en vain un pardon avec la môme soinnic d argent fut offert h celui d'entre eux qui dénoncerait ses cofnplices ; on no put obtenir aucun indice qui mît h même de les arrêter : seulement on sut que le chef de la bande était Blood de Sarney, du comté de Meath, auteur d'Un libelle intitulé « Mane Tekel, » et qui avait été mis hors la Ici pour atoir tenté de surpt^ndre, le château de Dublin.
ft* Blentdt après , une personne f en soutane d'eccMsiastique , reehercha la connaissance d'Edwards, garde des insignes de k eouronne à la Tour, cft lui proposa nn ifiatiage enlrii son propie
1. Le portrait soiTant de Monk est tracé par le voyageur français Moneonis:
« Monk est petit et gros ; m;iis il a la physiognomio do l'esprit le plu.s solide et de la conscience la plus tranquille du monde, et avec cela une froidure sans affectation et sans orgueil ni desdain : il a enfin tout Vair d*aii hoiliaê moàké •t tort prudent : ses meubles, sa table, et le peu de gens oui te iwilftflMlt^flMK^ fMUt «Mi «'•HpM tnbilteiiK. iàmnm, /mmw* Up âs.
neveu et la fiUo du vieillard. Le 9 mai [1671], vers sept heures du matin, le piciendu ecclésiastique se présenta chez Edwards avec deux compagnons, et demanda h voir les insignes. Dès qu'ils furent entrés dans la salle, ils jetèieDt un manteau sur la tête du garde, et lui mirent on bâillon, promettant de lui laisser la Tîe s'il restait tranquille; mais sa lésislanoe les provoqua à le leuTerser et à le blesser aa Tenlre. Alors reedésiasIiqM mît la oouroune sous sa soutane; un de ses eompagnons cacha le globe dans sa culotte, et Tantre ayant limé le sceptre, en plaça les morceaux dans un sac. Mais en ce moment le fils d^Edwards arriva; Talarme fut donnée; les voleurs s'enfuirent. L'un d'eux tira sur la première sentinelle qui, quoiqu'elle n eût pas été atteinte, tomba aussitôt ; la seconde ne fit aucune résistance ; et les trois misérables étaient presque parvenus a leurs chevaux h la porte Sainte-Catherine, lorsqu'ils furent atteints et arrêtés. Us furent conduit devant sir Gilbert Talbot ; mais l'éclésiastique, qui était leur cbef, reinsa de répondre. Charles lui-môme, soit par curiosité, soit à Tinstigalion d^autrai, était présent^, et le pnsonnier profita de Toocasion pour flatter et eflinijer le roi; il dit que son nom était Blood, que c^était lui qui ayait enlevé le duc d'Ormond et ▼oulait le pendre h Tyburn; qu'il avait môme une fois entrepris de tirer sur le roi h Battersea, mais qu'au moment où il avait visé, ^imposante majesté du roi lui avait ôté toute force, et que son arme était tombée a terre. Ils étaient, au surplus, trois cents qui avaient juré de venger le sang Fun de l'autre. Le roi pouvait agùr comme bon lui semblerait. 11 pouvait le condamner àmort, — mais ce smit au risque de sa propre vie et de celle de ses conseillers; —* ou il pouvait lui iaire grâce, — et dans ce cas il s'assurerait la reconnaissance et les services d'une troupe de gens intrépides et fidèles. — Si les tentatives inouïes de cet homme excitèrent la surprise, la conduite de Charles fut un mystère que personne ne put comprendre. iNon-seulement il pardonna le crime commis contre lui, mais il sollicita et obtint pour Blood le pardon du duc d'Ormond, lui ordonna de rester comme gentilhomme à la cour, et lui donna une terre de la valeur annuelle de 500 liv. en Irlande, probablement comme compensation de c^ qui lui avait été confisquée précédemment K
1. Vo^M poor ces deux faits la narration de sir Gilbert Taibot. Mss. Lansdjinie, 1659, p. 1-Vk Evelyn, qui dîna avec Blood chez air Thomas Clifford, le ^ienft ainsi : cCel homme aVait l'air, non-seulement audacieux, mais impitoyable, et a on acelerat, mais &* exprimant très-bien, ui dangereusement insinuant.» Jour-
CUAPITUE DOUZIÈME.
CÎ5
50 Depuis longtemps la sanlé de la duchesse d'York déclinait yisibleméiit, et elle nmrut h SainWames dans sa trenle-quatrième année [31 mars 1671], après aroir eu hnit eniantSi dont deux filles seulement, Maiy et Anne, qui depuis furent toutes deux reines d'Angleterre. Hle avait été élevée dans robservanœ régulière de toutes les pratiques religieuses qui étaient en usage dans TEglise d'Angleterre avant la guerre civile. Elle assistait aux heures canoniques de la prière, elle recevait publiquement le sacrement dans la chapelle royale a toutes les fûtes et une fois par mois; et elle se préparait toujours h ce wte par la confession auriculaire et Tabsolution du ministre. Après la naissance de son dernier enfant elle devint encore plus religieuse, passant une grande partie de son temps dans son oratoire parUculieri et en conversation avec des théologiens; et j^usieurs mois avant sa mort on remarqua qu'elle avait cessé de recevoir le sacremoit, et commençait à parler avec ménagement des erreurs attribuées h TEglise de Rome. On conçut des soupçons, et son frère, lord Cornbury en personne , son père, le comte de Clarendon, alors en exil, par lettre, s'eirorcèrent de la confirmer dans la profession des doctrines établies. Mais elle s'était déjà reconciliée au mois d'août [1670] avec TEglise de Rome, et, dans sa dernière maladie^ elle reçut le sacrement des mains de Uunt, moine frandscain* Blandford^ évéque d'Oxford, son confesseur protestant, la visita au lit de mort; mais le duc Tinforma de son changement de religion, et il se contenta de lui dire quelques pàrcdes de consolation et d'avis. Sa conversion ne fut connue que de cinq personnes; mais le secret transpira graduellement, et sa publicité servit à coniirmer le soupçon que le duc lui-même était aussi catholique. On le voyait, a la vérité, accompagner de temps en temps le roi au service dans la chapelle, mais il y avait deux ans qu'il n'avait reçu le sacrement ^
oali d'£Yelyn, ii, 341. Les compagBons de Blood étaient Ilunt, son gendre, et Parret, qui avait été Uentenant au major général Harrison tons la république.
Charles dit à Ormond qu'il avait des raisons de lui demander de pardonner à Blood. 11 répondit que l'ordre de Sa Majesté était une raison suffisante. Talbot, ibid. Blood vécut à Londres, jusqu'au moment où il fut accusé d'avoir subotné dei témoins pour jurer que le duc de Buckingham était sodomiste, et mourut dans la prison du banc dn roi. Te 34 août 1681. Somers' Tracts , Tiii, 438-454.
1. Vie de Jacques, 452. Burnet 1,037. £yelyn, ii, 380. Voyage de CosmOf 456.
Fm DU TOME GINQUIÉME.
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NOTES. '
NoTi A. Le leetear tors peoi-Atre «nrpiii de ce que je n*ai point fait attiiBioii à rîDintense multitude de protestants anglais qa*on ait avoir été naisaerét lorsque la rt>1)t'ni(>ii éclata. Je sais parfaitement que Clarendon parle « de quarante
ou ciiuiucinte mille hommes éporj-'es avant de s'être supposés en danper, ou d'avoir pu uourvoir à leur défense en se rassemblant dans les villes ou dans les véfidenoes fortifiées > (Clarendon, i, S99. Voyez aussi son Histoire de la rébeU lion irlandaise); qa*iiii écrivain anonyme, copié par Nalaon, dit que lee insurgés, «en quelques jours, égorgèrent nn nombre incroyable de protestants, iiommcs, femmes et enfants indistinctement» (Nalson, ii, ^Dl); que May prétend « que plus de deux cent mille hommes, femmes et enfants, furent égorgés, et beaucoup avec des tortures raflinées et inouïes, daps l'espace d'un mois» (May, 18] i et <|ue la même diose a été répétée par des écriT^^M Muaa nooilire. Hais ces assertions me para|sse|it plutôt des fleurs de riiétoriqoe qae des lidts historiques. Elles ne sont pas fondées cor des documenls authentiques ; elles tendent à faire supposer au lecteur que les rebelles avaient formé le plan de surprt-ndre et (l'('t!or;.'er tous les habitants protestants; tandis (jue le fait est qu'ils son^c^icul u recouvrer les terres qui suus le dernier règne et sous le rè-
Ke «otoel leur avaient été prises et aTaient été données aux oolons anglais, avertirent les usurpateurs de s'en aller: ils les chassèrent de leon habitations ; ils s'emparèrent de leurs biens et brûlèrent leurs maisons. Que dans cette entreprise beaucoup de gens aient perdu la vie des deux côtés, cela est évident. Dès le 27 octobre, le colonel Crawford avec sa cavalerie tua trois cents Irland^s sans perdre un seul homme, et, le 38, le colonel Matthews en massacra plus 4e cent cinquante an^fest « Iw Msant lever des bnissena comme des lièvres > (Carte, i, 186), et d'autre part nombre de meurtres isolés furent commis par les rebelles, principalement par suite de ven-jeancos individuelles. Mais qu'il n'exista aucun dessein premmlité d'un massacre jjeneral et qu'aucun massacre de ce genre n'eut cela est prouve par les dépêches uflicielies
des lords justiciers durant le^ mtns d'octobre, novembre et décembre.
1* Nous avons leurs dépèc|ies dq SS octobre avec les documents qui les accompagnent (Jovm* dea Lords, IV, 41S. Nalson, ii, S14h593), mais il n'y est question d'aucun meurtre. Après avoir détaillé le soulèvement et le pillajie commis par les insurgés, ils ajoutent : «Ceci, (juoiqne beaucoup trop, est tout ce que nous ent^ndou^ dire §voir été l'ait par eux. » Journaux^ ibid. Nalson,
8* Hms une lettre au conseil privé dn 16 novembre, ila décrivent itaMi U
conduite des rebelles : «Ils ont saisi les maisons et les terres de presque tous les Anglais dans les comtés de Monaghan, Cavan, "Fermanagh, Armagh, Tlronc, Donegal, Leitrim, Longford, et une grande partie du comté de Downe, maisons dont quelques-unes sont d'une bonne force, et ils ont dépossédé les Anglais 4e leurs arpies ; et quelques-uns des gentlemen anglais dont ils ont saisi U|S maisons même sapa aucune résistance, en raison de la soudaineté de leur sniprise), les rebelles non-seolsment ks ont bsibaresMut égorgés» mais» à
Diyilizea by v^OOglc
m NOTES.
96 qu'on nous apprend, en ont coupé quelques-uns en morceaux. Ils ont surpris la plus prande p irlie d'une compagnie de cavalerie de l'armée de Sa Majesté, commandée par le lord Grandison, dans le comté d'Armagb, et se sont mis en ponoMioB de l«iin araiea>nt ont prif le lord Ganlfleld et sir Edfwd Treror» nu (libre de ee bareen, et sir Cbaries Pointes, et M. BrentliwaH» agent da comte d'Kssex, et un grand nombre d'autres Angliûs de bonne condition en divers endroits, lesquels ils tiennent toujours prisonniers , comme aussi la femme et les enfants de lord B!a\ ney, et diverses autres ladies et dames. Ils ont dévasté, détruit et pillé partout où ils sont yenus, et maintenant leur furie commence à ttentoer let ooloniee anf^aleei du oomté de la reine et do oomfé du roi, et, à leur exemple, le shérifT du comté de T.onpford, indigène et papiste, a pris également les armes et a été suivi des Irlandais de là, OÙ il* Tdîent, pillent et détruisent les Anglais avec une grande cmaiîté.
» Dans leurs attaques contre les Anglais, ils en ont tué beaucoup, volé et pQli des millien , réduit de riches propriétures qid Tiraient bien et dans fabondance à une condition telle, quHls ne leur ont pas même laissé nne chemise pour couvrir leur nudité. Ils ont exproprié beaucoup de personnes d'une grande fortune mobilière, et les ont laissées en grand besoin et misère, et mémo les Irlandais tenanciers et domestiques des Anglais, qui vivaient sous eux, se soulèvent contre eux avec une grande malignité et se joignent aux rebelles. Ils ont détroit autant qa*ils l'ont pu les bâtiments eofttenz et les améliorations utiles des Anglais. Ils somment arec menaces tous les Anglais de partir dans un certain délai, ou ils les extermineront entièrement ; et en efTet ils annoncent publiquement que leur dessein est d'extirper totalement les Anglais et les protestants, et de ne pas poser les armes que, par acte du parlement d'ici, la religion romaine ne soit étabUe, que le gouTernement ne soit remis aux mains des in» dlgènes, et que l'on n'idt rendu aux anciens Irlandais les terres de leurs ancêtres supposés. » Nalson, p. 889.
'A" Dans une autre lettre de même d ite, qui devait être lue dans la chambre dc^ (•(Humunes, ils s'expriment ainsi : « Kn tuant et détruisant tant d'Anglais et de protestants dans plusieurs endroits, eu les volant et les dépouillant, eux et des milliers d'autras fidèles sujets de Sa Majesté ; en s'em parant de tant de chAteaox, de maisons et de lieux fortifiés dans plusieurs parties du royaume ; en sommant avec menaces les Anglais de partir, sans quoi ils les extermineront entièrement; et toute leur scélératesse agit contre les Anglais et les protestants avec tant d'inhiuiianité et de cruauté, qu'on ne saurait s'imaginer qu'elle puisse venir de chrétiens, même envers des iniidèles. » Ibid. p. 893.
4* Dans la quatrième,. du 95 novemhie, ils déertrent les progrès de la rébellion : « Dans les deux comtés de Wickloe et de Wcxford, tons les ch&teaux et mflûsons des Anglais, avec tout leur avoir, sont tombés aux mains des rebelles, et les Anglais, avec leurs femmes et enfants, ont été laissés nus et bannis de là par leur fureur et leur r&ge. Les rebelles, dans le comté de Longford, augmentent toujours aussi, tant en nombre qu'en violence. Les rebelles de rUlata* sont devenus si forts, qu'ils ont aases d^hommes pour en laisser derrière eux dans les places qu'ils ont prises vers Irnord, et pour en siéger quelques-unes qu'ils n'ont point encore... Ils ont déjà pris Mellifont, maison de lord Moor, quoique avec une perte d'environ cent vingt des leurs, et là (de sang-froid) ils ont égorgé dix des hommes qui avaient bravement défendu la place... Dans le comté de Meath aussi... les rebelles Tolent et dépouillent les protestants anglais jusque à six milles dè Dublin. » Ibid. MO, 901.
5* Nous avons une cinquième dépêche du 27 novembre : cLes troubles sont devenus si généraux fpie dans nombre d'endroits, et même autour de cette cité, à quatre milles de jious, non-seulement les purs Irlandais en rébellion ou- ▼erte, mais les gens du pays, hommes, femmes et enfants, se réunissent et
Diyiiizea by
HOflM. m
lonlMia ior km rokim Aagliub» ou protettanU, ai les Tolem et déiHMiiUenl 4e tout ce qa'ns ont nos que nous pninioiu Teapédier. 9 Kdfoo, OOS.
6* J'en ^jooter&i une dzième du 14 décembre : « Ils continoeBt leurs fureurs et leurs méchancetés contre les Anglais et les protestants, qui, s'ils laissent leurs meubles ou leurs bestiaux pour plus de sûreté à des |)apist<'s,l('s rebelles les font sortir, et les pigistes, les meubles et les bestiaujî sont laiiises derrière; et main- • tenant, duu de nouTellee aaaenbléee tennee per eux, Os ont imaginé m nouTean degré de cruanté de la natore la plus rafânée,qui est de proclamer que ai on Irlandais recèle ou assiste un Anglais qui parrienne à leur échapper vivant, cet Irlandais sera passible même de mort; et ainsi ils seront sûrs, quoiqu'ils ne mettent pas actuellement ces .\nglais à mort, de les faire périr aussi cert linement et avec plus de cruauté de cette manière que s'ils l'avaient l'ait par l'épée ; et ils déclarent qu'ils ne cesseront que lorsqu'il ne restera pins de graine d'Anglais en Irlande. » Ibid. 911. Ils parlent ensuite d'un château qui s'était rendu sous promesse de quartier, dans la ville de Lonpford, et où un prêtre a tué le ' ministre, ft d'autres (uit tué plusieurs des prisonniers et pendu le reste. Ibid. 913. « Les rebelles du comte de Kildare ont pris le Na«is et fcildare dans le comté de Kildare. Les rebelles du Meath ont pris Trim et Ashboy dans le , comté de Bleath» et plusieurs açtres endroits. Les rebelles du comté de DuUin se sont emparés de Swoords et de Rathcoole, et ont dépouillé tous les Anglais et les protestants jusqu'aux portes mêmes de Dublin. » Nalson, 911.
Si nous examinons U- lan^a}.'e de ces dépèches, et qu'en mémo temps nous nous rappelions quels en étaient les auteurs et quel intérêt ils avaient à ej^agérer les excès des insurgés, nous derons, je erois, en conéhiM que jusqu'alois on n'avait fait ni tenté aucun massacre génétnL
Lo 93 décembre, les mêmes lords justiciers accordèrent uue commission à Henry Jones, doyen de Kilmore, et à sept autres ecclésiastiques, en ces termes : «Sache/, (jue nous... vous donnons par ces présentes... plein pouvoir et autolité.** d'appeler devant vous, et d'interroger sous serment sur les saints évaagéllstes... toutes les personnes qui ont été volées et dépouillées, ainsi que tous les témoins qui peuvent déposer qnds Tols et spoliations ont été commis sur elles depuis le 2-2 octobre dernier, ou seront commis sur elles ou auCUne d'elles ; quels étaient ou sont les objets dentelles ont été ou seront ainsi volées ou dépouillées; pour quelle valeur, par qui, quels sont les noms, ou quelle est la demeure aetoélle on dernière de ceux qui ont commis ces vols ; quel jour ou qndle unit leadits vols ou spoliations, comimia on à oommettre, ont été faits; quels traîtres et dâoyaax termes, discours ou actes , ont été iJoia ou en tout autre temps proférés ou commis par ces voleurs ou par aucun d'eux, et combien de fois ; et toutes autres circonstances concernaiii Icsdites particularités et chacune d'elles. £t vous, nosditii cuuimissaircs, devrez rédiger par écrit tous les interrogatoires, etc., et retourner iceuz à nos juges et conseil de notre royaume d'Irlande. 9 Temple, Réb. irlandaise, p. 187.
Que le lecteur fasse attention à la teneur de cette commission, et certainement il trouvera étrange que si un massacre général des protestants avait eu lieu, s'il en avait été égorgé deux cent mille, comme le dit May, ou même seulement quaiante ou cinquante mille, les lords justiciers eussent négligé d'i^ tendre Tenquéte à un lait si sanglant. Cependant, le 18 janvier 10É8» lia délivrèrent une autre commisilon aux mêmes personnes, avec cette Instrootlon additionnelle de s'informer «quelles terres avaient été saisies et quels meurtres commis par les rebelles; combien de prote.stants bretons avaient péri en allant à Dublin ou en tout autre lieu où ils avaient fui, et combien s'étaient laits papistes depuis le 2â octobre. » Warner, 161, 394. Il est bien question de meortrai ici, mais de manière à prouver que les justiciera n'avaient encore point coft» nnimance d*un masaacre général ou mftme étendu,
nom»
Bb eoMéquencd, les commiuaires reçurent les dépositions depuis le Si mari joiqa'en oéUAm 1644, «t 1m IftterrogitoiiM reaptoent trente-deux gros tohmm l»4olio, iépmê» dans Ift bAAIotbèqae du collège de Dublin. Warner, apW*8 un soigneux examen, remarque que, « (Inns infiniment le plus grand nombre d'entre eux, les mots étant dûment assermentés ont été barrés avec la plume, et avec la même encre dont on avait écrit les interrogatoires j et que, dans ploslears de ceux oà oes mots sont conseiTét, nalats -passaget des inler- TOfatolrea <mt dié lilfléi. OeUe «iraoïistaBca démontre me le gros de cette inr mense eo&efltion B^eit fae témoignage twM, et sqrla foi dn 1>mit public.» Ibid. 995.
Les commissaires choisirent donc dans ces interrogatoires ceux qui snraient été faits sous serment, et les transcrivirent sur un autre livre, en certifiant de leors signatmea f exartUnde des eeptes. c Diaprés oenx-ci, il pandt donc que le membre total des personnes taées par lea libelles m âehon de la guerre,
' son pas seulement au début, mais dans le cours des deux premières années delà rébellion, s'elora à 5,l0î>: au dire d'autres protestants, l,Gin de plus, et au dire de quelques-uns lUs leb elles eux-mêmes, un autre nombre de 300; total: 4^038. Outre ces meurtres, on trouve ddns la même collection la preuve, d'apvès d^autrea rapports, que 8,000 personnes périrent par suite de manvais traiteasants; et si nous accordons que les cmantéa des Irlandais en dehors de la guerre s'élerèrent à ce diiflfire (ce qu'en conscience je ne crois pas que nous puissions, vu la nature de plusieurs des dépositions) , il faut accorder aussi, pour être impartial, qu'il n'y a aucun prétexte à leur en imputer un plus grand nombre. » Warner, W.
Je n'allongerai pas cette note en racontant lea réeriminationa des Mandais. On ne saurait douter qu'ils soollHrcnt autant de n\al qu'ils en firent. Mais le blilme de ces barl)aries ne doit pas tomber seulement sur ceux qui les commirent de part et d'autre; il doit être partagé par ceux qui dans Torij-'ine semèrent les germes de ces calamités par l'oppression civile et la persécution re- MgieQse.
^ uï£ B- La lettre suivante de la reine à madame de Saint-George« explique •as «aotiments, et les raisons de son voyage en Hollande . — alla mla tlais^ QêQf$m, ae geaKlbomme s'en ? a li blw informé des rsiaona qoe j*ai eues de
sortir d'Angleterre, que lorsque TOOi laa samaa tous tous éumneees qae je ne
l'aie pas fait plus tôt ; car, à moins que de me résoudre à la prison, je ne pou» vais pas demeurer encore. S'il n'y avait eu ijue moi à souffrir, je suis si accoutumée aux alUictious quii cela eût piisse comme le reste ; mais leur dessein était de me séparer du ici mon seigneur, et ils disaient publiquement qo*inie reine n'était qu'une sujette* et était pour paasar par les lois dn psys eomme lea aatres. Ensuite ils m'ont accusée publiquement, en disant que j'avais voulu renverser les lois et la religion du royaume, et que c'était moi qui avais fait révolter les irlandais. On a fait venir dtîS témoins pour jurer que cela était. Enfin, on prétendait que tant qu^ je demeurerais auprès du roi l'état serait eu danger, et baaneoup d'autrca dioiai qui savaient trop longnea à éevfre, IcUea qae Tenir à ma maison» lorsque j'étaîi à la chapelle, enfoncer mes postée, menacer de tttit tuer; et cela, j'avoue, ne m'a fait grande peur. Mais il est vrai que d'être sous la tyraunit' est une chose qui ne se peut exprimer; et durant ce temps, assistée de perijonne, jugez en quel état j'étais ! — S'il arrivait que je vous visse, il y aurait choies qui ne se peurent écrire, et pires que tout ce qu'on peut pen- •er, qna je Toosdinds. Prisa Bien pour moi, car a n'y a paaimeplna misérable créature au monde que moi, éloignée du roi mott 8a|gBW» de mes enfants, hors de mon pays, et sans espémiifla ôa naieirftsr aans danger éfidaDt, déiaia-
ûiyiiized by
sée de tout le monde. Aii! Diuu m u»siste et leg bonnes prièn» de mm àmis* IMrmilafqiMlsfoat était M mie. J«Toiispri»é»iMMmMreoonniiM(UtioiiMà maie Vitry, et lui dites qoefai tant à éàin, qai J^ttpère quVllo m cxeuMr» pour cette fois. Recommandez-moi aux booSM carmélites de Paris. Si je pouvais, je me souhaiterais bien avec elles; mais je ne sais si cela mv sera i<erniis. Je vouii assure que c est la seule chose à quui je sunge avec plaisir. I uiics — ri agi «wiwiMnilattoM à ma nièoe, et cruye^ que den qe m'empèchim dPiire oe que ie f «Qf aitoi^ewipremiftt YQtMlte bonne amie»
» Hsmmbttb-IIarib, Reine,
» La Haye, w j36 maL t C^Mflgue, des Iftf . Bétkune, 9SBÊ,
Vtmm 0. Bien ne montse plue cilaiwmant Tempreaiement de Oiiariea k i^en-
gager dans les intriguée et les subtiUtéi et faussetés amqneHei il pouvait s'abaisser parfois, que Thistoire de la mission de Ulamorgan en Irlande. Dans cette note, je me propose de mettre sous les yeux du lecteur la substauCti des di?er8 documents relatifs à cette atlaire.
Le 1*' avril 1644» le roi Ini donna, sone le nom d'Edward Somerset aliae Waatagenet, losd Hettert, bawn Beanlbit, ele., nno oommission, sous le grand seemi, qui le nommait commandant en chef de trois armées d'Anglais, d'|r> landais et d'étrangers; l'autorisait à lever de l'argent sous la uaraniie des tutelles, douanes, forêts royales, etc.; lui remettait des lettres- patentes de noblesse, depuis le titre de marquis jusqu'à celui de baronnet, à remplir par des ■OBH àat diserétion; promettait de denaer en aMiiofo la prinoasai EUsalialb à son iUs Plantagenet, areo me dot dem^OQO Utm somme qui n'eseédait paa de beaucoup ce que Herbert et son père avaient déjà dépensé au service du roi; et en outre, à Herbert lui-même, le titre de dur de Somerset, avec le cordon bleu et celui de «Saint-iireorge. Mémoires du nonce dima ï ini^mr y de Birch, p. 9»,
dette coflUBisBion Ait aeeerdée par antte ihm aoaoid nteo lea dépatéi daa
eatholiqnes confédérés, qui étaient aloia à Oxford, eirafeijet en est pleineaMal expliqué par Herbert lui-même dans une lettre à Clarendon, destinée à être mise sous les yeux de Cliarles II, cl datée du 11 juin 1G60 : « Pour mieux ccluirer le roi, par voirc laveur et par le canal de votre seigneurie, qui entend par- Memoat les choses, permetiea moi de vos donner une eief principale qot ser« vira, à ooirrir le passage ssarat être fw Sa Maiestd et iioi talatifaaBaat à ioa service : ce qui n'étidt antre chose que de m'exposer réellement mo^iBÉni à toute espèce de dépense ou de difficulté, plutôt que son juste dessein ne se réîilisàt pas, ou qu'en se réalisant sou honneur en souffrît: conduite, vous pouvez justement le dire, qui annonçait plus un dévouement pa^ouné et aveuglo posur le serviee de Sa Majesté, que delà saçssss et da soin de moi mfhno lypst ao qid me fit pesadre ta^ réadotlon da le Maaar paratlaa fiché oontw mol à mon retoor d'Irlande, jusqii*à ce que je l'esMa mis en état et pniaianee d*»- Youer ses ordres, de confirmer ses instructions, et de sésoBapanaar an fldéttté et mon zèle en ceci.
» Votre Seigneurie peut bien s'étonner, et le roi aussi, de l'étendue de ma commisrion. Mais qoand vous saorei ceUe du dessein de Sa Majesté, voua serez Montât convaincu que je n'aurais pn Fefleetaor à moins. Une armée de dix mflle hommes devait venir d'Irlande par les Galles du nord; une autre de mémo force au moins, sous mon commandement en chef, devait attendre mon retour dans les (ialles du sud, laquelle sir Henry Gage devait commander comme Uontonaut général, et une troisième aurait été composée de six mille hommes, doBi dott mlllo Liégeois, iummialii par sirFitnaia Bdmaada, dans mille
nom
Lomiat, rni^MiiJûi p« to eaImMl BktNrae, «I deux nilto éet Français, Anl^ala, Bcossais el Iitondais qu*<m povrraît tirar de Flandre et de Hollande. Et
COf lûx mille hommes devaient, avec Vassislnnre du prince d'Oninjze, se tenir dani les comtes associes , el le gouverneur de Lyne , cousin germain da major Bacon, nu^or de mon régiment, deyait leur U?rer la ville.
» L'floMiMi da Mlle améa dféinngeta défait être aax Irait da pape etdei pcteoea eafteUiMa ^aH y adt entralnéa, a'étanl aagaflé à donner et proearer 30,000 livres par mois, aarleagoaln Tarmée éttangèfe devait d'abord être dé* frayée, et le reste être réparti entre les autres armées. Et à cet effet j'avaiJt pouvoir (le traiter avot le pape et les prin.ces catholiques au moyen d'avantages particuliers promis aux cathoUt^ues pour lu paisible jouissance de leur religion, à rabrl dea pelnea lea atatata en vigueor avalent le droit de leor infliger. Et mes intiroctiona à cet eflbt et Biet pouToirt poor traiter et eondora étaient signés par le roi et scellés de son cachet de poche, avec des blancs à remplir pur moi des noms du pape ou des princes, à cette fin que le roi eût une échappatoire ]ioiir nier m'avoir donné ces commissions, en cas de reproches de ses sujets, me laissant courir toute la chance, ce que du reste je ne demandais pas «lienx poor raasoor de Sa Ifaieaté, ma fiant à sa aeule parole. » Papiers Ôaren Ion, ii, 901, 90S.
Mais sou di''i)art fut retardé par les objections d'Ormond aux conditions de paix; et le roi, pour se tirer de cette diiticulté, proposa a Herbert de se rendre en Irlande et d'accorder secrètement aux catholiques les concessions que le lord lieutenant hésitait à faire, à condition de recevoir en retour une armée de dix mUle hownea pour le aerflee dn roi. En conaéqoence, le 97 déeendm^ Charles annonça à Ormond que Herbert allait en. Irlande avee rengagoBMntâe travailler à la paix. Carte, ii, App. p. 5.
janvier lG4ô. (jlamorgan (il était alors honoré du titre <le comte de Glamorgan) reçut ces instructions : c D'abord vous pouvez engager votre fortune, votre iafloeBoe et ?olre erédit, qae ttona remplironairàa-réélleMit tonlea nos proflseiiea enven lea Iriandaia, et coaune il eitnëccaaaire de condnre lapaizsarloHdiaai», tout ce qui sera consenti par notre lieutenant le marqoia d'Ormond, nous souffrirons plutôt mille morts que de l'annuler ou de le casser: et s'il y a nécessité d'acquiescer à quelque chose, et que cepemlant le lord -marquis ue veuille pas y paraître, comme n'étant pas propre a être publiquement avouée par nooa qaaBt à priaent, tUtei km eflbrta pour y suppléer*» vmiury of ««nHoMf , par M. Partingtonj Lettrée originales et Papiera olflei^, xtxf* Pais Tient une promeiee d*aoeoiBipllr toutea ka promeMoa laites par lai à Ormond ou autre, etc.
T) janvier. Il reçut une rommi.ssion pour lever n'importe quel nombre d'hommes eu Irlande et autre lieu outre mer, avec pouvoir de nommer des officiers, de foooTOir lea rentea da roi, etc. Biœh, p. 18, tiré dea Mém. dnNonoe, foLTlA
IS janvier. Il reçut un antre mandat de la natore la plna extraordinaire, que je transcrirai ici d'après une copie manuscrite en ma possession, attestée par sa signature, et probablement la même qu'il donna à Ormond après son arrestation et son emprisonnement.
< Gharlbs Rex,
7> Charles, par la f,'rAce de Dieu roi d' Ançjleterre, d'Ecosse, de France et d'Irlande, défenseur de la loi, etc. - à notre trè.s-lidèle et très-liien aime cousin Edward, comte de Glamorgan, salut. Ayant eu suffisant et ample témoignage de TOtre sagesse et fidélité ëpronrée, si grande eat la eonfianoe qne aeas mettons en Tons, qoe toot oe qne tous feres, qooique garanti aeelement par notco seing asannel, cachet de poche ou maïqiie prtTée» on nènie par pairole ds
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NOTES
bouche sans autre cérémonie, nous doniion}; notre- parole de roi et de chrétien de le rendre valable à toutes fins et intentions aussi efficacement que si Tautorilé qo6>Toai tanes de nous eAt été donnée sons notre grand sceau d^An^l»terre, avec cet ayantage que nous nous estimerions Mai pLos oUigé enrers TOUS pour rotre galanterie à ne pas vous te^ir à des tefmes si précis pour noua rendre service, ce qu'nvoc la volonté de Dieu nous reconnaîtrons. Et quand TOUS dépas.seriez ce que la loi peut autoriser ou aucun de nos moyens atteindre, comme nous ne savons ce dont vous pouvez avoir besoin, cependant cela étant pour notre service, nous nous engageons non-seoileineat à vous donner notm pardon, mais à maintenir ce que tous aures fait de toutes nos forces et de tout notre pouvoir; et si, soit que vous perdiez par acddcnt ou que* par toute autre circonstance vous jugiez nécessaire de déposer quelqu'un de nos mandats et que vous en ayez besoin à votre retour, nous promettons sur notre foi de les confirmer à votre retour, et de suj^pléer à tout ce qu'on y trouvera de défectueux, n'étant pas à notre oonvenance en ce moment de les disenter, car dans ce que nous «?ons écrit ici tous poayec sToir confiance, s'il y a foi ou Térité dans l'homme; agissez donc gaiement, promptcraent et hardiment, et pour ce faire ceci sera votre suffisante garantie. Donné en notre COUT d'Oxford, SOUS notre seing manuel et cachet privée ce 12 janvier 1044.
» GuJIOEftAll.
> Â^otre très-fidèle et très-bien-aimé cousin » Edward, comte de Glamorgan. »
Au dot est écrit : cNouTéUe autorisation du comte de Glamorgan.»
19 février. (îlamorgan aTait quitté Oxford , et levait de l'argent dans les
Galles, quand Charles lui envoya d'autres dépêches, et avec elles une lettre d'invitation à se hAter d'aller en Irlande. H y reconnaît le danger de l'entreprise, que Glamorgan a déjà dépensé plus d'un million de couronnes à son service, et que la reconnaissance roblige à prendre soin de lui immédiatement après sa femme et ses enfants. « Tout ce que je puis imaginer de plus pour le présent, c'est de tous envoyer le cordon bleu, -et un brevet pour le titre de duc de Somerset; acceptez-les tous deux et faites-en usage à votre discrétion, et si vous différez de le publier pendant quelque temps pour éviter l'envie, et atin que je ne sois pas importuné par d'autres, je vouâ promets que votre ancienneté pour Fun et votro patente pour Tantre piendront leur datd de celle des broTots. » Centwry Jne^nKent , p. xxxiv. Le 18 août 1660, le marquis de Hertford se plaignit d'être lésé par cette patente, attendu qu'il réqlamait le titre de Somerset. Glamorgan, alors marquis de Worcester, la rendit sans difficulté, le 8 septembre, et son iils fut créé »luc de licaul'ort. Le 12 mars, le roi lui écrivit la lettre suivante :
« HtEfeBRT,
» Je m'étonne que vous ne soyes point encore parti pour l'blaiide; mais puii^ que vous aves attendu tout ce temps, f espère que ced vous atteindra. Vous y
verrez encore plus la grande confiance et assurancô-que je mets en votre intégrité, dont j'ai eu une si longue et si bonne expérience : vous commandant d'agir avec toute franchise et liberté avec notre lieutenant d'Irlande , le marquis d*Ormond, et sur ma parole de roi el de duéUen Je eoaflrmerai tout ce que notre lieutenant adoptera à TOtre persuasion; et si vous le juges eonvenable, ▼uns pouves en secret lui montrer ceci que je ne considère point comme obligatoire pour lui , mais pour moi-même et pour votre encouragement et votre garantie, ou je nuis nu's principales espérances, n'ayant pas dans tous mes royaumes deux sujets pureils, dont les elforts réunis me tireront, j'en ai lu con-
NOTES
fiance, du bourbier où je mit mtintoiiMit foné de me TMitrer.» Cmiwry of
InrenlionSj xxxvui.
QueU étaient les écrits désignés par le mot < ceci,» que Glaïuurgau pouvait mmiim à Omoiid, lU le Jageiil eoiifeiiablet Probeblemept le mandat soi- ▼ni, daté d'Ûifard, le mémeloar :
«Cb41ii.« R.
» Charles pur la grâce de pieu roi d'Angleterre, d'£cosBe, de France et dlitande/déCenieor de la fcd, ele. A notre tièi-fldèle et bieft-aimé cousin Bdward, comte de Glamorgan, aaliit. Mettant une grande et particdliàre confiance et assurance dans votre sagesse et fidélité éprouvée, par'' ces présentes (aussi fermement que sous notre f?rand sceau à toutes fins et intentions'^ nous vous autorisons et vous donnons pouvoir de traitej: et conclure avec les catholiques romaini confédérés dans notre royaume d'Irlande, s'il y a nécessité d'acquiesetr à quelque choie où notre lieutenant ne pourrait aoasi bien paraître, comme n'étant pas propre à 6tre publkiuement avouée par nous, et en conséquence nous vous chargeons d'agir conformément à ce brevet, avec tout le secret pos- .sil)lt', rt pour quoi que ce soit que vous vous enpaj^iez par les valables considérations que dans votre jugement vous jugerez convenables, noqs donnons notre parole de roi et de cbrétiMi de ratifier et d*eiécnter œ qnl aéra accordé par Toua, et aons rotre main et loean, aiixdita eadioliquea confédérés, ayant témoigné par leurs secours leur zèle pour iwtre iesrioe, et ceci sera pour vous à tous égards une garantie suflisante. Donne en noire cour d'Oxford, sous notre cachet et sigQ^ture royale, le douzième jour de m^r^, la vingtième année de notre rëgne 1644.
» Anotre trfes-^dèleettrès-bien-aimé Ooosin, ^dward, pomte deGlamorgan. »
Quelques écrivains ont essayé de contester Tauthenticité de ce mandat, parce que, t(Uit inséré qu'il fût Verbatim dans le traité de Glamorfinn avec les confédérés, il ne le produisit pas à la réquisition du conseil de Dublin, sous preteite qu'il l'avait déposé aiix miùns de» cathoUqu);s ^ Kilkcnny. Mais on voit dans les Mémoires du Nonœ que <f était 1» rérité : < A Suâ Majestate mand^tom iu|r bnit, cnjns originale regil mapa subseriplniii Glamorgan« cornes deposnit ^^d confœderatos catholicos.» Fol-1999, iipt(<|Birph, 915; et, s'il était besoin, d'une meilleure autorité, j'ai en possession le mandat original lui-même, avec la signature et le sceau prive du roi , portant les arnies des trois royaumes, une couronne au-dessus, et G. II. sur ies côtés, e^ au dos de la mcmu écriture que le corps d^ mandat :' «Mandfit spécial du pomte de QU^rgan pour nrlapde, » Ce que j*al donné ci-dessus est une copie exacte d^ Tqriginal.
30 avril. Le roi ayant su que Rinuccini avai( été nommé KOnce, et qu'il était en route pour l'Irlande, envoya à Glamorpan une lettre pour ce prélat et une autre pour le pape. Le contenu de la seconde est inconnu • la première est copiée dans les Mémoires du Nonce : cNous ne doubtuus poiuL que les choses aPyronIbien, et que Isa bennes intentions commencées par effect du dernier pape ne s'accomplisseront par celuys ici, et par vos moyens, en notre royaume d'Irelande et de Angleterre. > Birch, 28. Il demande alors au nonce de se joindre à Glamortran , et promet d'accomplir, au retour de ce dernier, tout ce qu'ils auront résolu ensemble. Ibid.
Le toi) à son retour d'Oxford, après la désastreuse campagne de 1645, continua de meitte ta prinelpale ooniianee dans la mission de Glamorgan; ei pour amener la cour de Rome à écouter les propositions de cet envoyé, fl éc^'irlt de sa propre main les deux lettres suivantes, dont les orifîinaux existent encore dans l'Archivio Vaticano, l'une au jiaiie lui-même, l'autre au cardinal Spada, les priant tous deux d'ajouter foi à Glamorgan ou à son messager, et donnant
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NOTES
sa parole royale de remplir tout ce dont conTiendnil Qlamorgftu | au aoui de
son souverain : —
« Bealissime Pater,
» Tôt tantaque testimonia fidcîitatis et afTectAs consnnpuinei nostri comitis Glamorganiai jamdudiun accepimus, eanique in illo tiduciaui meritô reponimus, ut Sauctitas Vestra ei lidem meritô prœbere posait in quAcumque re, de quâ per le Tel per alinm notth> nomine omn Sanetiltle YeiIrA traotatnnu tit. Quacn»que Ter6 ab ipso certo staïuta fuerint , ea mmiire et eonGrmare pollioeBior. In ciijus tostimoniiim brevissiiuas lias scripsimus, manu et sigillo nostro munitas, qui nihil iK)tiu.s) habemus iu vutis, quam Ut fayore Tostro iu euiB siatuffl redigamur, quo palam proliteamur nos
» Sanctitatli Teftre » HnmQUam el obedlentinimiim nttrm,
• OtlAftlAS R.
» OzoaUBy oot» SO, 164B« 9
BuscripiioH,
« BeatlMiiiio Patri Itmoeentto dednib PoUtiflci Maidlno. »
bendà consanguineo nostro comiti GlamorganiiB) et cuilibet ab e« dèlegato,
quem nt Eraimentia Vestra pariter omni fatore prosequatiir, rocamiif» : certô que credat nos raiiua liabiluros qiiicquid a prtpdicto comile, vel suu delegato» cuui Sauctiiiaiuio Pâtre vei i^nuneutià Vestra transactum iuerit.
»BBlBe8tl»y«rtnB » FidèUaaiaras aniciis»
» Chablis R.
.» Apiid oariam noatrem.
» Oxeste, 00t. 90» 1645. >
41 XutfimittMlflio Sbiittiio el otfnikbl^ulMd jf dMftf IlifDiiui eftrdUiÉB Spidd* *
Après la découverte de toute cette affaire, le roi, le 9*J janvier l(il(), envoya un message aux deux chambres d'Angleterre, dans lequel il déclara l avec quelle Térité le leelear en peut juger) que Glamorgan avait une commission * poor lenrer ëee Irmqpeti et « à eet eflM Mlennl; » 91*1 n'MIt pia dé o«nmission pour Mter d'aoeone entre chose à TinMi el aens les ordres d'Ormond , qu'il n'avait jamais fait savoir qu'il eût conclu aucun traité nvec les catholiipies et qu'il le toii Ir desavouait dans ses deoiarclies, et avait ordonne au conseil irlandais de lu poursuivre; conlormement aux lois. Œuvres de Charles, ôôô.
Deux j«nn pins terd, 31 janvier, ayant mtWÊé m conseil in HbUIb ifHl nrait informé Glamorgan des instmotions secrètes dnnnéss à OrmenA» el VmtHL engagé à user de son influenoe sur les catholiques pour leur pecsuader de mo~ dérer leurs demandes, il poursuit : < A cette fin (et avec les plus strictes limites que nous pussions lui prescrire, uniquement pour les particularités au sujet desquelles nous vous avions donné de secrètes instructions, comme aussi même en eela de ne rien faire que par tos orditt syMMit) Il «Il ^MiUte qèe nons ayons cru deyoir donner audit comte de Glamorgan des lettres de créance qui pussent lui donner du crédit auprès des catholiques romains, dans le cas où vous trouveriez une occasion de vous servir de lui, soit comnii» une assurance de plus pour eux de ce que vous promettiez secrètement, soit dans le cas où TOUS jugeries nécessaire de traiter ces affaires» poar lent ësnner plus de co»-
fiance, à part par lui, dont ils pourraient se melier moing, à cause de sa religion «t éB ton intérêt. Cest là tout, et le fond mèmû de œ que nom svioai|« oonto audtt ooMte de Glaaorgan dau oette aftiie. > L'Omond de Carte, m, 44G. Je ne mit comment oette dédanHon peut se concilier avec la dernière.
Il enroya deux autres lettres au conseil avec celle-ci. T/nne était adressée à Onnond , affirmant sur sa j>;u i)li' île chrétien que jamais son intention n'avait été que Glamorgan traitât de rien à Tinsu et sans Tapprobation d'Ormoud, attendu qu'il i^éCtit tonjoon défié du jugement dn oomte, maia en même tempt hâ commandant de iiiapendie Vexéctition de tonte sentence qui pourrait être prononcée contre ce seigneur. Carte, ii, App. pape 15. La seccMUde, datée du 8 fenier, était adntaée à Glamorgan lui-même en ces termes :
«Qlanor^,
» Je doii Tont dire nettement que toot et moi noua aroni été abnséi dau
cette affaire ; «ar Toot «fei élé enfcratnéà oonientir à des conditions qui dépMsaienl de beaucoup vos instructions, et votre traité a été divulgué partout. Si vous vous étiez consulté avec mon lord lieutenant, comme vous me l'aviez promis, tout cela n'aurait pas eu lieu. Mais nous devons songer à l'avenir. C'est pourquoi, en un. mot, j'ai commandé qu'on vous fût aussi favorable que cela eat compatible ayee mon aerfice et ma sûreté; ou ai rons ronlei encore soiTre mon avis— que j* ai ordonné à Digbj de Tonadminerlilnement— je vous tirerai de là de manière à ce que vous yniissiez encore m'être utile, et je serai en état de vous recompenser de votre allection ; sinon, je ne sais que vous dire. Mais je ne doute pas de votre consentement à ceci, puisqu'il concerne si fort le bien de toutes mes eoaronnes, le mien en perttenlier, et peut me donner encore le moyen de me montrer
» Votre trèa-fldèle ami, » Chablbs R»
» Oiford, 8 férrier I6l5-16é8.>
Wamer;m.
Dans cette lettre, Charles, pour se défendre, feint de blâmer Glamorgan; probablement potir donner le change à Ormond et à Digby, par qui il l'envoyait. Bieniùt après, le 28 février, il lui dépêcha sir J. Winter aTCC des instructions complètes et la consolante épître qui suit :
€ HBRBXnT,
» J*ai la confiance que cet honnête et fidèle porteur tous expliqneim d^me
manière satisfaisante pourquoi je n'ai pas fait en tout comme vous désiries, le manque de confiance en vous étant si loin d'en être la cause, que chaque jour m'y confirme de plus en plus ; car, croy«E-moi, il n'est au pouvoir de personne de TOUS nuire dans mon esprit par de mauvais oftices ; mais là-dessus etsur direm autres choses fai donné de si complètes instructions que je ne dinl rien de plus, si ce li*est qne je sois
» Votre trèa-fidàle et oonetaat ami, » Chablss B. »
CêiUury of InvmMans, xmx.
Le 5 «fiililloi écriTit de non?eaa.
« Glamorgan,
» Je n'ai pas le temps de vous taire de répartitions inutiles, et vous ne l'attendez pas. C'est pourquoi, vous renvoyant à Digby pour affaires, cette lettre eat •mdeoMttt powrms donner Fassuranoe de ma constante amitié pour vous, asm-
Lnyitizoa by ^OOgle
NOTES
Itnee qui, mlo manque penôml dosimplt» probité, est en quelque sorte nécessaire. Quoi qu'il eu soit, je s;iis (jue vous nt' |u)uve/ pas douter (|ue je ne continue toutes les instructions et promesses laites a vous et au nonce.
» Votre trèi-Adèla«teoiiinaiii tmi,
> Charles R. »
WameTf 378.
Le Jour niTeat, le roi loi OBToya une onlre petite lettre.
« Herbert,
» f'omme je ne doute pas que vous n'ayez trop de courage pour être eflVayé ou découragé par la manière dont vous avez été traité, je vous assure que cela a'e diminué en rien mon estime pour tous, mais que cela lait plutôt naître en soiimdëiirdeTengeeiioeet derépeietion pour booi deux; car jemetienBea ceci ainsi intéreaié que Tout. Cest ponrqool, ne doutant pas de votre soin et ïèle accoutumé pour mon service , je vous nssurc de la continuation de ma faveur et de ma protection, et que, par mes actes plus que par met yarolfie,ie me montrerai
» Votre très-fidèle et constant ami,
» CuAauES E. »
WamtTy 374.
Si, après la lecture de ces documents, il peut rester aucun doute sur l'aiitîienticité de la commission de Glaïuor^an , il sera levé par le passage suivant de la correspondance de Clareudon, avec le secrétaire Nicholas. Parlant de son projet d'UstoIre, U dit : c Je dois tous aTooer que depuis ces étreages ponroira et instmetions donnés à Totre favori Glamorgan, je ne me sonde pas de dire grand'ohose de cette afhtire d'Irlande, qui me parait si inexcusable aux yeux de la justice, de la ]iié(é et de la prudence, et je crains qu'il n'y ait dans cette négociation d'Irlande, soit avant, soit depuis, bien des choses sur lesquelles on ne nous a pas juges assez sages, vous et moi, pour prendre notre «fis. Oh I monsienr le secrétaire, ces stratagèmes m*ont fait passer pins de tristes heures que tontes les infortunes qui sont arriféM au roi en guerre, et semblent être l'eUtet de la colère de Diéa contre nous.» Pap. Clarendon, ii, 3:^7.
Il paraît (jue le roi, même après avoir été livré par b^s Ecossais au parlement, espérait encore recueillir le fruit des efforts de Glamorgan. Vers le eoameneenMiit de jntn 1617, sir John Somerset, frère de ce seigneur, arriva à HoBke areo une lettre de Charles à Innocent X. H est probable que la lettre n'eadste plus, mais la réponse du pontife montre que le roi avait sollicité deS secours pécuniaires, et qu'à l'appui il avait laissé entrevoir une disposition h admettre la suprématie du pape et la croyance catholique. Un n'en saurait guère supposer moins d'après le langage d'Innocent : Litter» UI» prœcipnam toaa alacritatem ae propensionem ad obediendnm Deo in noûs, qui djns vices gerimui, Inonlenter déclarant... à majestate tuâ enixè poseinuis, nt qjuod velle cœpit, mox et facto perflciat... ut aliquo id a'n'pnnUaris argumento, quo te ad catholicaui lidem récépissé intelligamus. Sans aucun doute, Charles faisait sur le pontife la même expérience qu'il venait de faire sur ses sujets presbytériens ; et de même que, pour se les rendre propices, il i^étalt mis à étodier les doetrines presbytérienaee, de mAnm il ei^érait tirer de Farfeat d*Innocent en se déclarant disposé en fareor de la croyance catholique. Mais la tentative échoua. La réponse fut bien complimenteuse ; elle exprimait la joie du pontife à la lecture de sa lettre, et l'exhortait à jierseverer dans ses recherches jusqu'à ce qu'il arrivât à la découverte de la vérité; mais elle écar-
NOTEB.
tait sa demande coruiiie l rbam avait précédemment écarte une demande semblable, en ulleguant qu'il était cuutraira aux devoira du pape de dépenser les tiéKHrt éê Mm égUat po« iwilwili wê ftlmn ^t^Mà pu MÉMÎqM. Ofito fépoBM €it 4ii S» j«tai m4L
Nom Dé I* Les ordonnancet sfaleot diitingaé deux clww de déHiK|nimli, rune religieme, TasM iraUikp». LA |iMAttM ■iuipiciimlt iooi les refractairet
catholiques, toutes les personnes quelronqncs qui, ayant atteint V-X'fiv dcvin^'t et un ans, refuseraient d'abjurer, sous serment, les doctrines particulières à la croyance catholique. On les reputait papiste», et ou leur avait coulisque les deux Uert dt leur propriété iaunobilièrt m. mMl^èn qpil éfatt Miito M prait do raymMi p«r 1m eomwiniiiraa ém aéq— rtf nemméê êâm ch>q(— eoiM6 particulier. La seconde comprenait toutes les personnes connues pour sriir combattu contrôle parlement, ou aidé le parti royal d'arpeiii. de vivres, d'avis ou de renseignwnents ; et tous les biens de ceux-ci, tant uiubiliers qu'immobiliers, avaient été séquestres a la seule exception d'un cinquième alloué pour Tentretien de kart femme et enfkatt, ai cee demierB éta&ent éLe?tft dni li religion proteitaBle. OrdomumM dfElrquii» 8, flB et mày,
II* Ces biens séquestrés fournissaient non-seulement im revenu annuel, mais aussi une ressource toute f^fcto dans tous les cas d'urgence. Ainsi, quand le colonel Harvey refusa de miirclier jiisqu'à ce (jue son arnuH> eût rec^u l arrieré de la solde montant ix 3,000 Uv., ou rendit immediatemeui une ordonnance pour . lerer derargeni par la rente des bois appartenant à lord Petre dans le coulé d'Essex (Jbum. vi, 519). Quand on se plaignit de la rareté da bois de consln»tion pour les réparations de la marine, les deux cliambres autorisèrent ce^ tains clmrpentiers de navire à abattre deux mille cinq cents chênes sur les terres des délinquants du Kent et de l'Essex. (Ibid. ^'20.) Quand les Ecossais demandèrent un mois de paye pour leur armée, le comité de Goldsmiths'- Ûall se proeura f argent en mettant en vente les propriétés des délinqiniiii qifil jugea ooBTenables, les terres pour huit années dîe reTOAns» et lesmaisoM ^our six (Joum. des Communi"?. 10, -24, jidn MVii).
III" Mais la difficulté de se procurer de l'argent comptant engagea les commissaires à chercher quelque autre expédient ) et lorsqu'on eut besoin de la somme de 1,500 Ut. pour mettre Tataiée de Fairfax en mouvemeni, elleitt lerée sans délai en olfrant aux délinqiianis 1» restitulionde leurs biens séqnes- Irés, moyennant le payement immédiat d*ane certaine ammide (Joum. des Cohim. l.'î sept. 1G44). Le succès de cette expérience les encouragea à offrir la mOuie facilite aux personnes <iui voudraient quitter le parti du roi, pourvu ,qu' elles ne fussent point catholiques, et qu'elles prêtassent le serment d'abjuration de la doctrine catholique (Ibid. 6 murs^ Ô wÀi 1645, 4 mai, 36 juin, 8 sept. lf>46}.Plas taré, à la fin de la gaerre, la grande majorité des royalistes lut admise à entrer en composition avec le comité. Des demandes exigét», le plus prand nombre s'éleva au dixième, beaucoup au sixième, et «luelques-imes au tiers de la propriété mobilière et immobilière des délinquants. Voyez les joliriiaux des deu^ chambres pour les années 1047, 1648.
NoTB B. Le lendoAflin de Texécution du roi, il parut un ouvrage intitulé Etant 9é9Ùtini, «ipMtndliire [de s» 8Mde Hi^emiM m «mMde «tm m^mmam, n prêliiiAiit km êerit par OhtAes lfii-mên«. CTétsIt un«tpoié
fidèle de fces penséel sttf les prineipauxéténefflents de loil règne, accotopagné
des pieuses effusions que la mémoire suggérâit à Son esprit. Il était faitpotir exciter une profonde sensation en faveur de la royale victime, et il s'en ventliti dit-en, einquante éditions dans le cours de la première année. Sous la repu-
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NOTBS.
bliquo, Milton fit une faiblo tentative pour prouver que le roi n'av^t point composé ce livn^. Après la restaurulioa , le doclL-iir G auden, ecclésiastique de Bocking, dans l'Esstjx, s'en déclara le véritable auteur. Mais il lit Talo|r ses prétentions ea 8pcret| et n^çut, |)our prix 4e son silef^pe, d'abqrd I^yâclié 4*Exeter, et ensuite, eomiae ilm plaignait de p^wnrelé de |ieeiége,l*é76ohé plu3 riche de Worcester.
Après la mort de Gaudep, ses prétentions commencèrent à transpirer et devinrent le sujet d'une discussion intéressante entre ses amis et les admirateurs de Charles. Mais il a été publia d^pui« maints documents, alors incon- QiM, pavtieoliàreiiieat le| lettres de Gwden 90 comte de Glmidoit ( Clar» ^M, m, Âpp. sxTi-zxxi, scy), et 4*«iires 4^ liûvu comte de Bfittol. (BoTO d^ Maty, if, 253. Clar. Fap. m, App. xc¥i, M, Todd, Mémoires de l'évèque Walton,, i, 138). Ces lettres ont si positivement établi les droits de Gauden, que quiconque les nie doit être i)rèt a déclarer ce prélat un imposteur, à croire qi^e le^ éyêques Morley et Duppa rendirent un fauj^ lemqignage en sa fareor, et à expliquer coipmeiit il i^fTiT» gnè ceux qui étai^qtle plus Iptéressti ^ maintenir la droit du roi, nommément Charlea II, son frère le duo d'York, et les deux epiptes de Clarendon et de Bristol, donnèrent dans cette déception. Cependant ces diniciiltcs n'ont juant intimidé le docteur Wordsworlh qui, dans une publication récente (\e plus de quatre cents pages, intitulée • « Qui a écrit Kixov CaTi).txy)î » a recueilli avec une patience laborieuse toutes les parcelles de preuves relatives à ce sujet ; et après une investigation des pins ■imttienset et des plus pénibles, a eoBiliieiialtfilNiaat reavmfie an •t en déclarant l'évAqoe nn impudent imposteur, liais fl n^a pas tsiomplié de mon incrédnlité. H y a dans PEcxmv 9«9c\ixti mime beaneoÉqp de choseâ tjpA m'empêchent de croire que Charles en soit le véritable aut^nr, quoique ce dernier, quel qu'il soit, ait pu de temps à autre consulter et copier les papiers du roi : et le droit de (i-auden nie i>araît trop fermement établi pour être ébranlé par les conjectures incomplètes et invraisemblables ^ui ont jusqu'ici été produites contre lui.
Note F. Les pensions suivantes furent accordées plus tard a diUérentes personnes qui «raient oontiibBé à fseiUter l'éraiion du roL À moins de mentiMi eentsaiie, la pmuSnn est à fie :
A Jane Lanc (lady Pishsr)....'. 1,000 liv.
Thomas Laiip, père WO
Charles Giflord, csq .... 8iO
ynnsis Msaisll, esq iM
Thomas WUtgfave, esq . 90p
Cath. r.uutor, pcnr'ilani*» •*..•• 800
Joui) (Jcauuu) iiarford. .t ••••• ;.••.«••••• S0
Elea Dpr Sampson ••• IM^
BfsntiiBsyaoldf .*
Jobn et Anne Eogers e| leois ^titi^ mUsr.....«*
Anne Bird
Sir Thomas WiDdham ses héritiers à Ipujpurs. . . , ■ . 000
Wimam Bllesdan, 1 volonté 100
BoberiSwao durant la vie dn Ni. •.«<..'•••
lady Anne WyDdham *
JulîanaHest *0
Clarend. Corres^. i, 656.
ûiyitizea by ^OOglc
640 NOTES
Kovt G. àmm vov» la oolomibatioii me l'irlamdi.
Attendu qtie le parlement d'Anpleterre, après la dépense de beaucoup de sang et de trésors pour la repression de Thorrible rébellion d'Irlande, a, par la naia bianreillaale d« Dlm mr lei entreprisM, amené cette aflbire à téDe fin qu*une totale réduction el oolonitation de cette nation polirent, arec la bénédiction de Dieu, être promptomont effectuées. Afin donc que le peuple de cette nation sache que l'intention du ]M\rlement n'est pas d'extirper cette nation, mais (^uc lus merci et pardon tant de Tie que de biens peuvent s'étendre à tous les cultivateurs, laboureurs, artisan! et wsÊxm de U daiie inférieure; ainii qtf il eit elHqprèe dédsré, t'iU te wHimettent an paiienent de la téjpa- Uiqw d'Angleterre et vivent paisiblement et dans T obéissance sous son gouvernement, et aiîn que les autres aussi d'un rang et d'une qualité plus élevés, jiuissent connaître l'intention du parlement à leur égard selon les démérites respectifs et les considérations sous lesquels ils tombent, qu'il soit décrété et dédaré par oe piéient pailenent et par Tantorité dndit, que tontes et cbaqœ personnei et pfiaonne de la nation irlandalie coapriwt dans aucune des catégories suivantes seront passibles des peines et confiscations ci-dedans mentionnées et contenues , ou seront rendues susceptibles des merci et pardon ci-dedans étendus respectivement selon qu'il est ci-(^près exprimé et déclaré, c'est-à-dire ,
1. Que tootei et chaque pertonnei et penonne qoi en aneon temps avant le
dixième jour de novembre 1643, époque de la séance de la première amem» blée générale à Kilkenny en Irlande, ont imaginé, avisé, conseillé ou favorisé la rébellion, les meurtres, massacres faits ou commis en Irlande, qui commencèrent eu l aunéo 1G41, ou ont, en aucun temps avant ledit dixième jonr de novembre 1649, en portant des armes ou procurant des hommes, armes, cheranz, Tsissdle plate» argent, Tivres ou autres fournitures ou habillement de guerre (autres que ceux qu'ils démontreront leur avoir été pris par force et violence), aidé, assisté, favorisé, suivi ou secondé lesdits rébellion, meurtres ou massacres, soient exceptées du pardon de vie et de biens.
2. Que toutes et chaque personnes et personne qui, en aucun temps avant le premier jour de mai 1648, ont siégé on volé dans Mile pfemlère assemblée générale, on dans le premier prétendu eonsdl, oommanéiftent appelé le conseil suprême des catholiques confédérés d'Irlande, ou ont été employés comme secrétaire ou principal cUtc, soient exclues du pardon de vie et de biens.
t3. Que tous et chaque jésuites, prêtres et autres personnes o\i personne «jui ont reçu les ordres du pape ou du siège de Rome, ou de toute autorité dudit, (|ui ont en aucune manière imaginé, atisé, conseillé, favorisé, continué, appuyé, aidé, assisté en secondé, on en aucun temps par la suite, en aucune mani^ imagineront, aviseront, conseilleront, favoriseront, continueront, appuieront, aideront, assisteront ou seconderont la rébellion ou la guerre en Irlande, ou aucun des meurtres ou massacres, vols ou violences commis contre les protestants, les Anglais ou autres là, soient exceptés du pardon de vie et de biens.
4. Que James l^ifler, comte d'Ormond, James Talbot, comte de Castélhaven, UBichBourke, comte de Clanricarde, Christopher Flnnket, comte deFingal, James Dillon, comte de Roscommon, Richard Nupent, comte de Westmeath, Moragh O'Brian , baron d'Inchiquin, Donogh M'Carthy, vicomte Muskerry, Richard Butler, vicomte Mountgarret, Théobald Taafle, vicomte ïaafle de Corren, Rock, vicomte Fermoy, Monlgomery, vicomte Monlgomery d'Ards, Magennis, vicomte dlreagh, Fleming, baron de Slane, Bempsey, vicomte Glanmaleere, Birmingham, baron d'Athenry, Oliver Plunket, baron deLowth, Robert Barnwell, baron de Trymletstoune , Myles Bourke, vicomte Mayo, Connor Magwyre, baron d'Enniskillen, Niciiolas Preston, ?icomte Goi^