‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 28 sur 276 · dam^a. fUnkf. V, StVtt* ^iSHir». v> ti^iUL · texte numérisé non relu

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64 HISTOIKË D'ÀMGL£T£aR£.

toute hftte; et son avant-garde entra dans le village de Keynton, le soir même que les royalistes firent halte à Edgehill, h quelques milles seulement d'avance. A minuit [22 oct.], Charles tint un conseil de guerre où il fut résolu de faire volte-face contre ceux qui les poursuivaient et de leur offrir la bataille. Le matin, de bonne heure, Tarmée royale avait pris position sur le sommet d'une cbaioe de montagnes, ce qui lui donnait une supériorité décidée en cas d'attaque; mais Essex, dont Tartillerie et le quart des troupes étaient à plusieurs milles en arrière, satisfait d^avoir arrêté la marche de F^nemi, posta tranquillement les différents corps à mesure qu'ils arrÎTèrent, sur un terrain montant dans la vallée du Red Horse ( cheval rouge), h environ un demi- mille en face du village. Vers midi, les ( avaliers se lassèrent de leur inaction; leur importunité linit par prévaloir, et, vers doux heures, le roi mit de sa propre main le feu h un canon, comme signal de la bataille. Les royalistes descendirent en bon ordre au bas de la montagne, où leurs espérances s'accrurent par la trahison de sir liftithful Fortescue^ ofQcier parlemental)*e, qui, tirant son pistolet en terre, se rangea avec deux compagnies de cavalerie sous la bannière royale. Bientôt après, le prince Rupert, qui comman- *dait la cavalerie 2i droite, chargea vingt compagnies de cavalerie parlementairîB, conduites par sir James Ramsay, les enfonça du premier coup, les poursuivit deux miUes au delà de Keynton, et, trouvant les bagages de l'armée dans le village, permit h ses soldats le pillage pendant une heure. Sans cette fatale imprudence, 'les royalistes remportaiont probablement une victoire décisive.

Durant son absence, les deux infanteries on étaient venues aux prises sous leurs chefs respectiiS| les comtes de Lindsey et d'i^ssex, qui, descendus de cheval, menaient leurs hommes au combat à pied. Le courage froid et déterminé des Tètes Rondes trompa et déconcerta* les Cavaliers. La cavalerie royale de gauche, faible corps commandé par lord Wilmot, avait cherché asile derrière un régiment de piqders; et sir William Ralfour, commandant parlementaire, laissant quelques escadrons pour les tenir en échec, fit un détour sur le flanc de l'infanterie royale, enfonça deux divisions, et se rendit maître d'une batterie de canon. Sur une autre partie du champ de bataille, les gardes du roi, avec son étendard, culbutèrent tout ce qui s'opposaient à eux, jusqu'à ce qu'£ssex ordonnât à deux ré^^ments d'infanterie et h un escadron de cavalerie de les charger en tête et en flanc, tandis que Balfour, abandonnant les pièces qu'il avait prises, fondait sur

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