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à la dernière rtemanae, nauiu- rrru " V^^.Vni^^M" ciif iU sent encore -crons, selon les besoins de nos bonsamis dAn^^tfre, y g»*^^ dma une UsUe crise, que îA moM fÊÊHmÊ BM» 01 mm^» «■ —
fiTawSrd «Wîl forcé lei fi«OM~. ea Irlande de yrèier un .exment
que la puoitton des incendiaires fût laissée à Ut diacréikm des deux parlements. C'était, pTélendaii4U exiger qa'tt se dédiooetât. Ceux quHld appelaient incmdiaires étaient des hommes qui afaieni
encouru leur déplaisir en obéissant è ses ordres, et qu'en conséquence il était tenu de protéger, 11 plaida particulièrement en faveur de Tiaquaire, et réclama le droit de juger lui-môme ce seigneur, qui avait agi comme commissaire royal. Mais Traquaire, tombant à genoux, pria instamment que la vie d'un humble individu tel que lui ne mît point obstacle à la réconciliation du roi et de son peuple; les Ëcoasaîs menacèrent de sollieiter Tavis et rinter?ention du pariement anglais ; et CbaileSi quoique évidem-» ment il lui en coûtât beaucoup, dgnifia son ac^escement. Leur réclamation suivante^ la restitution des vaisseaux et marAandisei capturés, fut promptement admise ; et ceHe d'une indeiunité fut, comme question pécuniaire, envoyée par le roi [3 février IftM] à la chambre des communes, qui vota deux sommes, une de cent vingt-cinq mille livres pour les frais de l'armée écossaise pendant cinq mois, et une autre de trois cent mille livres, sous la dénomination de (( secours amical pour les pertes et besoins de nos frères d'£cosse ^ . » Enûn les commissaires anivérent à leur dernière demande, TétablissMuent d'une paix solide entre les deux nations. Le roi espérait une prompte confusion de cetonéreoft traité; mais il fut bientôt déçu dans son attente. Sous ce titre, ils ne lui présentèrent [20 février] que deux artides, se réservant le pouvoir discrétionnaire d^en ajouter d'autres, quaud et conmie ils le jugeraielit convenable*.
On ne tarda pas h s'apercevoir (jue les députés écossais agissaient avec un caractère non-seulement politique, mais religieux. Tandis qu'ils négociaient ouvertement avec le roi, ils intriguaient secrètement, mais activement, avec leurs amis du parti populaire, pour obtenir en Angleterre Tabolition de la forme épiscopale de gonvernement ecclésiastique, et la substitution de la tome presbytérienne. Us semblaieni considérer cette idée comme Tobjet
légeance par lequel ils renoaçaieut à tous covenants contraires, et promettaieat de ne jamais entrer dans aacan ooyenant contre aneane autre personne sana rantorisation du roi. Voyea-le dana Boahworth, tiii, 484.
1. < 300,000 livres sterling, » s'écrie Saillie, <*. 5,400,000 lUrcs éooisaia, font une joUe somme dans notre pays. ; Baillie, i, iilO.
2. Journ. 22 janv. 3 fev. Jourii. dos Lords, iv, I5l. Baillie, i, 'i'il, 5-^3, 2->8, 333, 210. « Cela (de donner toutes les propositions à la fois] ne nous était paa c^raé «uc Tuea des Anglais, qui ne demandaient paa tant da
pniiei|»al de leur mission, et ils la poarsuivaient afec la peraéTé» lance eiraotâfité la plus édifiante. Mais c'élati une question sur laquelle Toplnion ae donnait une grande latitude. Dans la Tille , les presbytériens formaient un parti très-considérable ; mats au
parlement, parmi les réformateurs, il eu était beaucoup (jui , tout disposés qu'ils pouvaient être h diminuer les richesses , le pouvoir et la juridiction des évèques, s'opposaient résolument h l'extinction de Tordre; tandis que d'autres, sous les baiiiiiîres des lords Say, Wharton et Brooke, voyaient avec la mùiue aversion répiscopat et le presbytérianisme, et s'efforçaient d'introduire le système plus égal des indépendants. Cependant, les Ecossais, à l'aide de leurs amis d'Angleterre , Ûieai présenter des pétitions de plusieurs comtés ^ de quinze mille habitants de la métropole [Iddéc.], etdedix-lMiiieenls ministres [23 janr. 1641], demandant toutes Tabolition totale de la hiérarchie. Les lords Digby et Falkland, Selden et Rudyard, les combattirent vif^^oureusouK^nt : lord Digby compara la pétition de Londres, appelée la p/liiinii île la racine et des branches, h une comète ayant sa (lueue dirige»' vers le nord, et u'anDonçaut que confusion et anarchie ; lord alkland voulait bien alléger les évêques des charges et dignités séculières qui les rendaient moins utiles comme ministres de rEyangile, et de k portion de nchesses séculières attachée à ces charges et dignités; mais il s'opposerait de toute son influence à toute tentative d^abolîr Tordre épiscopal et ia juridiction épiscopale. Après deux jours do débats, et une division dans laquelle les anti-épiscopaux obtinrent une majorité de trente-deux voix, les pétitions furent renvoyées à im comité *. Ce succès, quoiqu'il encourageât leurs espérances, était loin de leur assurer la victoire. Le roi informa le parlement que sa conscience ne lui permettrait jamais de consentir à la destruction d'un ordre qu'il regardait comme essentiel à la chrétienté; tandis que lès Ecossais, au contraire, argumen-* talent et sollicitaient, priaient et prêchaient eu faveur de FEglise presbyt&lenne. La curiosité et la dévotion amenaient la foule k leur service : Téglise affectée à leur usage était remplie du matin au soir, et les «leçons inculquées par leurs théologiens étaient répandues avec zèle par l'auditoire dans toute la ville. Ils enseignaient que « le nœud de la question ne pouvait être tranché que
1. €Îls contestèrent onsemble de huit heures du mutin à six heures du soir. Toute la nuit notre parii sollicita tiint qu'il put. Le lendemain, plusieurs mii- Uert de citoyeiif , mais d'une manière fort pMtibLe, Tinrent à Westadntter-liaU pour appuyer leur pétiUmu » BailUe, 944.
10 HlSTOiaE D'ANGLETERRE.
par la hache de la prièrei » et les dévote observairat BolamaBo* ment des jeûnai afin que « le Seigneor joigoii la aoaffle de tei nafines aux effiorti des faibles humains , pour renverser une
Eglise pervme et oontraire aux Ecritures ^ d
Le marquis de Hamilton avait suggéré h Charles l'idée de désarmer rhostilitc des réforma leurs en les admettant K ses conseils. Le roi avait reçu cet avis av(H' ïuéconlentement ; mais le dusir de sauver la vie de ses amis et de conserver Fépiscopat à FEgiise triompha de sa répugnance, et Bristol, Essox, Bedford, Hert&>r4t Mandeville, Savile et Say, furent appelés par lui au conseil privé [27 ià\,]* Cette nomination causa 4'abûrd une salis» laotien générale; mais, au bout de quelques jours^ on remarqua qœ le ton des conseillers s^était radouci» que leur «Ue était moins ftpre. On les aeeusa d^aposlasie i le soupçon s^étendit aux oooh' missaires écossais, et la ville retentit de plaintes contre Tégoïsme et la perlidie des hommes publics. Pour leur défense, les Ecossais publicrenl un écrit des \i\us immodérés contre Strafford, Laud et tout le banc des évei^ue;?. Cet écrit blessa non-seulemeril le roi, mais leurs propres amis dans les deux chambres. On le regarda comme- une tentative pour diclei de^ lois au parlement d'Angleterre. Ils eurent de nouveau recours au jetûie et k la prièroi et imprimèrent une explication de leurs sentiments dans des tannes plus conciliants; mais ils avaient déijà perdu tant de voix, que leurs alliés de la cbambreJmsse n^osàent [las, comme ils en avaient eu Tintention, faire la motion d^abolir Tépiscopat, et ils y substituèrent une résolution [10 marsj, porlaul que « les pouvoirs législatifs et judiciaires des évéques d^ns la chambre des lords étaient un empêchement h Texercice de leurs fonctions, étaient préjudiciable? a Tétat, et devaient leur être retirés'^. »
Cependant, il fut avantageux pour la cause de Tépiscopat, qu^en ce moment Tesprit de ses adversaires fut occupé d^un sujet qui Tabsorbait davantage--* le prooès et la destinée de Strafimni. On ne peut douter que le rm ne (ftt strictement tenu d'honieur à prêter la vie de cet impopulaire et malhemux seigntur. fl
1 BaUUe, Stt, 9S4, «7, 930, S81, 986, 944, 950. Jooni, det Conmioiiai, 7S,
2. Journ. 10 mars. Ce que dit Baillie du mécontentement causé par l'écrit qu'avaient publié les commissaires écossais est amusant. 11 termine ainsi : « Nom étions à moitié endormit dMii nne profonde léourité... Par cet ouragan, Dion nous éveilla. Nous nous enfuîmes à notre rcfupe arroutnnié, pour nous rapproclier de Dieu. Les saints de la ville, dans diverses sociétés privées, coururent au jeàne et à la priàre. Grâce 4 oet anciennes et bonnes armes, nous eoimeiipoiui à remporter. Béai toit son triât 1 1 > ffagetlS.