Carte, m, 110, 111, i:jC
1^ 8. Carte, m, 99. •
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trouinii h leur portée? Il n'était point aisé de répondre à leuvi arguments; mais les lords du pale, aUachés par habitude au goufemement aoglais, déoraient aidemomit un annisUoe oomme préliminaire de la paix. Leurs eflSarto pré? élurent : on conclut une suspension d'armes d^un an [15 sept.] ; et Içs confidÂrés» à la surprise de leurs ennemis, consentirràt h oontribuer h Fentre-* lien lie Tarmée royale pour 15,000 livres en argent, et la valeur de 15,000 livres en provisions
En même temps Charles avait recours a d'autres expédients; et il en était doux dont il se promettait des avantages considéra* bles. La politique du cardinal de Richelieu avait été de fomen» ter les troubles en Angleterre comme il avait jadis fait en Ecosse; et son intention fut fidèlement remplie par Tambassadeur français Senneterre. liais dans le cours de la dernière année, Ri» âieUea et Louis XIII étaient morts tous les deux; la régmice» durant la minorité du jeune roi, échut à Anne d^ Autrldie, rein^ mère, et cette princesse avait toujours professé un vif attachement pour sa belle-sœur Henriette-Marie. Senneterre fut réduit h Timpuissancc par le comte d'ilarcourt, prince de la maison de Lorraine, venu avec le titre d'ambassadeur extraordinaire. Le parlement reçut celui-ci à Londres avec respect, et lui permit de se rendre à Oxford [18oct.]. Charles, qui dans sa position n'avait pas de temps à perdre en iinesses diplomatiques, demanda sui^ le-champ un prêt d^argent, une armée auxiliaire et une déclanbtien contre ses sujets rebelles [15 nov.]. Mais c'étaient des choses que Tambassadeur n^ayait pas le pouvoir d^aocorder. H éohiqipa avec difficulté aux instances du roi, et revint h la capitale néc^ der avec le parlement. lÀj s'offirant comme médiateur, il demanda à connaître les vrais motifs de la guerre actuelle; mais son espoir do succès fut abattu par la froide et lacunique réponse que lorsqu'il aurait quelque proposition h soumettre au nom du roi de i^rance, les chambres seraient prêtes à jusUiier leur cou-
1. Rushw. V, 548. Carto, tt, App. 1. m, 117, 131, 159, IGO, IGG, 16^, !172, 174. Personne, je pense, ail a lu tous ces documenU», ne peut douter que l'armistice ne fût nécÂMwire pour la conservation ds rarmée en Irlande ; mais son objet réel n'échappa point m\x deux chambres, qui le votf^rent < destructif do la religion protestante, déshonorant pour la ns^on anglaise, et pr^udiciable aux intérêts des trois royaumes ; » et, pour enflammer les pastiens de leors parlisant, elles pubUèrent une déclaration dans laquelle, avec leur véracité habituelle, elles aftirmt'rent que la suspension avait eu lieu à une époque où « la famine qui régnait parmi les Irlandais les avait fait s' entre-dé vorer les uns les autres comme des cannibales;» qa'eUe avait été imaginée et^mise à exécution ^tar des instruments du pape, et qu'elle était destinée k mieux introduire le papisme et à esBtîrper la religion protestante. Journ. vi, 238, '2ii*J,
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dnife [SS iKrr.). BÉentdtiprètleidépèehet dOM oemr fmiUîiiteroe^éei ét(MiTerteB[10 jamier 1664]; on y tiouTt une lettra de kâd Goring à la ràne, et fon ccmteiia déconvrit que <f était elle qm avati fait nomoier Harooart, qu'il ayait ordre de |>rendre
ses instructions d'elle et du roi, et quo Goring sollicitait des secours de la cour de France. Ce renseignement , avoc le récit de la manière dont on Tavait obtenu, fut commimique à l'ambassadeur; qui inimédiaiemeat demanda ses passe-porla et quitta le royaume * [12 février].
2" L'expérience avait prouvé à Charlea que le nom même de parlement exerçait uns puissante influence sur Teaprit des haaseê . daasea en faveur de ses adversairea. Pour rompre le charme, il réeolai d'oppoaer lea membres byaux à cens qui reataient k Wealminator» el invita par proclamatioa les deux ofaambrea k se raasembler kOiford le 32 janvier de Tannée suivante. Quarante-trois pairs et cent dix-huit membres des communes obéirent ^. Los formes habituelles du parleniont furent observées, et le roi ouvrit la session par un gracieux discours, dans lequel il déplorait les calamités du royaume, les prenait h témoin de ses dispositions paciûques, et leur promettait toute la liberté et tous les privilèges qui appartenaient à de telles assemblées. [29 janvier.] Leur première meaure fut une lettre signée de tous les membres des deux ebambreSy et adressée au comte d'Esaex, o^ on le priait de faire connaître à ceux « dont il avait la confiance » leur vif désir qu'on nommât de part et d'autre des commissaires pour traita d'un aocommodement. Esaex, ayant reçu desinstruettons, répondit [30 janvier} qu'il ne pouvait remettre une lettre qui, ni dans son adresse ni dans son contenu, ne reconnaissait rauloritc du parlement. Alors Charles lui-même fut mis en avant. Il adressa sa lettre [3 mars] « aux lords et communes du parlement assemblés à Westminster, » et requit « de Favis des lords et communes du parlement assemblés à Oiloid, » la nomination de commis-
1. CUv. m, SDa^DS. /bum. vi, SA5. m, m, 309, 375, 379, 41S. Co«si. 14m^ U oc(U 15, sa BOT. 10, ISiaa?. IS tér.
2. S'U en frat croire Whitelock (80), quand on fit Vappeldes deux chambres do Westminster fîîO janv.), il n'y avait que i'80 membres présents et 100 employés à différents services. Mais je soupçonne quelque erreur de chitïre, va foelâ Hste de ceux qui signèrent le covenant ne monte qiVà '■?30 noms, même y compris ceux qui le signèrent après ce jour-là ((H)mparez Rusliworth, v, 180, avec les Journaux.) Les lords étaient ii2 présents, 74 absents, sur lesquels U fterent ezcnaës. Xoum. ri, 387. Les deux (mambres d'Oxford pablièreiit aussi la liste de leurs membres, faisant monter les communes à 17.', les lords à 83; mais plusieurs de ces denUers avaient été créés depuis le commeaceBieat de La fpàsae,
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88 HISTOIUE D ANGI.ETFJmE.
saires pour régler les dissensions du royaume, et pariiculicroment la manière <c dont tous les membres des deux chambres pourraient se réonir en pleine et libre conYention de parlement, pour se consulter et traiter des choses qui pouraient contribuer au maintien de la vrai religion protestante*, avec les égards conyenables pour le juste repos des consciences timorées, à Tétablissenient des droits de la couronne et du parlement, des lois du pays et des libertés et propriétés des sujets. » Les deux cbanibres considérèrent ce message comme une insulte, parce qu'il impliquait qu'elles n'étaient point une pleine ot libre convention de parlement. Dans leur réponse [9 mars], elles invitèrent le roi h se réunir à elles a Westminster, et, dans une déclaration publique, elles dénoncèrent cette démarche comme «une pratique papiste et jésuitique pour les amener, sous un prétexte spécieux de paix, à désayouer leur propre autorité, et h remettre ellesmêmes leur r^igion, leurs lois et leurs libertés, au pouTOir de ridolàtrie, de la superstition et de Tesclayage ^ » En opposition, les chambres d'Oxford déclarèrent que les Ecossais avaient violé Pacte de pacification, que tous les sujets anglais qui les aideraient seraient regardés comme traîtres et ennemis do l olat, ot que les lords et communes restés à Westminster, qui avaient donné leur consentement h Tarrivci^ des Ecossais, ou h la levée des troupes commandées par le comte d'Ëssex, ou à la fabrication et a l'emploi d'un nouveau grand sceau, étatont coupables de haute trahison et devaient être poursuivis comme traîtres au roi et au royaume ^. Ainsi s^évanouit de nouveau toute perspective de paix; et les deux partis, avec plus d'exaspération que jamais, et des dé«brs plus vifs de vengeance, résolurent de confier encore une fois leur espérance de salut à la fortune incertaine de la guerre.
1 . Joum. jif 4SI, 450. Le lecteur remarc|aera dans la lettre da roi une allu-
si<iii à lu t<<loranc(' religieuse ( « avec les égards convenables pour le repos des consciences timorées»), la première qui eût encore été faite par l'autorité, et qui, peu d'années auparavant, eût scandalisé les membres de l^gUse d'Angleterre, autant qu'elle scandalisait maintenant les presbyt^iens et les Ecossais. Mnis 1 1 politique avait appris ce que la raison n'avait pu apprendre : c'était une aiijorce jetée aux indépendants, dont les craintes d'une persécution étaient ag- ^vées par rintolérance de leurs alliés écostals, et qui, ponr cette raison, étaient soupçonnés d'avoir déjà fait 'le soerète;; ouvertures à la cour. « Hi istol, de sa main, leur donne pleine assurance d'une liberté de conscience aussi en« Uère qu'ils peuTentla dédrer, déâamant en même temps contre la eroelle in^ vasion des FA ossais et la tyrannie de notre preib^térst, lemblable àrinquiaitioai espa^Miole. > Baillie, i, 428.
2. Clar. in, il(M51. Joum. 3!)!). 104, 4ûl, 459,484, 485» 80 déc. iC, 80 %Ilf 6, 11 mars. Rushw. v, ôb2-{iU2.
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