‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 49 sur 276 · BaaUe, 896» 4M ] u, 8» 10, 48. Whitdock · texte numérisé non relu

BaaUe, 896» 4M ] u, 8» 10, 48. Whitdock

9. Jùum. 5 j«îU. 1648. 16, 29 janv. 9 mai 1644. Journ. des Lords, vi, SOO, 507. 546. BidUie, 1, 481, 488, 471. Riish. 866, 748.

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riniliieiice de leurs adTenaîves plus uomlnms, AœabléB enfin par la force, ils eurent recours à un stratagème, et , pour dis-* traire Vattention des presbytériens, ils présentèrent k rassemUée

un plaidoyer en fayeur- de la tolérance envers les consciences timorées; tandis quo leur allié, Cromwell, obtenait de la chambre basse Tordre de renvoyer la même question h un comité , formé de lords et de mond)res des communes , et de commissaires écossais et de députés de rassemblée. Ainsi, une nouvelle pomme de discorde était jetée entre les combattants. Les lords Say et W'harton, sir Henry Vane et M. Saint-John, parlèrent avec chaleur en faveur de la tolérance; ils furent combattus avec non moins de chaleur par la «t divine éloquence du chancelier )» d'Ecosse, par les commissaires de FEgUse écossaise, et plusieurs membres éminents du parlement anglais. Les passions et les artifices des parties contondantes suscitèrent de nouveaux délais, et Tannée 1664 finit avant que cette intéressante controverse arrivât à une conclusion Dix-liuit mois s'étaient écoulés depuis Touverture de Tassenddée, et cependant elle n'avait rien terminé d'impoi tant , excepté la composition d'un directoire du culte public, qui réglait Tordre du service, Tadministration des sacrements, la cérémonie du mariage, la Visitation des malades et l'enterrement des morts. Sur tous ces points , les Ecossais tâchèrent d'introduire la pratique de leur Ëghse ; mais la âerté des Anglais demanda des modifications , et les deui partis consentirent k une sorte de compromis , qui évitait soigneusenmt tout ce qui se rapprochait de la formule d^une liturgie , et qui , tout en indiquant des sujets de sermon et de prière , laissait beaucoup du fond et la totalité de la forme aux talents ou à Tinspiration du ministre. En Angleterre, le livre des prières communes fut supprimé, et le directoire lui fut substitué par une ordonnance des deux chambres; en Ecosse, Tobservalion de ce dernier dans toutes les églises fut prescrite par Tautorité réunie de rassemblée et du parlement 2,

A la chute de la liturgie succéda un nouveau ^ectade, la dé» eapitation d'un archevêque. Le nom de Laud , durant les quinze premiers mois qui suivirent son accusation, avait à peine été prononcé, et ses amis commentaient k nourrir Peqioir qu'au milieu

1. BaflUe, u, 57, 61, 6S, 66-68. Joum. 13 sept. S4 jany. Des Lords, 70.

9. BadlUe, i. 408, 413, 440; II, S7, 81, 88, 3(5, 73, 74, 75. Rush. T. 785. Jour».

94 sept. i>n nov. 1", 4 jrinr. '> mars. Jiuirn. des Lords, UO^ ISl, VojM «Confessions de lui, etc., dausrEglised'Kcosse, » iûÛ-194.

du fracas des armes le vieillard swait ouUié, ou qu'on le laissarail pai^emenl descendre au tombeau. Mais sa mort fut inrokmtairement causée par llmprudeuce d'une personne dont le Toem et le derdr étaient de sauver le prélat. Les lords ayaient ordonné h Laud de conférer les bénéfices h sa nomination qui se trouvaient vacants, h des personnes désignées par enx, et le roi Ini avait défendu d'obéir. La mort du recteur do (Ihartliain, dans le Kent, mit sa constance à ré[treuvo [8 février 16^i3J. Les lords nommèrent une personne au bénéfice ; Charles en nomma une autre , et rarchevêque , pour se tirer d'embarras, voulut différer sa décision , jusqu'à ce que le droit éohût à la couronne; mais les lords donnèrent un ordre péremptoire [21 avril] ^ et lorsqu'il essaya d'eicuser sa désobéissam», ils enroyèrent un message aux communes pour hâter son jugement. Peut-être voulaient-ils seulement Vinthnider ; nuds ses ennemis saisirent cette occasion : un comité fut nommé , et le soin de recueillir et de préparer les preuves fut commis a l*rynne [31 niai|, dont la vengeance de tigre avait soif du sang de son ancien persécuteur Il enleva de ]n cellule du prisonnier ses papiers , son journal et même sa défense écrite ; il chercha de tous cotés ceux qui, jadis, avaient été poursuivis ou punis à la requête de Tardievêque, et il appela tous les citoyens à remplir leur devoir envers Dieu et leur pays > en déposant des cdmes de celui qui était Tennemi commun de tous deux.

Au bout de six mois [88 oct.], le comité était parvenu k ijou-» ter dix nouveaux chefs d'accusation aux quatorze déjà présentés. Quatre mois plus tard [U mars i6àU] , les deux parties étaient prêtes h procéder au jugement, et le 12 mars IG^i/», plus de trois ans après son emprisonnement , rarchevèque se trouva vu présence de SCS accusai f'urs h la barre de la chambre des lords.

Je n'essayerai point de conduire le lecteur h travers le labyrinthe de ce long et fastidieux procès, qui occupa vingt et un jours dans le cours de six mois. Les nombreux articles présentés par les communes pourraient se réduire à kois, — que Laud avait ^treprls de renverser les droits du parlement, les lois et la reUr gion de la nation. Tous les faits que l'activité et l'adresse de Prynne purent ramasser h l'appui furent mis en ayant. On avait fouillé dans les conversations familières et dans les écrits secrets du prélat, et sa conduite, tant publique que privée, coimue évô-

1. Uisiaire de haud, écrite par lui-même ém» la Tour, SOO-jiUO.

m HI8T0QIB D'ANGtGTEMB.

que et coninie conseiller, dans la chambre éloiléc et dans la cour de haute coniiiiission , avait été soumise a la plu? sévère investigation. Quoique tout iVit contre lui, il se défendit avec énergie et souvent avec succès. U démontra qu'un grand nombre des témoins étaient ses ennemis personnels , ou ne méritaient pas créance ; que ses paroles et ses écrits admettaient une interprétation moins sévère et plus vraisemblabley et que la plupart des faits qu'on lui reprochait étaient, ou les actes de ses officia, qui seuls devaient être responsables , ou la décision commune des bureaux, dont il n'était qu'un simple membre K Jusque-lh il avait dirigé sa (h'^fonse sans Ta^sistance d'un homme de loi : les lords lui accordèrent des conseils pour traiter les points de droit [11 mars]. Ceux-ci soutinrent que pas un des délits allégués contre lui ne constituaient la haute trahison; que le nombre n'ea pouvait changer la qualité ; qu'une entreprise pour renverser les lois, ou la religion, ou les cbroits du parlement, n^était trahisoa d'après aucun statut , et que la définitimi d'un délit aussi vague et aussi indéterminé ne devait jamais dire admise , autrement la plus légère transgression pourrait , sous ce nom , 6tre convertie en un des plus grands crimes connus de la loi ^.

Mais les conmunies, soit qu'elles se défiassent du patriolismo dos lords, soit qu'elle? doutassent de la culpabilité légale du détenu, avaient déjîi résolu de procéder par attainder. Après la seconde lecture de l'ordonnance [2 nov.] , elles liront venir le vénérable prisonnier à leur barre, et commandèrent k Brown, un dos commissaires , de récapituler en sa présence les témoignages portés contre lui, ainsi que ses réponses. Au bout de quelques jours, on le rappela, et on lui permit de se défendre [il nov.]. Après son départ, Brown fit une longue réplique, et la chambre, sans plus d'examen , vota le bill d'attainder [13 nov.] , et le condamna à siibii les peines de la trahison ^, Le lecteur ne manquera pas d'observer cette violation flagrante des formes de la justice, ('e n'était point ici le cas du comte de Strafïord. Les communes n avaient point été présentes au procès de Laud ; elles n'avaient point ouï les dépositions des témoins, elles ne les avaient même pas lues; elles prononcèrent le jugement sur la ioi d'un compte

1. Comparez son joornal do son procès dans l'Histoire, 220-421, aver 1m partie publiée par Pryiuie sous le titre de CcMterburia Doome, IW, et Rushr*

worth, V. 77 -J.

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