Jûum. vit
9. Joum, 106. L'année d avant, les commissaires écossais aTaieot «prêché fortMMot contre la superstition de Noël; » mais ils n'araient réussi qa'à persuader aux ilcuK chambres < do profaner cette fèlo en siégeant, à leur grand* joie, et à la hgnte de (iuel(j[ues membres de Vassumblée. » Baillie, i, ^iî.
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114 HISTOIRE D'ANGLETEIIIIE.
manquaient jamais de stimuler encore le fanatisme de leurs auditeurs. Dans Toccasion présente, les crimes de Farcheveque offraient h leur éloquenoe «n thème attrayant, et le lendemain matin [â6 déc.], les communeB) prenant en considération le dernier meiBage i confièrent k nn comité le aoin d'éclairer Fignoranoe det lords. Dans nne conférence [2 janvier iM5]| on dit 1 ces derniers que les trd^ns étaient de deux espèoes ; les trah»* sons contre le roi , créées par statut , et dont la connaissance appartenait aux cours inférieures , et les trahisons contre lo royaume, considérées comme telles par le droit commun, et soumises au seul jugement du parlement; il n'y avait pas do doute que Folfense de Laud était une trahison de la seconde classe , et les deux chambres ne rempliraient point leur devoir , si elles ne lui infligeaient pas la punition qu'elle méritait. A la reprise de la question^ plusieurs des Kurds se retirèrait; la plupart des autres se laissèrent penmader par le raisoimement ées communes, et rordonnanoe d'attainder passa k une majorité de six membres seulement, si le rapport est exact
L'archeyêque se soumit arec résignation h sa destinée, et parut sur réchafaud flO janvier] avec une sérénité de visage et une dignité de maintien qui faisaient honneur h la cause pour laquelle il périssait. La peine cruelle do l;» irahison avait été, après quelques objections , commuée en décapiialion , et le corps fut livré à ses amis pour être enterré^. Cette triste nouïelle ûi une profonde impresrion sur Charles : cependant il parvint à y trouyer une nouyeUe source de consolation* U ayait partagé la faute de ses adyersaires en consentant à la mort de Straftnrd, et il ayait éprouyé autant qu^eux la juste yengeance du d^. Mais il était innocent de la mort de Laud : ils en étaient exdusiyement coupables, et il ne pouyait douter qu'ils n'en fussent prompte-
1. Joiim. iSo, l'2G. Communos, -26 déc. T. dkÎ's frouhh\s, Rush, v, 781- 78o. Cyprianus Aug. âib. il parait, d'après les juuriiaujLi qu'il y ayait ?ingt lordB à la chambre pendant le jour ; mais on nous dil dans ik < Courte relaUon » imprimée dans la seconde collection des Somcrs' Tracts, u, î-^T, que la ma-
' jorité se composait des comtes de Kent, de l^embroke, de Sulisbury et de Bolinphroke, et des lords Nortli, Gray de Warke et Bruce. Bruce nia plus tard aroii voté. Sdan Sabran, aatMascdeiir da France, U nu^orilé Ait èe cinq sor neuf. liaumer. ii, 332.
2. Plusieurs exécutions avaient précédé celle «le l'archevêque. Macmalion, qui avait pris part au dessein de surprendre le cliâteau de Dublin, fut exécute le 9S noTenbre; sir Akntander Oarew, qui s'était engagé à rendre Plymotith au roi, le '22 décembre; et sir John Hotham et son fils, qui, se croyant maltraités MUr le parlement avaient entame un traité pour la reddition de UuUi le X" et le 11 j«nter. Lord Ma^uire les suivit k 20 février.
GUAPllKE D£UX1ËM£. 116
nmi ponte par rabateBemenl de leur parti et le triomphe du trôner
Les ennemis mêmes de Farcheréque admettaient qu'il était saTant et pieux, attentif h ses devoirs et irréprochable dans ses mœurs; d'un autre côté, ses amis ne pouvaient nier qu'il ne fut emporté et vindicatif, absolu dans ses opinions et inexorable dans ses inimitiés. Vouv excuser sa partie ipaliufi aux mesures arbitrair(»s du conseil, et son eoncours aux arrO'is rigoureux de la chambre etoilée, il allégua qu'il n'avait qu'une seule voix parmi beaucoup d'autres, et qu'il était cruel de rendre un seul membre Ticlime des fautes communes k tout le bureau. Mais on répliqua, me une grande apparence de téhté, que, bien qu'il n'^t que sa ToiXy il était le premier ; que son autorité et son influence gouTornaient les opiidons de son souverain et de ses collègues, et qu^il ne devait pas s'attendre h échapper h la juste punition de ses crimes, parce qu'il avait eu l'adresse do rendre les autres ses complices. Cependant jo suis d'avis que ce fut la haine religieuse, plus rjue la haine politique, qui le conduisit a l échafaud, cl que, si les zélateurs avninnt pu oublier sa conduite conmio archevêque, il aurait passe le reste de sa vie à la Tour. 11 n'y avait, toutefois, que peu de différence sous ce rapport entre eux et leur victime, ils étaient, de part et d'autre, également obstinés, également infaillibleS| également intolérants. Tant que Laud fiit au Mte de son pourolri les destitutions attendirent les ministres dissidents, et remprisonnemeiit, Famende et le pilori teeot le lot certain des écrirams qui osaient fustiger les rices réels ou imaginaires do la prélature. Ses adversaires maintenant avaient le dessus, et ils exerçaient leur domination avec la même sévérité sur le clergé orthodoxe de rétablissement, et sur tous ceux qui osaient attaquer devant le public la nouvelle réforme de l'Eglise. Certes, le sentiment de leur propre intolérance aurait dû leur apprendre à regarder d'un œÛ indulgent les erreurs passées de leur adversaire tombé, et à épargner layie d'un faible Tieiilard courbé sous le poids de soixante-douze années, et mis hors d'état par ses maUims de s'opposer à leur Tolonté ou d'assister leurs ennemis^.
1. Voyez sa lettre à la reine, le 11 Janvier, dans ses ()l'.ii\ i««s, 1 15.
2. Je n'eû pas cité l imputotion «le chercher à introduire le papisme, parce qtfelîe me paratt pleinement réfutée par l'ensemble de fM cottàtiitii et oe set écrits tant «lu'il fut au pouTOir. 11 y a pourtant qu^que lieu de ( roire (|ue dans la foUtade de s» pfiioii,-el avecrediftfaad en penpectiye» U coiomeAv» à avoir
UlSTOiaE D'ÂNGLËTËRaE.
CUAPIÏRË laOISlËMË.
Traité d*Uxtaidg6. — Vlotdrei de Montrose en Ecosse. — Défaite du roi à Na~ geby. — Reddition de Bristol. — Charles cerné <l;uis Oxford. - Mission de Olamorgan en Irlande.- - 11 est désavoue par Cliarles , mais il conclut une paix av»>r h s Irlandais. — Le roi intrigue avec le parlement, les Ecossais et les indépendants. — 11 s'enfuit à l'armée écossaise, — refuse les COncewiOJUl demandiéea ; — est livré par les Eooasais.
Toiilos les fois que les homn^es risquent spiuitanéiiiont leur vio et leur fortune pour soutenir une cause particulière, ils ont coutume de mettre un ^rand prix à leurs services, et ils s'arrogent généra]( incotle droit d'exprimer leurs opiDions ot de donner des conseils .11 arriva de Ih que les discussiODS et les animosités de la cour et de Tarmée de Tinfortuné monarque ne furent guère moins violentes ni moins dangereuses que celles qui divisaient les chefs parlementaires* Tous attendaient des places et des honneurs de la reconnaissance du souverain ; on ne pouvait faire aucune nomination qui ne trompât les espérances et n'excitât les nuirmures d'une foule de compi lilcurs ; et les gens qui se croyaient négligés ou lésés faisaient rolcnlir leurs plaintes, formaient des cabales, et souvent critiquaient ou faisaient échouer les plans les plus sensés. Quand Charles prit le parti tout naturel de retirer au lord Wilmot le commandement de la cavalerie, et au lord Perqr celui de Tinfanterio, il s'aperçut qu'il n'avait fait qu'aggraver le mal; et le mécontentement de l'armée s^accnit encore par la nomination du prince Rupert, à qui son caractère sévère et impérieux avait attiré la haine générale, è ià place de
une «^l'initm plus favorable de TEfrlise catholique. Du moins je vois Rosetti s'enquérir du cardinal Barberini si, dans le cas où Laud s'échapperait de la Tour, le pape lui donnerait un asile et une pension à Rome. Il se contenterait de 1,000 couronnes. — Il qoale, quando avesse potuto libcrarsi dalle carceri^ sarehhe ito volontirri à vivere e morire in Roma, contentandosi di raille scudi anuui. — Barberini répondit que Laud avait une si mauvaise réputation à Home, étant regardé comme la cause de tous les troubles de 1* Angleterre, qn*U serait nécessaire préalablement qu'il donnât de bonnes preuves de son repentir, au-
âuel cas il recevrait assistance, quoique cette assistance ddt fortifier l'imputaon qu'il y aralt toujonra eu des mtelligenees entre Inl et Rome. « Era fA cattiro il coni etto, che di lui avevasi in Roma, cioè che fosse stato autore di lutte le torbolenze d'Inghilterra. clie era necessario dasse primo segni ben crandi del suo pentimento. Ed in tid caso sarebbe staio ajutato ; sebeue sana jtaruto che nelle sue passate resoluzioni se la fosse scmpre intesa con Roma. » De Teitrail M s d. R papiers Bcrberiniy fait par is chaDome Niooletti pev ^près 1* mort d« cardinal.
CtiÀTHaË TROISIEML. 117
Ru4ii6D, auquel) à cause de Ms^infirmitéi, on arail oomeiUé île serelirer^
Une aniro souioe de ccmtestationa Tiolentei naquit deVimportante quesiton de la pàii ou de la guerre, qui formait un sujet journalier de débats dans chaque société, et mettait les royalistes aux prises. 11 y en avait (en petit nombre h la vérité, et principalement ceux h qui les deux chambres par leurs votes avaient interdit tout espoir de pardon) qui soutenaient que le roi no devait pas poser les armes tant que la victoire ne l'aurait pas mis h môme de faire la loi à ses ennemis. Mais les autres, rebutés des fatigues et des dangers de la guerre, et alarmés du séquestre actuel de leurs bienS) et de la ruine qui menaçait leurs familles, aspiraient ardemment au retour de la paix. Ceux-d, toutefaiSi se divisaient en deux partis : Fun qui laissait les conditions k la sagesse du monarque; Tautre qui non-seulement conseillait, mais de temps en temps parlait d'imposer une réconciliation n'importe h quelles conditions, prétendant qu'une fois rétabli sur le trône, le roi recouvrerait promptemont toutes les prérogatives qu'il aurait perdues. Quant a Charles lui-môme, il avait dôjh trop soulTert de la guerre, et avait devant les yeux une perspective trop triste, pour être indifférent sur cette question; mais, quoiqu'il fùi maintenant disposé à (aire des sacrifices que deux années aupa- Tant il eût repoussés avec horreur , il était tovgoun résolu à ne jamais souscrire à des conditions incompatibles avec son hon<!nenr et sa conscience ; et il était confirmé dans cette disposition d'esprit par les fréquentes lettres qu'Henriette lui écrivait de Paris, et ou elle lui rappelait Tinfamie dont il se couvrirait si, comme on le lui conseillait journellement, il livrait h la vengeance du parlement les évôques catholiques et les royalistes catholiques qui, se fiant h sa parole, avaient tout risquô pour ses intérêts^. Il venait d'assembler son parlement pour la seconde