Mae OoU Keitache, fils de GoU le Qauoher
GUAP1TA£ TftOlSlÊMfi. iU
nocb, îéimA beaucoup de mal aux corenaiiteiregi mais exposé k sacoomber mus la mohitude toujours oroissaiite de ses eonemls. IkAB IHiilerTidle [19 arril] Montrose, arec le rang de lietiteDant
général, arait déployé l'étendard royal li Dumfries, mais avec si peu de succès, qu'il revint h la hâte sur ses pas vers Tarlisle, où par plusieurs actions hardies il rendit de tels servicf^s à la cause royale, qu'il reçut le liire de marquis de la rocouiiaissancc du roi. Mais la funeste bataille de Marston-Moor [6 mai] l'engagea h loumer de nouveau ses pensées vers l'Ecosse ; et ayant ordonné à ses troupes de se diriger sur Oxford, le trmsième jour il s'éloi» gna en silence ayed deux compagnmiB sealemeot, el atteignit bientAi aprbs, déguisé en groom, le pied des monts Grampians. Là il reçut [1^ août] des noutelles de Blacdonald et lui donna nmdex-TOtts h Athole. Les deux ebefii se tirent au château de Blair, qui s'était rendu aux étrangers : Montrose prit le commandement, publia la conunission royale et appela les clans voisins sous rétcudard de leur souverain. Ij s IVossais, ([iii avaient dédaigné i\o servir sous un étranger, obL'ireul avec joie, et au grand étonnenieut des covenantaires, une armée sembla sortir de terre daDsTeudroit le plus éloigné du danger; mais c'était une armée 0tts propre à une invasion de pillards qu'à une guerre permanente. Parfiois elle s'élerait à plusieurs milliers d^bommes ; aussi sourent elle se réduisait à la troupe primitire d'klandais commandés par Macdonald* Ceux*^, n^ajant pas d^autro ressource que leur courage, restaient Mêles b leur TaUtont capitaine dans toutes les vicissitudes de sa fortune : les montagnards écossais, songeant a mettre eu sûreté leur butin, rabaudunnaient fréquemment pour fuir devant la masse supérieure de ses ennemis.
Le premier qui osa tenir tôte aux royalistes sur le chariif) de bataille fut le lord Elcho, dont la défaite h Tippernmir donna aux vainqueurs la ville de Perth, avec une abondante provision do vivres et de munitions de guerre sept.]. De Perlb^ ils marcbèrent sur Aberdeen ; le lord Burley s'enfuit avec son armée à la première cbarge [19 sept.], et vainqueurs et fuyards titrèrent en mdme temps dans k yiHe* Le sac en dura trois jours, le quatrième beaucoup de montagnards avaient disparu avec leur butin, et Argyle approchait avec une force supérieure [19 sept.]. Montrose, pour éviter renuemi, mena ses troupes à Ikuiif, longea la rive droite de la Spey, franchit les monta^^ios de Hadenueii, passa parTAthole dans TAngus, et après un détour de plusieurs centaines de miilesy parvint au cbàteau de l^yvie, dont il s'empara
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[28 oct.]. Là il fut atteint par les covcnaritaires , qu'il déconcertail depuis si longtemps par la rapidité et rincertiiude de ses nuniyeinents. Mais toutes les tentatiyes pour forcer sa position an sominet d^une montagne furent reponssées» et lorsque les en* nemis se retirèrent, il annonça aux siens son intention de chercher un asile plus sûr dans les Hautes-Terres. Uhiyer commençait déjà à sévir, et ses alliés dès Basses-Terres reculèrent devant la perspective effrayante qui s'offrait à eux ; mais Montrose Inîniônie, accompagné de ses plus lidèles partisans, gagna sans opposition les collines d'Athole.
La disparition dos royalistes fut pour Argyle un sujet de joie. Licenciant son armée, il se retira, après une courte visite à Edimbourg, dans son château d'Inverary, oii il se reposa en sécurité, connaissant bien les projets hostiles de Montrose, mais se fiant à répaisse barrière de neiges- et de montagnes qui le séparait de son enpemi. Mais le génial du roi pénétra [IS déc.] à travers ces Alpes désertes, força Argyle k se sauver en bateau sur le Loch-Tyne, et pendant six semaines assouvit sa vengeance sur les domaines et le clan du fugitif. A rapproche d'Argylc, avec onze cents hommes de troupes régulières, il se relira [28 janvier 16/i5]; mais soudain tournant à gauche, il traversa les montagnes, et sortant de Glennevis, il surprit h Invorlochy, dans le Lochabar, ceux qui le poursuivaient [2 fév.]. De sa galère, dans le Frith, Argyle vit l'attaque de Fennemi , le choc des combattants et le massacre de la moitié au* moins de son wmée. Cette aflUre mit le nord de TEcosse à la merci des vainqueurs, D'Inverlochy ils marchèrent sur EIgtn et d^Elgin sur Aberdeen, ravageant en chemin les terres des covenantahres et brftknt leurs maisons. Mais è Brecbin , Baillie arrêta leurs progrès avec une troupe nombreuse et régulière [23 mars]. Montrose tourna dans la direction de Dunkerd, Baillie marcha sur Perth. Le premier surprit Topulento ville de Dundee [4 avril] : le second arriva à temps pour chasser les pillards, mais il les poursuivit en vain. Ils regagnèrent les monts Grampians, où en sûreté ils défièrent de nouveau toutes les forces de Tennemi. Telle fut la campagne de Montrose, courte, mais pleine d'événements. Ses victoires, exagérées par les rapports,' et embellies par Timagination des auditeurs, jetèrent un éclat Mble et trompeur sur la cause déclinante de la royauté. Hais elles ne rendirent pas d^autre service. Son passage fut celui d'un météore, brûlant tout dans sa course. Partout où il parut il ùi beaucoup de mol, mais pas une conquête durable.
GBAPfTM TROiMlME. m
II apprit aux covonantaires a IreniLU r à sou nom, mais il no lit rien pour arrêter la ruiuo qui monarail ln trône et ses partisans*.
L'Angleterre, au surplus, était la véritable arène où la querelle devait se décider, et en Angleterre le roi se trouva bientôt hors d^état de lutter contre ses ennemis. Il possédait encore enTÎron un tiers du royaume. D'Oxford sa dominatmn s'étendait presque sans interruption jus<iu'à Textrémité du CornwaU. Les Galles du nord et du Sud , k Texception des châteaux de Pembroke et de * Montgomery, reconnaissaient son autorité, et Tétendard royal était encore déployé dans plusieurs villes des comtés du centre*. Mais son armée, sous le commandement nominal du prince de Galles, et sous le commandement réel du prince Rupert, était morcoléo en une mullilude de petites garnisons, et languissait dans un état dluâubord iii a t ion fort alarmante. Les généraux, divisés en factions, osaient désobéir aux ordres du zoi, et refusaient de servir sous un adversaire ou sous un rival; les officiefs se livraient à toute sorte dQ débauches, les simples soldats vivaient k discrétion, et les troupes royales se rendaient plus iieny» rîUes pour leur amis par leur licence qu'à leurs ennemis par leur valeur 3. Leurs excès provoquèrent de nouvelles associations dans les comtés de Wilts, de Dorset, de Devon, de Somerset et de Worcester, connues sous le nom de clubistes, dont le premier objet était de protéger la propriété particulière, et de tirer une vengeance immédiate des pillards qui appartenaient à Tune ou rautre armée. Ces associations furent encouragées et organisées par les gentlemen du voisinage ; on rassembla pour leur usage des armes de toute eiE^»èce, et on les vit se réunir au nombre de quatre , six et môme (Ùx ndlle hommes. Leur confiance en leurs propres forces, et les suggestions de leurs chefs, leur apprirent à étendre leurs vues ; elles invitèrent les comtés adjacents à suivre leur exemple, et parlèrent de mettre fin par la force h la guerre dénaturée qui dépeuplait le pays. Mais quoiqu'elles fissent profession d'observer la plus stricto neutralité entre les parties contondantes, leurs assemblées excitèrent une méfiance bien fondée chez les chefs parlementaires, qui^ dès qu'ils le purent faire sans
1. Voyez Rushw. Vjj):2»-Ua2 ; vi, 25?8. Guthrie, iQît-lhd. Saillie, ii, 64, Gû, 9;JtM». Glar. n, 606, 618. wiàbart, 67, 110. Jimm, yn, 666. Spalding, ii, 387.