‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 55 sur 276 · Rushw. VI · texte numérisé non relu

Rushw. VI

8. Clar. Il, 604, 633, 636, 642. Gtil, GG8. < Les gens de bien sont si scandalisés ds lliorrible inpiété de HO! armées, qu'ils ne veulent i>as croire que Dieu Wlisse bénir aucune cause remise ^ de telles mains, Lord Gulpepêr à lord IMgby. Clar. Paj^. u, 189. Carte s Urmond, ui, auo, 3U9.

m HMTOIAE D*A!IQLETEAIIE.

danger, déclareront ces associations illégales, et ordonnèrent de les supprimer par la force arméo

D'un autre côté, Farmée du parlement avait été réorganisée selon Tordonfiaiice. Les membres des deux chambres avaient résigné leurs eommisBions , à Texception d^un seul indi?ida ^ niomme même qai avait eu Tidée de la mesure, le lieutenant génial Gromwell. Quelques écrifains ont donné ceci comme une preuve de la ruse consommée de cet aventurier, qui cherchait % écarter de sa route les gens qui se trouvaient entre lui et l'objet de son ambition ; mais la vérité est ([uc son maintien au comnian(l(Mn(Mii fut tlù li une succession d'événements qu'il no lui était pas possible de prévoir. 11 avait ote envoyé avec W aller pour s'opposer h la marcbe des royalistes dans Toucst; à son retour, on lui ordonna d'empêcher la jonction de la cavalerie royale avec les forces que commandait le roi ; puis il reçut la mission de protéger les comtés associés. Tandis qu'il était employé à ce ser« vioe, le terme fiié par Tordonnance approcha; mais Fairiax témoigna sa répugnance à*se séptffer d'un officier si expérimenté dans une telle crise; et les deux chambres oonsenthrent 2i ce qu'il restât quarante jours de plus avec Parmée. Avant leur expiration , la grande bataille de Naseby aviiil oit' livrée : à raison de cette victoire, l'ordonnance fut susjiondue trois mois on sa faveur, et plus tai d , la moine tolérance fut renouvelée aussi souvent qu'elle devint nécessaire^.

11 était évident que l'armée n'avait rien perdu a l'exclusion des membres du parlement et h son changement d'organisation. Les commandants furent choisis parmi ceux qui s'étaient déjh dis- • tingnés par Téclat de leurs services et leur dévouement à la cause; les nouveaux régiments furent fonnés de soldats qui

1. riar. II, G65. Whitelok, 1, 11, 15 raars. Rushw. vi, 5?, 53, Gl, H?. Mai<! le meilleur rapport sur les clubistes se trouve dans une lettre de Fairiax au comité des deux royaumes, conservée dans les Journaux des Lords, vu, 184. Ils portaient des rubans blancs pour se distinguer, empêchaient autant qu'ils pouvaient touU's hostilités entre les soldats des partis opposés, et rédif-'èrent deux pétitions dans les mêmes termes pour être présentées, Tune au roi, l'autre au parlement, où ils les priaient de conclure la paix , et en attendant de retirer du pays leurs j-'arnisons n-spectives, et où ils s'en^af^eaient à prendre possession des divers forts et chtlteaux, et à ne pas les rendre sans une commission collectiTe du roi et du parlement. Fairfax fait observer que < leurs cheft, ou avaient été en service actif dans l'armée du roi, ou étaient connus pour favoriser son parti. Dans ces deux comtés, le Wilis et le Dorset, ils sont considérablement plus attaches à l'ennemi qu'au parlement. Je ne sais ce qu'ils pourront entreprendre.» Ibid. A û fin, les deux ciiambres déclarèrent ton es lea personnes qui .s'associeraient en armes «ma autorité (rattresà la ohoae pubUque, Jouni. vji, 51î).

à. Journ. ^1 fev. 10 mai. 16 juin. U août. Jouru. des Lurds, Vii| 4^0,

châMtre troisième.

avaient servi sous Essex, Manchostor ot W aller, et on prit soin que la majorité des uns et des autres fiH de celle classe de religionnaires nommés indépendants. Ces hommes étaient animés d'un enthousiasme dont nous ne saurions aujourd'hui nous faire une idée. Us partageaient leur temps entre les deroirs militaires et la prière; ils diantai(»t des psaumes en allant k la charge; ils intoquaient le nom du Seigneur tout en tuant leurs ennemis. Le résultat montra que le fiinatisme était un aiguillon plus puissant que la loyauté : les soldats du monarque nu furent pas do force contre 1rs soldats de l)i(Mi

Charles fut le itretnier h entrer en campagne. Il î)artit d'Oxford à la totc de dix mille lionunes, dont plus de la moitié était de la cavalerie ; le siège de Chester fut levé au seul bruit de son approdie [7 mai], et Leicester, poste important au pouvoir du parlement, fut emporté au premier assaut [15 mai]. Fairfax avait paru [31] arec son armée dorant Oxford, oil il s'attendait à ôtre introduit par un des partis de la ville; mais Fintrigue échoua, et il reçut Tordre [6 juin] d'aller à la recherche du roi Le soir du septième jour [13], son avant-garde atteignit l'arrière-garde des royalistes entre Daventry et Harborongh. l^iirfax et ses oflicicrs accuoillirent aviM* joie la perspective d'une bataille. Ils brûlaient de réfuter les railleries amères et les prédictions sinistres de leurs adversaires dans les deux chambres ; de prouver que Tiinion du zèle et du talent pouvait tenir lieu d'expérience, et d'établir, par une Tictoire sur le roi, la supériorité du parti indépendant sur le parti presbytérien. Charles, au contraire, avait des raisons suffisantes pour décliner un engagement. Ses troupes avaient été alikiblies par la nécessité de laisser une imposante garnison k Leicester, et plusieurs renforts étaient encore en marche pour rejoindre Tetendard royal^. Mais, en présence des Têtes Rondes, les Cavaliers n'écoutaient jamais les conseils de la prudence. Le lendemain malin, de bonne heure [14 juin], rarmée royale se

1. Kssex, Manchester et Denbigh donneront à reen t U-ur démission Ifi veille du jour ou l'ordonnance passa. Le premier mourut dans le couis de 1 anuec saiTante (U sept.}» et les chambres, par respect pour s^^ mémoire, assistèrent aux funérailles et en payèrent les frais snr le trésor public Joum. des Xiords, Ym,

a. Journ des Lords, vu, lal.

8. Charies prévoyait si \)on l'approche de l'ennemi que le 12 il s'amusait à chasser, et que le 1;J, u i heure du souper, il écrivait au secrétaire Nichohis qu'il se mettrait en marche le lendemain matin, et qu'il se rendrait par Lnii laliay et Melton à Belvoir, mais pas plus loin. Avant uilnuit, il afaït résolu do coiubailre. Voyez sa leUre dans les ÀUm. d'Evdyn^ ii, A^^. U7.

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^rma en ligne à enfiron un mille au sud de HartKmui^* EUe

attendit patiemment jusqu'à huit heures la charge de fennemî ; mais Fairfax refusii de quitter sa forte position près de Naseby, et le roi , cédant h Timportunité de ses ofliciers , donna Tordre d'avancer. Le prince Rupert commandait la droite. L'ennemi s'enfuit devant lui ; six pièces de canon furent prises, et Ireton , général de la cavalerie parlementaire , fut blessé , et quelque temps prisonnier aux mains des vainqueurs ^ Mais les leçons de Pexpérience avaient été perdues pour Rupert. Il continua la pour* suite avec son impétuosité caractéristique, et, comme à Marston- Moor, en s^éloignant du cliamp de bataille^ il laissa Olivier Cromwell, à force d'habileté, remporter la victoire.

Ce commandant avait en tete un faible corps do cavalerie sous les ordres de sir Marmaduke Langdale. Des doux côtés, le combat fut soutenu avec une valeur o[)iniàtrc; mais la supériorité du nombre permit au premier de prendre en liane les royalistes, qui commencèrent à chanceler, et qui , enfin , tournèrent le dos et s'enfuirent. Cromwell arrêta prudemment la poursuite, et, laissant trois escadrons pour surveiller les fuyards, il dirigea le reste de ses forces sur les derrières de Tinfanterie royale. Ce corps , qui n^était que de trois mille cinq cents hommes, avait jusqu'alors combattu avec la valeur la plus héroïque, et repoussé la ligne ennemie, à rexception d'un régiment , j usque sur la réserve ; mais cette charge inattendue leur ôla tout courage ; ils jetèrent bas les armes, et demandèrent quartier. Charles, qui avait été témoin de leurs efforts et de leur danger, fit tout ce qu'il put pour les secourir ; il rassembla plusieurs corps de cavalerie , il se mit h leur tête , il leur cria de le suivre , il leur assura qu'un effort do plus déciderait la victoire; mais cet appel fut vain. Sourds à ses prières et k ses ordres, ils s'enfuirent, et le forcèrent de les accompagner. La poursuite continua avec un grand carnage, prèsque jusqu'aux murs de Leicester, et cent femmes, dont quelquesunes d'un rang distingué , furent passées au fil de l'épée, sous prétexte qu'elles étaient catholiques irlandaises. Dans cette funeste bataille, livrée près du village de Nascby, le roi perdit plus de trois mille hommes, neuf mille équipemeuts, sou parc d'artil-

1. Ireton était d'une ancienne famille du Noltin^hamsliire et se destinait au barreau. 11 leva une compagnie de cavalerie pour le parlement au commencement de la guerre» et accepta une commission de capitaine dans Tarmée qu'on venait do réorjznniser. A l;i requête des ofliciers, Cronnvell avait été nommé depuis peu général de la cavalerie, et à lu rei^uète de (jromweU, Ireton fut fait eommisfaare général tous loi. /onn». vu, 491. Bnahw. ti, 4^

GHAPnHB TROISliMK. f 19

lerie , le bap:np^o de rannéc, et de plus sa propre cassette, qui contenait des papiers particuliers de la plus haute importance. Le parlement en fit un extrait, qui fut publié avec des remarques, pour prouver à la nation la fausseté de Charles et la justice de la guerre

Après cette désastreuse bataille , b campagne ne présenta gn^ plus que lés derniers et faibles efforts d'un parti expirant. Parmi les royalistes , il se trouvait k peine un homme <iui ne dédarfti pas la cause désespérée, et, si quelques-uns faisaient une

ombre de résistance, c'était plutôt dans Tespoir d'obtenir des conditions pour eux-mêmes que de servir les intérêts de leur souverain. Charles, quant a lui, supportait ses malheurs d'un air de magnanimité, que les esprits découragés de ses partisans traitaient d'obstination. Comme homme d'état, il reconnaissait que sa cause était sans espoir; comme chrétien, il soutenait que Dieu ne permettrait jamais que la rébellion proi^ât; mais, quoi qu^il advint, il agirait du moins conmie Thonneur et la conscience lui commandaient d^agir ; son nom ne parviendrait pas à la postérité comme le nom d'un roi qui avait abandimné la cause de Dieu, lésé les droits de ses successeurs, et sacrifié les intérêts de ses fidèles et dévoués adhérents^. De Leicester, il se retira à Hereford [3 juillet] ; de Hereford au château de Ragland, résidence du loyal marquis de Worcester, et de In à Cardiil', afin de communiquer plus facilement avec le prince Kupert , qui était à

1. Tour cette bataille, voyez Clarcndon, n, 650, Rushworth, vi, 1>>, et les Journaux, vu, 43^)-436. May assure qu'il n'y eut pas plus de trois cents hommes taés du côté du roi, et qu'il n'y en eut que cent du côte du parlement. Le nombre (les prisonniers s'éleva ;i cinij mille. May, 77. T.a publication des papiers du roi, a été sévèrement cenfiuréejpar ses amis, et aussi chaudement défendue p«r les partisans ân partement. Si leur mietra était de natnre à justifier la conduite de celui-ci, je ne vois pas pour qWBÛe raison on pouvait s'atton'lro à ce qu'ils fussent supprimés. La seule plainte qu'on puisse raisonnablement faire, et qui semble fondée en fait, c'est que le choix des papiers pour l'impression ne nit pas loyal. Le contenu de la cassette resta pendant plusieurs jours an pouvoir des officiers; puis ils le soumirent à l'examen d'un comité de la chambre basse, sur l'avis duquel certains papiers furent choisis et envoyés aux lords, en leor suggérant de les comnraniauer anx citoyens dans la saUe du commun. Mais les lords denr.andcrent à voir le reste : vingt-deux papiers de plus furent produits en conséquence ; mais on reconnut en même temps qu'on en gardait toujours d'autres, parce qu'ils n'avaient pas encore été déchiitrés. Les papiers ftrnnit imprimés pnis tara par ordre des commones, avec une préface qui en opposait certains passages aux déclarations antérieures du roi. Journ. -^3, '26, 30 juin. 3, 7 juill. Lords, vu, 467, 469. Charles lui-même reconnaît (^ue la publicaiioBiie contenait rien qne d'antheotique {Mém. d'Evelyn^ App. 101); mais il prétend aussi que d'autres papiers, qui auraient servi à expliquer des passages douteux, avaient été supprimés à dessein. Clar, Fajp. ii, im. Voyez Bailliez n, 136.

S. Ruahw. yi, 133. Clar. ii, 680.

130 HISTOIRE D'AiNGLETEKRE.

Bristol. Chaque jour lui apportait les plus tristes nouvdles. Lcicester s'était rendue [17 juin] pres(|ue à la première sommation ; les troupes de Goring, le seul corps de royalistes qui méritAt le nom d'une armée, avaient été déMtes par Fairfax h Lamport [10 juillet]. Bridgewater, considérée jusqu'alors comme une ftjrteresse imprenable, capitula après quelques jours de siège [23 juillet] ; une chaîne de postes qui s'étendait de cette ville h Lime, sur la côte méridionale, coupa toute communication au Dcvonshire et au ('ornwall , ses principales ressources, avec le reste du royaume ; et qui pis est , les discussions qui ré^^iaient entre ses ofliciers et ses partisans, dans ces comtés, ne purent être apaisées ni par la nécessité de pourvoir au salut commun , ni par la présence et Tautorité du prince de Galles ^. Pour ajou* ter à ses embarras, ses trois forteresses du nord, Garlisle, Pontefract et Scarborough , qui , pendant dix-huit mois , avaient défié tous les efforts de Tenneml, venaient de tomber, la première aux mains des Ecossais [28 juin], les deux autres dans celles du par» lement [2i-25 juillet]. Sous cette accumulation de malheurs, beaucoup de ses amis, et entre autres Uupcrt lui-même, jusqu'alors Tavocat déclaré de la guerre, le pressèrent de céder h la nécessité et d'accepter les conditions offertes par le parlement. 11 répondit [31 juillet] qu'ils n'envisageaient la question qu'en soldats et en hommes d^état; mais qu'il était roi, et avait à accomplir des devoirs, dont aucun changement de circonstances, aucun pouvoir humain ne pouvaient le dispenser ; qu'il avait à conserver PEglise , h protéger ses amis , et à kansmettre k ses succès* seurs les droits légitimes de la couronne. Dieu était tenu de soit* tenir sa propre cause t il pouvait pour un temps permettre aux rebelles et aux traîtres de prospérer; mais il finirait par les hu* milier devant le trône de leur souverain ^. Dans cette persuasion, il se représentait les choses merveilleuses qu'accomplirait la bravoure de Montrose en Ecosse, et il attendait chaque jour d'Irlande, avec impatience, l'arrivée d'une armée imaginaire de

1. Clar. II, 66S et suhr. Enshw. vt, 80, 55, 5^. Cariées Omond, m, 498.

2. Clar. Il, c>'9. Journ. des Lords, vu, 68V. Troi.« jours seulement avant son arriyée à Oxford, il écrivit (23 août) au secrctnire Nicholas, avec ordre de publier le contenu de sa lettre, que sa ferme détermination, par la grâce de Dieu, était de ne jaJMis céder» daiu âucune circonstaiiee possible , le gouvernement de l'Eglise aux papistes, aux presbytériens et aux indcpi n laut'^ , et de ne pas léser ses successeurs en diminuant le pouvoir ecclésiastique ou militaire que ses prédécesseurs lui aTSient légué, ni abandoimer la défense de ses amis, qui avaient risqué leur ?ie et leur fortune dans saqoereUe. Mém, d'Btelyn, ti. A2>p. 104.

GHAPITilB TR(H8IÈ1IK. Itl

vingt mille lioiiinios. Mais il fut bientôt arraché h ces rrvos par raccroissenient rapide de la désaiïectiou de la pitimlaLion qui rentouraiti et par le bruit que les Ecossais s'avaui^aient pour assiéger la Tille de Hereford. Dé Cardiiï, il traversa à la hâte le royaume jusqu'à Newark [21 août]. Apprenant que la caTalerie écossaise était à sa poursuite, il quitta Newark} (bnilit sar les comtés associés , ravagea les terres de ses eiraemis , prit la ville de Huntingdou [24], et arriva enfin sain et sauf k sa oour d^Ox« ford [28]. Ce n'était pas que, dans cette eipédition, il eût en vue aucun objet pariicidier. Toute son ambilioii , en erraiil de place en place, était d'éviter de tomber aux mains de ses eiiiK inis avant rhiver. Dans cette saison, la rigueur du lem[)s le prulé-^crait suffisamment, et il ne doutait pas que , pour le printemps, les victoires de Montrose, la pacillcation de Tlrlande et la compassion de ses alliés étrangers ne le missent en état de reprendre les hostilités avec une puissante armée, et de plus flatteuses espérances de succès ^

A Oxford» Charles apprit la victoire remportée à Kilsyth, aux environs de Stirling, par Montrose, qui, s^fl avait été iotoé de se retirer de Dundee, était encorè en état de maintenir sa supériorité

dans les Hautes Terres [9 mai]. Le premier qui osa se mesurer avec le héros écossais fut le vieux général llurry ; mais l'agresseur s'enfuit du combat a Auldearn, et se sauva avec les faibles débris de ses troupes, dans les nuirs dTnverness. A lïurry succéda, sans plus de bonheur, Baillie, le commandant en chef [2 juillet]. La bataille fut livrée h AUord, dans le comté d'Aherdeen ; et il n'y eut guère que les principaux olûciers et la cavale* lie cpii échappèrent au carnage. On rassembla une nouvelle armée de dix mille hommes; on passa quatre jours en jeûne et en prières ; et l'armée de Dieu se mit en marche pour fouler aux pieds Tarmée du roi. Mais la présomption du ôomité des états entrava rexpérience du chef, qui, se soumettant a leurs ordres, rangea son armée en bataille dans une position près de Kilsyth [15 août] ; sa cavalerie fut enfoncée par les royalistes a la première charge ; Tinfanlerie prit la fuite sans coup férir, et environ cinq mille des fuyards périrent, dit-on, dans la poursuite, qui ne cessa qu'à quatorze ou vingt milles de là^. Cette journée mit

1. Clar. 11, 677. RiuOiW. VI, Idl, Cariê'i Ormtmdf m, 416, 418, 4Se, 4SB, 487. BaiUie, ii, 153.

2, Ce fut probaWemt'Tit à cause de la chaleur de la saison que Montroso ordonna à ses hommes de quitter leurs plaids, — vestes moiestioresi — el de cum-

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135 HISTOIRE B'AUGLETERRE.

les Basses Terres h la merci du vainqueur. Glasgow et les comtés avoisinaiits sollicitèrent sa clémence ; les citoyens d'Edimbourg lai envoyèrent les prisonniers qui ayaient été condamnés pour leur fidélité à la cause royale; et beaucoup de seigaeurSi accourant sous son étendard, acceptèrent des commissions pour lever des troupes au nom du sourerain. A cette nourelle [26 août], la cavalerie écossaise, qui avait déjà atteint Nottingham, revint vers la Tweed pour protéger son pays; et le roi, le troisième jour, quitta Oxford avec cinq mille hommes, pour chasser Tinfan terie qui assiégeait Ileieford. Elle n'attendit pas son arrivée, et il entra dans la ville au milieu des acclamations joyeuses des habitants

Mais on ne laissa pas Charles jouir longtemps de son triomphe. Plein de confiance [10 sept.], il était parti de Uereford au secours de Bristol; mais au château de Ragland, il apprît que cette place était déjà au pouvoir de Tennemi. Ce coup inattendu Tabattit tout à feit. Qu^un prince de sa famille, un officier dont la réputation de courage et de fidélité était sans tache, eût rendu, dans la troisième semaine du siège, une cité importante quMl avait promis de défendre quatre mois , la chose lui paraissait incroyable. Son esprit était en proie aux soupçons et à la méfiance. Il ne savait sïl fallait attribuer la conduite de son neveu h la lâcheté, au découragement ou h la désafîectiom ; mais il en prévoyait et déplorait la funeste influence sur le peu qu'il lui restait de serviteurs. Dans cette angoisse d'esprit, il révoqua la commission du prince [14 sept.] et lui commanda de quitter le royaume ; il chargea le conseil de surveiller sa conduite et de le mettre en prison au premier signe de désobéissance; et il ordonna Tarrestation de son ami, le colonel Legge, et le remplaça par sir Thomas Glenham, comme gouverneur d^Oxford. « Dites à mon fils, » écrit-il h Nicholas, « que je serai moins peiné » d'apprendre qu'il a été frappé à la tC'le, que de lui voir faire » une action aussi basse que la reddition des château et fort de » Bristol à des conditions pareilles ^. )>

battre en chemise; ordre qui a donné naissance à pUisienn exagérations et

conjectures bizarres. Voyez Carte, iv, 538.

1. Rushw. VI. 230. May. Gutljrie, 194. BaiUie, ii, 156, 157, 273. Cette défaite embarrassa la tliéoloftie de ce savant homme : « Tarone que je suis étonné, et

ne puis voir, de manière à satisfaire mon esprit , les raisons de la eoniiiite de Dieu envers ce pays... Ce qu'a en vue le Sei^'neur, en nous iuimilianl si b »s et de sa propre main contre toute attente des plus clairvoyants, j'avoue que je ne le sais pas. » Ibid.

2. ("l irend. ii, Cm. Rushw. vr, «6-82. Journ. vi, r.Hl. Ellis, m, 311. Mém, d'Kceiyn, ii, Aj>p, 108. Le soupçon sur la Udélité de Legge fut inspiré au roi

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