CHAPITRE TKOISIËME
ministre secret et conGdentiel, dont le ciédit auprès des catholiques donnerait du poids à ses assurances, et dont la loyauté ne refoseralt d^encounr ni danger ni disgrâce pour ravantage de son souverain. Herbert offrit avec empressement ses services. H fut convenu quil négocierait avec les confkhkés Fassistance in^ médiate d^ane année de dix mille hommes ; qu'en récompense de leur bonne volonté h sqvx'iv le roi, il leur ferait certaines concessions relatives h la religion; quelles seraient tenues secrètes tant que leur publicité paraîtrait devoir porter piejudi( e aux intérêts du roi; et que dans le cas où on les découvrirait, Charles serait libre de désavouer les démarches de Herbert, jusqu'à ce qu'il se trouvât en position de dédmgner les plaintes et la malveillance de ses eiinemis ^
A cet eflét, Herbert (créé alors comte de Glamorgan) fut muni 1* d\me commission [2 janv.] pour lever des hommes, battre mcatnaie et employer les revenus de la courôiùie à leur entr^en ; S*" d'une autorisation [12 mars] d'accorder k certaines conditions aux catholiques d'Irlande les concessions qu'il n'était pas prudent j/our le roi ou le lieûtenaut de faire ouvertement; 3" diuic promesse de Charles de ratifier tous les engagements que son envoyé pourrait conclure, même s'ils étaient contraires aux lois; 4° et de différentes lettres pour le pape, le nonce et les divers princes dont on pouvait espérer des subsides. Mais on prit soin qu^aocun de ces documents ne vînt à la connaissance du conseil. La commission ne fut pas scellée de la manière ordinaire : les noms des personnes auxquelles elles étaient adressées n'y étaient point insérés, et tous les papiers pécbaient contre la ((Hrme à plusieurs égards, afin que le roi eût un prétexte plausiUe d^en nier Tauthenticité en cas du découverte prématurée^.
Glamorgan partit pour sa mission chevaleresque, et, après s'être tiré de mainte aventure, il aborda sain et sauf (în Irlande. Qu'il ait communiqué la substance de ses instructions h Ormond, on û' en saurait douter; et si, dans le nombre de ses démarches ultérieures, il y en eut qui restèrent ignorées du lord lieutenant, cette ignorance était affectée et volontaire^. A Dublin, tous deux prirwt part k la négociation avec les d^tés catholiques. De Dublin, Glamorgan se rendit h Kilkenny, où le conseil suprême,