Birch
Si Tarmée de dix mille hommes que devait avoir Glamorgan eût débarqué en Angleterre, la gnerre eût pris probablement un caractère plas sanguinaire.
Une ordonnance aTait passe dans les chambres; portant qu'il no serait fait quartier à aucim Irlandais ni à aucun papiste ne eu Irlande j qu'ils seraient exceptés de tontes les capitulations, et que chaque fois qu'on en prendrait on les mettrait immédiatement à mort (Rushw. v, 7*29, H oct. 1644). Cet ordre fut vigoureusemont exécuté par la marine. Les marin*; irlandais étaient invariablement liés dos à dos et jetés u iu luer. Sur terre, nous lisons que dou/e soldats irlandais furent pendus par lea parlementaires, et que, par représailles, le prince Rupert pondit douze de ses prisonniers ^Clar. ii, . Apres la victoire de Nasoby, *> Fuirfax se dech:irgea de cette tache sur les deux chambres. IL n'avait pas te temps, écri?it-il, de i^enqnérir de ceux qui étalent irlandais et de oeox qui ne l'(-t:iiivnt ])as; mais il avait envoyé tous les prisonniers àLoadiM poar qurOll en disposdi conformément aux lois {Joum, vji, 433).
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leur imposait siiance pour le luomeoi; mais que, s'il était à Londres, elles ae rallieraient avec empressement autour de lui, et par leur nombre et leur union forceraient ses adversaires à r»* battre de leurs jurétoitions. Celait ce qui Favaii engagé h soliciter une conférence personnelle à Westminster. Il renouvela celte proposition [29 ianfier] ; ei pour la faire accepter, il olMl d'accorder pleine tolérance h toutes les classes de dissidents protestants, de céder au parlement le ronimandement de rarriK'O pendant sept années, et de lui abandonner la prochaine nomination du lord amiral, des juges et tics oflicicrs (r«'t,((. I .c sil^nee insultant avec lequel on recrut ce message ne le d< lourna pas d'une troisième tentative [23 nmrs]. 11 demanda si, dans le cas où il licencierait ses troupes, retirerait ses garnisons, et reviendrait à sa résidence habituelle dans le voisinage du parlement, les chambres, de leur côté, prendraient rengagement de lui garantir son honneur , sa personne et son rang , et permettraient à ses partisans de TiYrê de leur fortune personnelle sans être inquiétés. Cette proposition même n'obtint pas de réponse. Il était dair que ses ennemis n'osaient risquer Tefret delà présence du roi sur leurs adhérents; et craignant qu il ne se rendît en secret dans la ville, ils publièrent une ordonnance ^ol mars] portant que si le roi franchissait les lignes de communication, Toflicierde la garde le conduirait a Saint-Jatnes, emprisonnerait sa suite, et ne permettrait aucun accès auprès de sa personne; et en même temps ils avertirent par proclamation tous les catholiques et toutes les personnes qui avaient porté les armes au service du ,roi, d'avoir k partir dans Tespace de six jours, sous peine d'être poursuivis comme espions, aux termes de la loi martiale K
Dans la négociation encore pendante entrc^ontreoil et les commissaires écossais, les autres points furent aisément ajustés; mais la question de la rehgion ])rcsentait une difficulté insurmontable, les Kcossais insistant pour que la forme presbytérienne de gouvernement ecclésiastique fut établie dans les trois royaumes; le roi consentant a ce qu'elle conservât la suiu émalie en Ecosse, mais refusant de consentir à Tabolition de Tépiscopat en Angleterre et en Irlande ^. Pour motiver l'intervention de Montreuil, Louis l'avait nommé [16 février] résident français en Ecosse ; et en cette qualité, il demanda la permission de passer
1 . OËuvres de Charles, ô^, 557. Kushw. vi, 249. Joum. 31 mars 1G4G. Carie'» Omiimdf m, 45S.